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Politique

Marches de soutien aux élections : le coup raté des tenants du pouvoir

Le processus électoral lancé par le pouvoir en place montre déjà les signes de l’échec. Outre la mobilisation populaire qui s’est renforcée depuis le début du mois de septembre dernier, les tenants du régime peinent à confirmer, sur le terrain, leur affirmation concernant la prétendue volonté des Algériens « d’aller dans les plus brefs délais à la présidentielle ».

Melissa NAIT ALI

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@DR/ marche de soutien à la présidentielle.

En dépit de la propagande médiatique et des tentatives de division des rangs du Hirak, l’adhésion à ce processus reste très timide, voire insignifiante. Le nombre de participants aux marches de soutien aux élections confirme cette réalité. En effet, depuis quelques mois, plusieurs tentatives d’organiser des rassemblements et des marches en faveur de la prochaine joute électorale ont eu lieu.

Mais au lieu d’une mobilisation populaire massive, les organisateurs de ces actions se sont ridiculisés. Ils sont même devenus la risée des internautes algériens qui n’ont pas hésité à se moquer d’eux et du nombre très réduit de leurs partisans. C’est le cas ce samedi encore. Les facebookers ont partagé des vidéos des marches organisées en guise de soutien à la présidentielle et à l’armée, à Ouargla et à Setif.

Sur ces enregistrements, on voit bien un groupuscule d’individus, pancartes, banderoles et emblème national à la main, marcher dans les rues sous les regards indifférents des citoyens locaux. Certains internautes ont même fait des montages sur lesquels ils font le parallèle entre le nombre de participants aux marches de vendredi dernier et ces pseudos actions de ceux qu’on qualifie, depuis le 22 février dernier, de « cachiristes ».

La VAR découvre les pro-Bouteflika    

Les actions similaires organisées notamment à Blida, à Djelfa et à Oran ont eu le même sort : quelques participants et indifférence des habitants de ces villes. Le fait marquant dans ces marches, qualifiées de « spontanées » par la télévision publique, ENTV, et se déroulant sous la surveillance de nombreux policiers, contrairement aux manifestations du Hirak, personne n’est arrêté parmi les participants.

Pis encore, le génie des internautes a permis aussi de découvrir que la majorité des organisateurs de ces marches étaient des soutiens zélés du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, et de son cinquième mandat.

La VAR, en référence à la technique vidéo utilisée par les arbitres pour juger de la validité de buts inscrits lors des matchs de football, a démasqué, selon les internautes, la réalité des défenseurs des élections et qui s’affichent de manière ostentatoire devant les caméras de la télévision pour parler au nom d’un peuple qui a rejeté le 5e mandat qu’ils ont soutenu becs et ongles.

Cela renseigne que le pouvoir en place ne fait que reproduire les pratiques sans effet du système pour faire face à une crise politique inédite…

Politique

Corruption : Report du jugement d’Abdelghani Hamel et Noureddine Berrachdi au 3 mai

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© DR | L'ancien DGSN Abdelghani Hamel

Le tribunal de Blida a décidé, jeudi, le report au 3 mai prochain, pour la 3ème fois consécutive, du jugement dans l’affaire impliquant Abdelghani Hamel, ancien Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), et Noureddine Berrachdi, ancien chef de Sûreté de la wilaya d’Alger, avec la proposition d’un procès à distance.

Le juge près le tribunal de Blida a annoncé le report du procès au 3 mai prochain, pour proposer un jugement à distance des deux accusés (en détention), avec leur accord, et ce en raison de la propagation du nouveau coronavirus (Covid-19).

A noter l’absence des accusés à cette audience, au même titre que des témoins, en application de l’instruction du ministère de la justice, dictée par la conjoncture difficile traversée par le pays. Seuls étaient présents, les juges de l‘audience et le collectif de défense des accusés, qui n’a émis aucune observation concernant cette décision de report et la proposition d’un procès à distancé.

