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L’Iran tire une douzaine de missiles sur deux bases abritant des Américains en Irak

Bouzid ICHALALENE

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© DR | Une Iranienne blessée après une bousculade lors des funérailles à Kerman, dans le sud-est de l'Iran, le 7 janvier 2020
© DR | Une Iranienne blessée après une bousculade lors des funérailles à Kerman, dans le sud-est de l'Iran, le 7 janvier 2020

Ces attaques interviennent dans un contexte d’escalade des tensions entre Washington et Téhéran après l’assassinat ciblé du général iranien Qassem Soleimani par les États-Unis. Selon plusieurs sources médiatiques, le président américain Donald Trump a été informé de la situation.

 

Cinq jours après l’élimination du général Qassem Soleimani, l’Iran a lancé mercredi la riposte contre les Etats-Unis en tirant des missiles contre deux bases abritant des soldats américains en Irak.

Ces raids, revendiqués par Téhéran, marquent un tournant faisant redouter une déflagration généralisée sur le sol irakien, une escalade régionale, voire une guerre ouverte entre Washington et Téhéran. Quelques heures après cette riposte iranienne, de nombreux avions militaires survolaient Bagdad, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les cours du pétrole s’envolaient de plus de 4,5% mercredi matin dans les échanges en Asie.

“Plus d’une douzaine de missiles” ont été lancés depuis l’Iran contre les bases d’Aïn al-Assad et d’Erbil, selon le Pentagone, qui a précisé qu’il évaluait sa “réponse” à l’attaque. Aucune information sur la nature des dégâts ou d’éventuelles victimes n’a été communiquée.

Téhéran a promis des “réponses encore plus dévastatrices” en cas de nouvelle attaque. Ces frappes, survenues en trois vagues, ont été menées avec “des dizaines de missiles”, ont annoncé les Gardiens de la révolution iraniens, l’armée idéologique de la République islamique.

Ces derniers ont conseillé à Washington de rappeler les troupes américaines déployées dans la région “afin d’éviter de nouvelles pertes”, et menacé de frapper Israël et “des gouvernements alliés” de l’Amérique.

Trump suit “de près”

Le président américain Donald Trump, qui a multiplié ces derniers jours les mises en garde à la République islamique, suit la situation “de près” avec son équipe de sécurité nationale”, a indiqué la Maison Blanche.

Ces tirs interviennent alors que se terminent à peine les funérailles du général Qassem Soleimani, assassiné vendredi à Bagdad avec l’Irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, leader des paramilitaires pro-Iran désormais intégrés aux forces de sécurité irakiennes.

“C’est une escalade majeure”, a indiqué à l’AFP Phillip Smyth, spécialiste des groupes chiites armés. “Des missiles balistiques ouvertement lancés depuis l’Iran sur des cibles américaines, c’est une nouvelle phase”, a-t-il ajouté, rappelant que Téhéran avait tendance jusqu’ici à répondre via des factions, sans revendications.

Si Donald Trump a clairement écarté mardi toute intention de quitter l’Irak, certains des alliés occidentaux des Etats-Unis ont annoncé leur retrait militaire partiel, alimentant les craintes de voir les tensions actuelles saper la lutte antijihadistes.

Le président américain et ses ministres ont tenté de dissiper l’impression de sauve-qui-peut provoquée la veille par un cafouillage.

Un retrait des troupes américaines “serait la pire chose qui puisse arriver à l’Irak”, a déclaré le locataire de la Maison Blanche, évoquant le danger que représente à ses yeux pour ce pays l’imposant voisin iranien. “A un moment donné, nous partirons”, “mais ce moment n’est pas venu”, a-t-il assuré.

 “Nous ne quittons pas l’Irak”

Quasiment au même moment, son ministre de la Défense Mark Esper martelait, lors d’une conférence de presse, que la politique américaine n’avait “pas changé”: “Nous ne quittons pas l’Irak”.

L’administration Trump avait créé la confusion lundi en transmettant par erreur aux autorités irakiennes une lettre annonçant des préparatifs en vue du retrait de leurs soldats. Ce courrier faisait référence à un vote du Parlement irakien qui a exhorté dimanche son gouvernement à expulser les troupes étrangères d’Irak après la colère provoquée par l’élimination de Soleimani.

Signe d’un dialogue de sourds qui pourrait se prolonger, le Premier ministre démissionnaire irakien Adel Abdel Mahdi a confirmé mardi avoir reçu une lettre “signée” et “très claire” du commandement américain annonçant un retrait militaire.

Foule immense à Kerman

Et pour ajouter au climat d’incertitude, la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) affiche des premières fissures.

