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Makri : « Pas de candidature consensuelle chez le pouvoir »

Le président du mouvement de la société pour la paix(MSP) Abderrezak Makri a qualifié «d’opaque » la situation politique actuelle du pays, à 4 mois de la présidentielle 2019.

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Le mouvement de la société pour la paix (MSP) se prépare à participer à la prochaine présidentielle avec son propre candidat.

S’exprimant ce vendredi lors d’une conférence de presse, animée à Zeralda, il estime qu’il y a absence de tout consensus au sommet de l’Etat concernant une quelconque candidature pour 2019.

«Ni Ahmed Ouyahia, ni Abdelmalek Sellal, ni Tayeb Louh ou encore Nourreddine Bedoui ne font consensus pour succéder à l’actuel chef de l’Etat ». Insistant sur la dégradation de l’état de santé du chef de l’Etat, Abderrezak Makri a soutenu que cet état de fait rend « irréalisable le 5e mandat ».

D’où son appel à un report de la présidentielle de 2019. « Le régime politique est en proie à une profonde crise et il se trouve dans l’incapacité de faire face aux problèmes qui se posent », a-t-il expliqué, précisant que « le pays est en situation de blocage et il n’existe aucune visibilité politique pour l’heure pour tenir les élections présidentielles en leur temps ».

Cela requiert « des réformes politiques consensuelles importantes » avant de tenir les présidentielles, a-t-il avancé. « Nous avons bon espoir que notre appel soit écouté » a-t-il noté, arguant que « beaucoup sur la scène politique partagent notre vision et initiative de consensus national ».

Toutefois et en l’absence de « de réformes politiques », le leader du MSP soutient que « la prolongation du mandat sans concertation ni dialogue serait plus grave et dramatique que le 5eme mandat».

Questionné sur les fondements juridiques de son appel au report des élections présidentielles, l’orateur explique que « les lois sont le fait des hommes et à chaque fois qu’un pays est en proie à des difficultés, la première étape consiste à dialoguer pour trouver un cadre juridique consensuel ».

Interrogé en outre sur une rumeur persistante à propos d’une candidature d’Ahmed Ouyahia pour 2019, Makri explique qu’ « il y a des gens au sein du pouvoir qui veulent concurrencer le président actuel de façon non démocratique, avec de la fraude et le fait accompli ».

« C’est ce qui nous fait peur », fait-il remarquer avant d’avertir : « nous avons peur que la situation ne dégénère et ne soit pire que le 5eme mandat au cas où on imposerait une personne non consensuelle, hégémonique qu’il parviendrait  à la présidence de la république avec la fraude électorale ».

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: “Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir”

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer “une fin de non-recevoir”. “Dawla madania, machi askaria”, “Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance !”, a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse “makanch intikhabat m3a l’issabat” (pas d’élections avec la bande),  “les généraux lazam ytirou”, crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. “Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance”, témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. “Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat”. “Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter”, scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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