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Manifestation à Paris : La diaspora algérienne en mouvement

Farid BOUHATTA

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A quelques semaines des élections présidentielles, prévues le 18 avril prochain, des manifestations ne cessent de se tenir partout en Algérie. Celles du 22 février dernier ont démontré que les algériens sont déterminés à ce que la candidature de l’actuel président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ne soit pas maintenue. Ce jour restera historique !

 

Hier, la communauté algérienne en France a répondu à l’appel, à Paris – Place de la République. Ils étaient environ 4 000 à 5 000 à manifester contre le 5e mandat de Bouteflika et contre le système mis en place il y a 20 ans de cela.

C’est dans la joie, le respect et la convivialité que les algériennes et algériens issus de l’immigration ont joint leurs voix à celles de leurs compatriotes pour dire non au régime, non à ses pratiques, non à sa continuité, non à ses schémas machiavéliques et ses mascarades électorales. Le peuple, dans toutes ses composantes, a réaffirmé sa demande de changement et compte exercer sa souveraineté, faire respecter ses choix. Dans la foule, les revendications fusent, le peuple «étant le détenteur exclusif du pouvoir».

«Il faut que ce système parte !», «Pas de 5e mandat», «Y’en a marre de ce pouvoir», « Ni islamique, ni militaire, pour une Algérie démocratique, unissons-nous», des slogans d’un ras-le-bol général partagé entre jeunes et moins jeunes pour exprimer leur refus clair et catégorique du maintien du système. C’est un cri à la fois de colère et d’espoir d’une force consciente et effervescente qui se construit peu à peu en faveur d’un changement radical du système de gouvernance.

Maturité Politique

Ce que les algériens ont vécu, dimanche, 24 février à Paris, est un signe d’une maturité politique et d’un engagement serein de la jeunesse pour l’édification d’un État de droit, un État souverain, respectueux des droits et des lois.

“Cela fait plus d’un demi siècle que le parti unique, FLN, régit le système en place, effondré, encore plus depuis l’arrivé de Bouteflika en 1999. La corruption coule dans leurs veines, devant un peuple désemparé, livré à lui-même », dénonce rageusement Meriem, une ingénieure ressortissante algérienne, installée en France, avant de crier, au milieu de la foule «il faut que ce système totalitaire change, Basta, on en a marre de ce pouvoir».

«Il ne s’agit pas de rejeter seulement Bouteflika parce qu’il est vieux, malade et impotent. Il ne s’agit pas de peser pour déterminer un aménagement cosmétique du système. Non, l’impératif est à la conquête de notre souveraineté», nous dit Selma, experte en relations internationales, abordée au cœur de la manifestation.

Une manifestation est prévue la semaine prochaine, le 03 mars, même heure et même endroit (15h, Place de la République).

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: “Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir”

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer “une fin de non-recevoir”. “Dawla madania, machi askaria”, “Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance !”, a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse “makanch intikhabat m3a l’issabat” (pas d’élections avec la bande),  “les généraux lazam ytirou”, crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. “Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance”, témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. “Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat”. “Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter”, scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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