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Politique

Marche de samedi à Alger et à Oran : répression et une centaine de manifestants arrêtés

Melissa NAIT ALI

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© Samir Sid | violente répression lors de la marche du samedi

Le pouvoir ne veut pas d’une marche le samedi. Il le confirme, aujourd’hui encore. Comme c’était le cas samedi dernier, une violente répression s’est abattue, aujourd’hui, sur les manifestants à Alger et à Oran. Prévue à 13h00, la marche dans la capitale a été violemment empêchée par les forces de police, déployées massivement dans les quatre coins d’Alger.

Selon des témoins, des agents, en civil et en uniforme, ont chargé sans ménagement les premiers groupes de manifestants. Selon le comité pour la libération des détenus (CNLD), la police « a matraqué violemment toute personne qui se retrouve à la marche d’Alger ». « Un chasse à l’homme s’opère à Alger », commente aussi un des internautes qui a l’habitude de participer aux marches du Hirak.

Les services de sécurité ont également procédé à des interpellations massives. Des hommes, des femmes et des vieux sont, selon le CNLD, arrêtés et conduits vers des commissariats de police. Environ une centaine de personnes, dont des militants et des activistes, sont interpellés. Placé sous-contrôle judiciaire mardi dernier par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed, le journaliste Khaled Drareni a été une nouvelle fois arrêté aujourd’hui.

Il est conduit, en compagnie de 13 autres personnes, au commissariat de police de Sorecal (Bab Ezzouar). Pour éviter une dénonciation de la répression comme c’était le cas samedi dernier, les forces de police ont empêché les gens de filmer ou de faire des directs. « Des agents en civil ont pris place sur les balcons des immeubles pour repérer les citoyens qui filment les agressions policière », affirme le CNLD.

© Samir Sid | violente répression policière à l’encontre des manifestants

« La police a peur des Smartphones plus que le Coronavirus ! », déplore la même source. Comme à Alger, les services de sécurité ont également violemment réprimé la marche d’Oran. « Répression violente de la marche de ce samedi à Oran. Plusieurs arrestations signalées et deux véhicules de la police foncent sur la foule des manifestants », dénonce aussi le CNLD.

Il semble que le pouvoir en place veut en finir avec le mouvement populaire pacifique. Après seulement quelques semaines d’apaisement, les arrestations des manifestants pacifiques et l’engagement des poursuites judiciaires se multiplient.
Durant la journée de vendredi, des dizaines de personnes ont été interpellées. Une vingtaine de manifestants sont maintenu en garde à vue au niveau du commissariat de police Cavaignac en vue de leur présentation devant le procureur de la République, demain dimanche 15 mars.

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