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L’UCP se solidarise avec le RCD et condamne la mise en demeure du ministère de l’Intérieur

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Le parti de l’Union pour le Changement et le Progrès (UCP) a apporté, samedi, son soutien au parti du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) qui a été ciblé par une mise en demeure de la part du ministère de l’Intérieur. L’UCP a condamné cette mesure qu’il considère comme « une violation flagrante à la liberté de réunion ».

« Le bureau exécutif de l’UCP affirme sa pleine solidarité avec les militants et la direction du parti Rassemblement pour la culture et la démocratie à la suite de la mise en demeure reçue par le parti dans son siège national le mercredi 05 janvier 2022 émanant du ministère de l’intérieur et estime que cette mesure est une violation flagrante à la liberté de réunion garantie par la constitution aux partis politiques », a indiqué un communiqué de l’UCP.

« L’UCP rappelle que la réunion du 24 décembre 2021 est l’une d’une série de réunions préparatoires d’un groupe d’organisations, partis politiques dont nous faisons partie et plusieurs acteurs de la société civile tels que des avocats, journalistes et militants, suite à l’appel lancé par les forces de l’alternative démocratique PAD le 01 Novembre 2021 pour la construction d’un front contre la répression exercée par le pouvoir en place contre toutes les voix opposantes et pour la défense des libertés et la libération de tous les détenus politiques et d’opinion », ajoute le communiqué.

L’UCP condamne cette mesure prise à l’encontre du RCD, considérant qu’elle s’ajoute à la série de harcèlements administratifs et judiciaires systématiques exercés par le pouvoir en place à l’encontre des partis politiques du PAD à l’instar de l’UCP et le PST, ainsi que les organisations et collectifs porteurs d’idées alternatives et débats pluralistes ».

Par ailleurs, le parti a réitéré son appel « à tous les défenseurs des libertés individuelles et collectives, les partis politiques, les collectifs et mouvements de la société civile à se rallier autour de cette initiative démocratique pour trouver ensemble les meilleurs moyens pacifiques pour protéger les droits fondamentaux et libertés publiques de nos concitoyens ».

Pour rappel, le RCD s’est retrouvé dans le collimateur du ministère de l’Intérieur après la réunion des acteurs politiques et des activistes de la société civile le 24 décembre dernier au siège national du parti pour la création d’un front contre la répression et pour les libertés.

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