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Politique

Lourde condamnation du journaliste Khaled Drareni : Inique !

Melissa NAIT ALI

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Consternation ! Verdict choquant ! La sentence prononcée, ce matin par le juge près le tribunal de Sidi M’hamed, contre le journaliste, Khaled Drareni ainsi que les deux activistes politique, Slimane Hamitouche et Samir Benlarbi, est tombée tel un couperet.

Personne n’attendait une telle condamnation : trois ans de prison ferme et 50 000 d’amende pour le journaliste et deux ans de prison, dont quatre mois ferme pour ses deux codétenus. Dans les rédactions, de nombreux journalistes sont, depuis le début de la matinée, abasourdis.

Ils ne comprennent pas qu’un journaliste, arrêté et poursuivi pour avoir exercé son travail, soit sanctionné de la sorte. Une première en Algérie, depuis plusieurs années. Jamais, depuis l’avènement de la presse indépendante, un journaliste n’a été condamné à une peine privative de liberté interdite d’ailleurs par la Constitution en vigueur.

Pourquoi cet acharnement contre Khaled Drareni ? Qui est dérangé, à ce point, par le journalisme indépendant ? Ce verdict était prévisible, affirment les avocats en rappelant le sévère et inexplicable réquisitoire du procureur de la République près du même tribunal.

Il y a manifestement comme une volonté de donner l’exemple, à travers Khaled Drareni, à l’ensemble de l’ensemble des professionnels de la presse. Le journalisme devient-il un délit ? En tout cas, les réactions à ce verdict inique ne cessent de se multiplier.

« Accusations infondées »

Des journalistes, des avocats et des défenseurs des droits de l’homme crient au scandale. « On est sous le choc. Dans le pire des cas, on s’attendait à une requalification, parce que la loi interdit de donner plusieurs qualificatifs à un seul fait. Ensuite, étant journaliste, Khaled Drareni n’a commis aucune infraction. Il n’a fait que son métier de journaliste en couvrant les manifestations pacifiques. Il l’a dit pendant l’audience, il couvrait même les manifestations qui appelaient aux élections. C’est un acharnement particulièrement contre Khaled Drareni », tonne l’avocat Zoubida Assoul, membre du collectif de défense.

 Cette dernière rappelle que « la condamnation du journaliste est la plus élevée depuis le commencement du hirak ». « Il s’agit d’une condamnation politique », dénonce-t-elle. Pour le président de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Noureddine Benissad, les accusations retenues contre le journaliste « sont infondées ».

« Nous allons évidement relever appel de ce jugement très sévère. Les poursuites étaient infondées aussi bien pour Hamitouche, Benlarbi que pour Drareni. Pour les deux premiers, leur seul tort est d’avoir été présent à une manifestation parmi des milliers de personnes. Drareni n’a fait que couvrir la manifestation en tant que journaliste », souligne-t-il.

 Selon lui, la justice n’a pas appliqué la loi organique sur l’information sur Khaled Drareni, car tous les faits qu’on lui reproche sont régis par cette dernière qui, au demeurant, le protège et ne prévoit aucune sanction pénale.

RSF dénonce une « persécution judiciaire »

Le verdict du tribunal de Sidi M’hamed a suscite aussi une vive réaction de l’ONG, Reporters sans frontières (RSF). Cette dernière dénonce une «persécution judiciaire ». « Cette décision soulève le cœur et l’esprit par son caractère arbitraire, absurde et violent », souligne, Christophe Deloire, premier responsable de l’ONG.

Et d’ajouter : « Il s’agit clairement d’une persécution judiciaire contre un journaliste qui est l’honneur de son pays. Une justice aux ordres vient de faire de Khaled Drareni un symbole qui va susciter une indignation et une mobilisation mondiales ».

 «Instrumentalisation de la justice »

Premier responsable d’un parti politique à réagir, le président du RCD, Mohcine Belabbas condamne à son tour l’instrumentalisation de la justice. « (…) La répression politique par l’instrumentalisation de la justice et des magistrats a atteint le summum de l’intolérable et de l’entendement avec la condamnation du journaliste Khaled Drareni à trois années de prison ferme pour des accusations farfelues», commente-t-il, dans un post sur page Facebook.

Au-delà des personnes injustement emprisonnées et privées de leurs libertés, enchaîne-t-il, « ce sont les valeurs et les causes qu’ils défendent que ce pouvoir cible en priorité ». « Rien que pour tout cela, la révolution entamée en février 2019 doit être menée à son bout. Il y va de l’avenir de l’Algérie», lance-t-il.

De tout cœur avec toi mon ami Khaled Drareni.

Comndané à 3ans de prison ferme après 137 jours de détention arbitraire.

Journaliste libre, très engagé dans le Hirak, visiblement, il est Victime d’un harcellement et d’une obsession de le faire taire et lui faire payer son engagement.

Khaled est le journaliste que le pouvoir politique veut sacrifier pour mettre au pas les médias libres et toutes voix discordantes

Le combat de ta libération, de celle de la justice et de la parole  sera encore long.

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