Manifestation des étudiants contre le pouvoir: « Laissez-nous construire notre pays »

Crédit photo: Interlignes MEDIA. Des milliers d'étudiants manifestent contre le pouvoir

Ils sont plusieurs milliers à manifester ce mardi 16 avril contre le pouvoir et ses relais. Etudiantes et étudiants ont investi la place Grande Poste pour exprimer, comme à leur habitude depuis le tout début des manifestations, leur rejet de toutes les figures du régime en place.

 

La répression exercée par les forces de l’ordre contre les manifestants ne leur fait désormais plus peur. L’évidente intention du pouvoir d’essouffler la mobilisation populaire et de pousser au pourrissement la situation par des actes irrévérencieux semble accroître davantage la détermination des Algériens à aller au bout de leur démarche.

Devant un impressionnant dispositif policier, les milliers d’étudiants, revêtus de drapeau algérien, manifestent dans le calme, scandant « Bensalah Dégage », « ouvrez les portes et laissez l’étudiant s’exprimer ». Le fameux slogan « Tetnahaw Ga3 » qui exprime le vœu des millions d’Algérien est toujours maintenu. Un mot d’ordre qui en dit long sur la la volonté des Algériens d’imposer le changement immédiat face à l’entêtement du régime à maintenir sa feuille de route totalement rejetée par le peuple.

Crédit photo: Interlignes MEDIA

« Nous sommes sortis pour transmettre un message au pouvoir. Nous voulons le départ des trois B, y’en a marre de vous. Nous voulons fonder un Etat de droit. Nous poursuivons cette mobilisation jusqu’au départ de tous », témoigne l’un des manifestants qui dirige le mouvement de protestation estudiantin.

« Ils ont une chance de partir. Qu’ils partent et laissent les Algériens construire leur pays. Nous saurons réaliser le vœu de nos martyrs », lâche un autre manifestant.

Les étudiants ont poussé des cris de joie à l’annonce de la démission du Président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz.

La mobilisation estudiantine se poursuit a la Place Grande Poste. Devant un impressionnant dispositif policier, les étudiants continue de réclamer le départ des 2B (Bedoui et Bensalah).