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Politique

Malgré les tensions, l’Algérie participera à la Conférence internationale sur la Libye à Paris

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© DR | L'ancien ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra

Le ministre des Affaires Étrangères, Ramtane Lamamra a annoncé cet après-midi la participation de l’Algérie à la Conférence internationale sur la Libye qui se tiendra vendredi 12 novembre à Paris précisant que le président de la République Abdelmadjid Tebboune, n’y prendra pas part.

Le chef de la diplomatie a fait cette annonce lors de la conférence de presse sanctionnant la fin de la réunion du corps diplomatique au Palais des nations, à Club des Pins à Alger.

D’après le diplomate, cette décision a été prise suite aux propos tenus hier, mardi 9 novembre par la présidence française disant que « l’Algérie est un acteur majeur dans la région » et que le président français souhaitait la participation du président Tebboune à la conférence internationale sur la Libye qui aura lieu à Paris qui a pour but d » »aider la Libye à redevenir un pays stable », notamment en préparant l’élection présidentielle en Libye, prévue le 24 décembre.

Toutefois, Ramtane Lamamra a affirmé que le chef de l’Etat n’y prendra pas part puisque « les conditions ne sont pas réunies pour la participation personnelle du président de la République ».

« Propos rationnels »

Lors de la même conférence de presse, Ramtane Lamamra s’est prononcé sur les propos qu’a tenus l’Elysée hier. « Contrairement aux déclarations qui ont provoqué cette crise, ces propos sont rationnels puisqu’ils expriment du respect envers l’Algérie et son histoire ainsi que sa souveraineté », a estimé le ministre.

« Il est connu que les relations entre l’Algérie et la France sont compliquées puisqu’elle est liée à l’histoire et à la mémoire« , a déclaré le diplomate affirmant que dans cette crise « l’Algérie n’est pas responsable« .

« L’Algérie n’est pas responsable de cette crise et elle a légitimement défendu la sa dignité et celle de son peuple et le principe de l’ingérence dans les affaires internes de notre pays », a-t-il ajouté.

Les tensions entre les deux pays se sont multipliées en octobre dernier lorsque le président Macron a accusé le système algérien d’être« politico-militaire » et d’entretenir une « rente mémorielle ». 

En sus, le chef d’Etat français s’est questionné sur l’existence d’une nation algérienne avant la colonisation française.« La construction de l’Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française? Ça, c’est la question », s’est-il demandé.

De son coté, le président Abdelmajid Tebboune a prévenu samedi dernier dans un entretien avec l’hebdomadaire allemand Der Spiegel qu’il ne ferait pas « le premier pas » pour tenter d’apaiser les tensions avec son homologue français qui, avec ses propos, « a rouvert un vieux conflit de manière totalement inutile »« Pourquoi a-t-il dit ça? Je pense que c’était pour des raisons électorales stratégiques », a déclaré le président Tebboune.

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