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Maintes fois reporté : le FFS en quête d’un congrès « rassembleur »

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Le front des forces socialistes (FFS) vient d’annoncer sa position concernant la prochaine présidentielle. Le conseil national du parti, réuni aujourd’hui à Alger, appelle à un boycott actif du rendez-vous du 18 avril prochain.

Le Front des forces socialistes (FFS), se penche sur la préparation de son 6e congrès national ordinaire. Repoussé à plusieurs reprises, ce rendez-vous organique se veut « rassembleur » selon la direction du parti qui veut panser ses plaies après une crise sans précédents. Il faut dire que depuis 2017, le FFS vit au rythme de déchirements internes qui ont considérablement réduit son rôle de parti influant au sein de l’opposition politique en Algérie. Durant le mouvement populaire Hirak, la direction du parti n’a pas fait preuve d’une grande implication.

Dans la perspective de ce congrès dont la date n’a pas encore été fixée, le FFS a décidé de s’ouvrir sur différentes composantes du monde politique et économique pour l’élaboration et l’enrichissement des projets de statuts et de résolutions qui seront adoptés.

Initialement fixé pour la dernière semaine de septembre 2021, le 6e congrès ordinaire du parti cher à feu Hocine Aït Ahmed, (après le 5e congrès de 2013), a fini par être reporté à cause de la participation aux élections locales de novembre.

Réunie samedi au siège du parti à Alger, la Commission de préparation du 6e congrès national (CPCN), a débattu de la situation organique du parti et des mécanismes de travail des commissions mixtes, en particulier la commission des statuts et celle des résolutions.

Lors de cette réunion, indique le FFS dans un communiqué, « il a été décidé d’ouvrir un large débat en direction des militants, des compétences du parti, des structures locales, pour l’enrichissement des textes devant servir de base aux congressistes pour l’élaboration des documents du Congrès ». Il s’agit des textes de statuts, des résolutions politique, économique et sociale.

Large débat en amont

Et pour une première aussi, le FFS a décidé d’impliquer les spécialistes et experts dans divers domaines, avant même la tenue du congrès. « Il a été entendu de s’ouvrir aux experts, académiciens amis du parti et aux différentes composantes de la société civile, afin d’enrichir les projets de résolutions politique, économique et sociale du 6e congrès », écrit le parti.

À cet effet, la CPCN a recommandé « la création d’une plateforme en ligne » dans les plus brefs délais, dans le but de « faciliter la collecte des propositions » des militants, sympathisants, experts, amis du parti, syndicats et associations. Des propositions qui « complèteront » le débat et les recommandations des rencontres locales et régionales à organiser « prochainement ».

Experts, amis du parti impliqués

Le FFS affirme que ces décisions obéissent à l’objectif d’arriver à « organiser un congrès national politique et rassembleur ». Un but qui, dans la situation actuelle que traverse le parti, ne semble pas facile à atteindre. Et pour cause, les divergences au sein de la Direction nationale, voire le fossé qui sépare le noyau dur de la Direction de la base militante, relèvent d’un secret de Polichinelle.

En février 2021, le président Abdelmadjid Tebboune a reçu, au siège de la présidence, une délégation du FFS, composée du Premier secrétaire, Youcef Aouchiche et du membre de l’instance présidentielle, Hakim Belahcel. Une rencontre qui a constitué « un virage » ont commenté des observateurs.  

Plus récemment, la participation du FFS aux élections sénatoriales du 5 février, n’avait pas fait consensus en interne. Le fait d’avoir boycotté les législatives de juin 2021 (Par un forcing de la base), une grande partie de militants ne voyaient « aucune utilité » pour le FFS de siéger à la chambre haute du Parlement. De surcroit avec 4 sénateurs qui n’influent guère sur les décisions du Sénat dominé par la majorité aquise au pouvoir (FLN-RND-Tiers présidentiel).

Division

La décision de prendre part à ces élections devait être du ressort du Conseil national. Mais, ce dernier n’a pas pu se tenir, car le courant participationniste avait bien compris que les partisans du boycott allaient l’emporter. Et c’est la direction nationale réduite (Instance présidentielle, Comité d’éthique et Secrétariat national), qui a décidé en date du 12 janvier, de prendre part aux sénatoriales, à 4 jours des délais fixés pour le dépôt des dossiers de candidatures.

Le 5 février dernier, les deux candidats du parti à Tizi-Ouzou et à Bejaia, respectivement Youcef Aouchiche (Premier secrétaire national) et Mhenni Haddadou, ont été élus sénateurs. La candidature de Aouchiche qui représente la vitrine du FFS, en tant que premier responsable politique, pour un poste de sénateur est, il faut l’admettre, mal digérée au sein de la base.

C’est dire que la tache de « rassembler » toutes les énergies du parti en prévision du 6e congrès, ne sera pas de tout repos pour la direction nationale.

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