L’université Mouloud Mammeri maintient les cours et rejette la directive Hadjar

Le recteur de l'université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou, Ahmed Tessa, refuse catégoriquement d'appliquer la directive du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Le premier responsable de l'enseignement supérieur dans la wilaya explique que "l'éthique et la déontologie priment sur les autres facteurs (la politique)".

Crédit photo : DR | Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou

Le recteur de l’université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou, Ahmed Tessa, refuse catégoriquement d’appliquer la directive du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Le premier responsable de l’enseignement supérieur dans la wilaya explique que « l’éthique et la déontologie priment sur les autres facteurs (la politique) ».

 

Quelques heures uniquement après la note du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tahar Hadjar qui a ordonné aux recteurs d’université d’avancer les vacances prévues à partir du 21 mars au 10 mars, le recteur de l’université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou, Ahmed Bessa, rejette catégoriquement cette décision et décide de maintenir les cours, en raison d’un énorme retard » a-t-il déclaré sur Berbère Télévision hier soir.

Le recteur précise, que cette décision est prise par le ministre sans la concertation avec les recteurs. « Personne ne m’a consulté et n’a consulté mes collègues doyens, et nous ne gérons pas des événements politiques, nous sommes des pédagogues et on reste fidèles à la pédagogie. » a-t-il déclaré, tout en précisant que « dans le programmes, les vacances sont prévues du 21 mars au 4 avril, et les étudiants doivent rattraper les cours ratés, car nous nous basons sur la pédagogie et non en fonction d’autres facteurs ».

Une réunion entre enseignants et étudiants est prévue aujourd’hui, 10 mars à l’université pour poursuivre les cours. Le recteur souligne qu’il a « convoqué les doyens afin de respecter le calendrier initial’.

Ahmed Tessa regrette aussi les manoeuvre politiques des responsables de l’enseignement qui touchent directement aux étudiants . « Les problèmes doivent être traités d’une manière objective et rationnelle » a-t-il déclaré.