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L’université d’été de RAJ interdite: Le RCD et la LADDH dénoncent les “atteintes aux libertés” et les “pratiques autoritaires”

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L’interdiction par les autorités de la tenue de l’Université d’été de l’association RAJ qui devait avoir lieu les 28 et 29 août à Tichy (Béjaia) a suscité l’indignation de la part de ses organisateurs ainsi que des personnalités et partis politiques. En effet, le RCD  et la LADDH ont dénoncé, ce mardi 27 aout, des pratiques autoritaires d’une administration aux ordres, contraire aux principes universels de liberté.

Le RCD a fait état, dans un communiqué signé par secrétaire national chargé de la communication, Atmane Mazouz, de la multiplication des atteintes aux libertés. “L’administration a encore une fois récidivé en interdisant la tenue de l’université d’été du RAJ (…) « Nous tenons à dénoncer cette nouvelle atteinte au droit de réunion des acteurs autonomes et apportons notre soutien au RAJ qui vient de subir le dictat d’une administration aux ordres en totale contradiction avec les principes universels de liberté”.

Pour sa part, la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LAADH) a dénoncé des “pratiques autoritaires contraires aux dispositions de la constitution et aux conventions internationales relatives aux droits de l’Homme ratifiées par l’Algérie consacrant et garantissant les droits de s’organiser, de se réunir et de s’exprimer pacifiquement”.

“La fermeture des espaces de débat, de réflexion et de dialogue est pour le moins en contradiction totale avec le discours officiel qui prétend encourager les débats et dialogue”, poursuit la ligue dans un communiqué signé par son président Me Noureddine Benissad.

“La LADDH s’interroge sur la politique de deux poids, deux mesures puisque des universités d’été (et c’est tant mieux) ont été autorisées et se sont bien passées. Ces restrictions aux droits fondamentaux sont antinomiques avec les revendications du hirak qui s’exprime clairement pour plus de un état de droit respectueux des libertés. La LADDH appelle à la levée de toutes ces entraves pour un libre exercice des libertés”, conclut le communiqué.

De son côté, Djalal Mokrani, militant de RAJ estime que “le refus des autorités locales de la wilaya de Béjaia de la tenue de l’université d’été de RAJ est juste “scandaleux” qui traduit, à juste titre, “la régression des libertés en Algérie en plein processus révolutionnaire”, dénonce le militant soulignant que la lutte se poursuivra contre ces restrictions avec les quelles les tenants du pouvoir tentent d’imposer un climat malsain au sein de la société.

Réaction des cadres de l’association RAJ, Karim Boutata et Djalal Mokrani, à l’interdiction de leur université d’été par la wilaya de Béjaïa

Opublikowany przez Lavantgarde-algerie.com Wtorek, 27 sierpnia 2019

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