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Louisa Hanoune à propos du cas Rebrab : « une diversion pour faire croire qu’il n’y a pas de justice sélective »

Melissa NAIT ALI

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La secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune crée la surprise. Après trois participations consécutives aux présidentielle de 2004, 2009 et 2014, la patronne du PT veut faire l’impasse sur le prochain rendez-vous.

La secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune dénonce à nouveau l’instrumentalisation de la justice à des fins inavouées. S’exprimant lors d’une conférence de presse animée, aujourd’hui à Alger, elle émet des doutes sur les visées de cette opération qualifiée par certains « d’opération mains propres ».

« Nous avons entendu le chef d’Etat-major de l’ANP dire qu’il s’est enquis des dossiers de corruption. C’est-à-dire ces dossiers sont anciens. Pourquoi la justice n’avait pas bougé par le passé ? Est-elle devenue, comme par enchantement, libre et indépendante ? », s’interroge-t-elle, précisant que le PT était le premier à demander la lutte contre la corruption.

Selon elle, cette opération est, en réalité, une « diversion » confirmée notamment avec le cas du PDG du groupe Cevital, Issad Rebrab, placé en détention depuis près de 10 jours. « Le cas d’Issad Rebrab est une diversion pour faire croire qu’il n’y a pas de justice sélective et qu’il n’y a pas de règlement de comptes. C’est-à-dire même celui qui était victime de la famille Bouteflika ou de ses proches, lui-aussi, va en prison. Il en est de même pour certains cadres qui ont été limogés », précise-t-elle.

Louisa Hanoune rappelle ainsi la réponse du mouvement populaire aux initiateurs de cette opération. « La réponse de la majorité était en ne peut plus claire : elle demande le départ de tous le système que la justice devient indépendante et pourra, par la suite, procéder au jugement de tous les corrompus et les prédateurs », précise-t-il.

« Implication de l’armée en politique pour sauver le système »

Louisa Hanoune dénonce aussi l’intensification des barrages de la gendarmerie pour boucler la capitale, Alger, à la veille de chaque vendredi. « Cela démontre les intentions de ceux qui ont donné cet ordre. La majorité des Algériens refuse clairement l’instauration d’un régime militaire. Il y a une conscience chez la majorité des Algériens qui aspire à l’instaurer un Etat réellement démocratique », explique-t-elle.

Selon elle, le rejet massif du scrutin présidentiel du 4 juillet prochain est une preuve que les Algériens ne sont pas dupés. « Les Algériens veulent se libérer de ce système corrompu. Mais une minorité qui veut se maintenir, implique l’armée dans la politique pour la sauver et sauver le système », affirme-t-elle.

Louisa Hanoune met en garde aussi contre une volonté d’instaurer un régime militaire. Pour elle, l’appel au dialogue lancé par le général du corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, au dialogue « rappelle ce qu’a fait le général Sissi en 2013, après la chute du Président Morsi ».

« Ceux qui suggèrent le dialogue ou trouve positif l’appel au dialogue avec l’ANP savent-ils que cela prépare à une situation à la soudanaise ou tout au moins à l’égyptienne avec leurs conséquences terribles sur la souveraineté nationale ? », s’interroge-t-elle encore.

Louisa Hanoune précise, dans ce sens, que « l’Algérie n’est pas l’Egypte, ni dans son passé, ni dans son présent. L’écrasante majorité n’est pas dupe et le 22 février a commencé une véritable révolution ».

 

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