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 Marche des étudiants à Alger : une répression et des dizaines d’interpellations 

Melissa NAIT ALI

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La stratégie répressive du pouvoir s’affirme. Les forces de l’ordre sont, visiblement, instruites d’empêcher toute marche ou rassemblement. Après avoir quadrillé toutes les places d’Alger, la police recourt désormais à la répression en faisant usage, non seulement, du gaz lacrymogène, mais aussi de matraque.

 

Ce fut le cas aujourd’hui à Alger, à l’occasion de la marche des étudiants qui a été avancée à dimanche en raison de la fête de l’Aid El Filtr, devant être célébrée mardi ou mercredi prochain.

En effet, plusieurs centaines d’étudiants ont tenté de marcher dans la capitale. Mais ils ont buté sur un impressionnant dispositif policier déployé dès les premières heures de la matinée dans les différentes rues et places d’Alger. Face à la faiblesse de la mobilisation, les agents de polices n’ont éprouvé aucune peine pour embarquer des dizaines de manifestants.

Ils ont également fait usage de leurs matraques pour disperser la foule des étudiants protestataires qui ont été maltraité. Empêchés de tenir leur action au niveau de la place Audin et de l’esplanade de la grande poste, les étudiants contestataires sont descendus vers la rue Hassiba Ben Bouali.

Pourchassé par les CRS, ils se sont réfugiés à la place de la liberté de la presse où ils ont tenté aussi de tenir un rassemblement. Là aussi, les forces de l’ordre ont fait usage de violence pour déloger les protestataires, dont certains ont été molestés et malmenés.

Ils ont alors quitté les lieux pour se disperser par la suite. La réaction de la police face aux manifestants, depuis notamment, une vingtaine de jours, renseigne sur la volonté du pouvoir de mettre un terme au mouvement populaire en vue d’imposer sa feuille de route.

L’utilisation de la violence à l’égard des manifestants a commencé, rappelons-le, juste après l’intronisation d’Abdelkader Bensalah et le discours de Gaïd Salah réaffirmant son attachement à la « solution constitutionnelle ».

Depuis cette date, les portes d’Alger sont fermées à chaque vendredi et les manifestants qui arrivent à la capitale sont systématiquement interpellés et conduits aux commissariats de police où ils sont maintenus pendant des heures et des heures, avant d’être relâchés.

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