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l’ONU et la Suisse plaident pour une meilleure protection des journalistes

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La cheffe des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, et la Présidente suisse, Simonetta Sommaruga, ont plaidé, mardi, à Genève, pour une meilleure protection des journalistes qui font l’objet d’attaques et de menaces croissantes notamment durant la pandémie de Covid-19, a indiqué l’Organisation des nations unies (ONU).

“La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, et la Présidente de la Confédération suisse, Simonetta Sommaruga, ont participé le 1er septembre à un événement sur la liberté de la presse et la liberté d’expression organisé au Palais des Nations, à Genève, en présence de plusieurs journalistes. Les deux hautes responsables ont déploré les attaques dont sont victimes les professionnels des médias”, indique un compte rendu de l’organisation des nations unies diffusé sur son site-web.

« Les journalistes du monde entier sont confrontés à la censure, à la surveillance, à la répression, à l’intimidation et aux agressions physiques », a déclaré Mme Bachelet lors de sa participation à l’événement.

Pour Michelle Bachelet, “la censure, la répression, les menaces et les attaques contre les journalistes, et l’impunité dont jouissent leurs auteurs ont pris de l’ampleur avec le coronavirus”.

« Dans plusieurs pays, la politisation croissante de la pandémie et les efforts pour blâmer ses effets sur les opposants politiques ont conduit à des menaces, des arrestations et des campagnes de dénigrement contre les journalistes qui assurent des informations factuelles sur la propagation de la Covid-19 et les mesures adéquates pour l’empêcher », a constaté La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. Pour elle, certains gouvernements exploitent la crise de santé publique mondiale pour réprimer « de façon plus importante et injustifiable » les critiques et la dissidence.

Mme Bachelet a indiqué, dans ce sens, que les crimes commis contre les journalistes, y compris les cas de meurtres, font souvent l’objet d’enquêtes et de poursuites inadéquates. « 90% des homicides de journalistes restent impunis ».

La cheffe d’Etat suisse a, pour sa part, mis en garde contre les entreprises visant à réduire au silence les journalistes qui relaient des informations sur la crise du coronavirus. “Une démocratie se mesure à la façon dont elle traite ses journalistes, ses dessinateurs, ses reporters, ses photographes de presse”, a-t-elle noté. « Or aujourd’hui, de plus en plus, la peur empoisonne le travail des journalistes dans le monde », a-t-elle constaté.

« Comment se protéger d’un virus sans information fiable, sans savoir où se trouvent les foyers de l’épidémie ? », a demandé Mme Sommaruga. 

Et d’ajouter:  « Le meilleur remède contre la désinformation sont les informations vérifiées qui proviennent de sources fiables »

Pour la présidence Suisse, « quand les journalistes sont en danger, c’est toute une société qui finit par trembler pour sa liberté (…) Quand les journalistes sont jetés en prison, c’est une aspiration à la démocratie qu’on étouffe ».

“La sécurité des journalistes, et leur capacité à mener des enquêtes et à diffuser des informations sans censure ni menaces, est un élément clé pour la réalisation du Programme de développement durable”, a rappelé Mme Bachelet avant d’ajouter que « les ODD (objectifs de développement durable) exigent explicitement le respect du droit à la liberté d’information et d’autres droits humains fondamentaux ».

« La démocratie est exigeante, mais nous ne connaissons rien de mieux pour organiser une société tout en respectant les droits fondamentaux de chacun », a souligné Mme Sommaruga. « La démocratie, c’est comme la vie, not a place to relax ! (ce n’est pas un lieu où on se repose) », a-t-elle ajouté.

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