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du président de la République portant sur la prise de mesures préventives pour lutter contre la propagation du Covid-19, le ministre de la Justice et Garde des sceaux a décidé, à partir du 16 mars dernier, de suspendre les audiences du tribunal criminel, en première instance et en appel, ainsi que les audiences correctionnelles, à tous les niveaux à l’exception de celles déjà engagées.

Le public ne sera pas autorisé à assister aux procès qui se dérouleront désormais, à distance, dans la mesure du possible, au moment où il a été, aussi, décidé la suspension de la sortie des détenus des prisons à la demande du juge d’instruction, sauf en cas de nécessité absolue liée à la détention provisoire, ainsi que la rationalisation du recours à la citation directe par les procureurs de la République.

A noter que les deux accusés Abdelghani Hamel et Noureddine Berrachdi, sont poursuivis pour “abus de fonction pour l’obtention d’indus privilèges à caractère professionnel en vue de la préservation du poste de Directeur générale de la Sûreté nationale (DGSN) ou d’un poste supérieur en vertu de l’article 33 de la loi relative à la prévention et la lutte contre la corruption”.

Ce même procès avait été reporté lors de l’audience du 19 mars à la demande du collectif de défense des accusés, qui avait invoqué l’absence de tous les témoins, à leur tête l’ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh (détenu actuellement), en raison de son état de santé nécessitant une intervention chirurgicale, selon une attestation médicale présentée au tribunal, outre la “non réunion des conditions d’un procès public, à cause de la situation sanitaire traversée par le pays”.

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Politique

Tribunal de Sidi M’hamed : Le procureur fait appel du verdict de Fersaoui

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Président du RAJ Abdelouahab Fersaoui

Le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a fait appel du verdict prononcé dans l’affaire d’Abdelouahab Fersaoui, a annoncé ce jeudi le comité national pour la libération des détenus (CNLD)

Le président de l’association rassemblement action jeunesse été condamné lundi 06 avril, par le tribunal de Sidi M’hamed, à une année de prison ferme pour “atteinte à l’intégrité du territoire national” et ’“incitation à la violence”.

Le procureur de la République près le même tribunal avait requis deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 100.000 DA.

Rappelons par ailleurs que le président du RAJ a été placé sous mandat de dépôt en octobre 2019. Sa détention a fait l’objet d’une première prolongation après expiration des délais légaux le 10 février dernier.

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Opinion

Crise Libyenne : La candidature de Lamamra au poste d’émissaire de l’ONU dérange Washington

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Ramtane Lamamra

Les Etats-unis se sont opposés à la nomination de Ramtane Lamamra au poste d’envoyé spéciale de l’ONU en Libye, a annoncé le site d’information américain, The Hill.

Il y a un mois l’ancien chef de la diplomatie algérienne semblait être le profil adéquat pour remplacer l’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé qui a démissionné le 02 mars dernier.

Aujourd’hui, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gueterres, est à la recherche de nouveaux profils pour assurer cette mission. Ce retournement de situation a eu lieu après l’opposition de la Maison-Blanche à la candidature de Ramtane Lamamra.

En effet, selon le site d’information américain The Hill., parmi les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU, Les USA étaient les seuls à s’opposer à la candidature de Lamamra, pourtant recommandé par plusieurs spécialistes pour son expérience dans les conflits africains.  

D’après la même source l’opposition de la Maison-Blanche a été motivée par les doléances des Emirats arabes unis et de l’Egypte qui épaulent le maréchal Khalifa Haftar dans son opposition contre le gouvernement d’union nationale (GNA).

En fonction depuis juin 2017, l’émissaire de l’ONU en Libye, le Libanais Ghassan Salamé, a démissionné le 2 mars pour des « raisons de santé ». Le 11 mars le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a annoncé la désignation de l’Américaine Stephanie Turco Williams pour assurer l’intérim « jusqu’à la nomination d’un successeur à Ghassan Salamé ».



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