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Politique

Manifestations et interpellations dans plusieurs villes du pays

Feriel Bouaziz

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© DR | Meriem Nait Lounis pour INTERLIGNES

Des manifestations se sont déroulées ce vendredi à Khenchela, Béjaia, Bouira et Mascara. À quelques jours du 22 février qui a marqué le début du soulèvement populaire dans plusieurs wilayas du pays, les protestataires sont sortis par centaines pour réitérer leur revendication principale à savoir le départ de l’ensemble du régime. Plusieurs arrestations ont été enregistrées.

À Khenchela, des centaines de personnes sont sorties manifester ce vendredi 19 février. La date n’est pas une coïncidence puisqu’elle commémora le jour du 19 février 2019, où une foule immense a protesté devant le siège de l’APC, arrachant le poster d’Abdelaziz Bouteflika qui briguait alors un cinquième mandat. “Enlève le portrait, laisse le drapeau”, avait scandé la foule à l’improviste. Ce slogan avait alors fait le tour de la Toile.

Des manifestations se sont également déclarées à Béjaia, Bouira, et Mascara où des contestataires du pouvoir ont brandi drapeaux algériens et amazighs en scandant des slogans du Hirak dont “Algérie libre et démocratique“, “Etat Civil non militaire“, “les généraux à la poubelle“, “Tebboune est arrivé par la fraude, placé par les militaires“, ou encore “le peuple veut son indépendance“.

Selon le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD), la police a tenté d’empêcher ces marches en procédant à des arrestations. En effet, d’après la même source, cinq manifestants ont été interpellés par des policiers en civils dans les villes de Ouaragla et Mascara.

À Alger, un important dispositif policier a été déployé sur les différentes artères de la capitale en prévision d’une tentative de marche qui marquerait le retour du Hirak, en suspens depuis mars dernier. Même si aucune tentative n’a eu lieu, les policiers ont guetté tout au long de la journée les moindres faits et gestes des passants, allant même jusqu’à procédé à des fouilles corporelles notamment des jeunes qu’ils jugent “suspects”.

Grâce présidentielle pour les détenus d’opinion

Faut-il noter que ces marches pacifiques interviennent au moment ou une dizaines de détenus regagnent leur liberté suite à une grâce présidentielle décrétée par Abdelmadjid Tebboune et annoncée jeudi soir lors de son discours adressé à la nation.

Rappelons le, le président a annoncé le jeudi 18 février la libération “d’une trentaine de personnes pour lesquelles une décision de justice avait été rendue ainsi qu’à d’autres pour lesquelles aucun verdict n’a été prononcé”.

Depuis cette matinée, devant différents centres pénitentiaires d’Algérie, la mobilisation des journalistes, familles des détenus, activistes bat son comble. Ces derniers attendent la libération des détenus d’opinion ayant bénéficié de la grâce présidentielle.

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