Si la France et l’Italie ont fait savoir leur intention de rester en Irak, les Canadiens et les Allemands ont annoncé mardi le redéploiement d’une partie de leurs soldats vers la Jordanie et le Koweït. L’Otan a décidé de retirer temporairement une partie de son personnel d’Irak.

Après le vrai-faux retrait total des troupes américaines de Syrie, annoncé par Donald Trump à deux reprises depuis un an avant qu’il ne fasse volte-face, il s’agit d’un nouveau coup porté à la lutte contre l’EI, alors que les experts ne cessent de mettre en garde contre une résurgence du groupe jihadiste malgré l’élimination de son “califat” territorial irako-syrien.

La mort du général Soleimani alors qu’il se trouvait à Bagdad n’en finit donc pas de faire des vagues.

Pendant l’hommage à Kerman, sa ville natale du sud-est de l’Iran, une foule immense a réclamé vengeance aux cris de “Mort à l’Amérique”, comme lorsque son cercueil a fait étape, dimanche et lundi, à Téhéran et dans d’autres localités iraniennes.

Mais une bousculade a fait 56 morts et 213 blessés, selon le dernier bilan officiel publié par les médias locaux.

 “Respecter la loi”

Le Parlement iranien a adopté en urgence une loi classant toutes les forces armées américaines comme “terroristes” après la mort de l’architecte de la stratégie de l’Iran au Moyen-Orient, souvent considéré comme un héros dans son pays pour le combat contre l’EI.

Mais alors qu’il avait personnellement menacé de frapper des sites culturels iraniens en cas de riposte militaire de Téhéran, Donald Trump a fait machine arrière. “Selon diverses lois, nous sommes censés être prudents avec leur héritage culturel”, a-t-il dit, avant d’assurer: “j’aime respecter la loi”.

Le débat fait déjà rage, aux Etats-Unis et au-delà, sur la légalité même de la frappe pour éliminer Soleimani, qui plus est dans un pays tiers. Le président Trump “avait absolument les bases légales appropriées”, a répondu son secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Dans l’espoir de parvenir à une “désescalade”, plusieurs pays ont multiplié les efforts diplomatiques. La chancelière allemande Angela Merkel s’est entretenue de la “situation tendue” avec Donald Trump, tandis le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a réitéré ses appels à la retenue.

Dans ce contexte ultra tendu, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, qui devait assister jeudi à une réunion du Conseil de sécurité à l’ONU, à New York, a affirmé avoir été informé par le chef des Nations unies que les Etats-Unis lui avaient refusé son visa.

Avec AFP et Reuters

Directeur de publication. Passionné par l'enquête et le reportage. Je m'intéresse à tout ce qui se passe autours de moi.

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Coronavirus-monde : “60% de tous les cas recensés ont été signalés au cours du mois dernier”

Yasmine Marouf-Araibi

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu que la pandémie continuait à s’aggraver dans le monde, le nombre de contaminations dépasse les 160.000 par jour et “60% de tous les cas de Covid-19 recensés jusqu’à présent ont été signalés au cours du mois dernier”, selon la même source.

Depuis son apparition il y a six mois en Chine, le coronavirus a fait au moins 514.803 morts sur la planète, selon un comptage de l’AFP.

Plus de 60.00 morts au Brésil

Le Brésil a franchi mercredi le cap des 60.000 morts du coronavirus, après avoir enregistré 1.038 décès supplémentaires au cours des dernières 24 heures, a annoncé le ministère de la Santé.
Le pays déplore désormais 60.632 décès.

Nouveau record de contaminations en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud a enregistré 8.124 nouveaux cas de COVID-19 au cours des dernières 24 heures, ce qui représente la plus forte augmentation en un jour depuis l’apparition de l’épidémie dans ce pays en mars.
Ce nouveau bilan porte le total des contaminations à 159.333, a déclaré mercredi le ministre de la Santé Zweli Mkhize.

Les contaminations repartent à la hausse aux Etats-Unis

Au moins 52.898 nouvelles infections au coronavirus ont été recensées aux Etats-Unis en 24 heures, un niveau record depuis le début de la pandémie, selon le comptage mercredi à 20H30 locales de l’université Johns Hopkins, qui fait référence.

Ces nouvelles infections portent à près de 2,7 millions le nombre total de cas détectés sur le sol américain. Le nombre de décès dans les dernières 24 heures s’élève à 706, portant le bilan américain de la pandémie à 128.028 morts au total.

L’Irak prolonge ses restrictions au trafic aérien

L’Autorité de l’aviation civile irakienne a annoncé mercredi la prolongation de l’interdiction des vols réguliers dans le pays jusqu’au 15 juillet. Cette interdiction porte sur les vols intérieurs et internationaux, à l’exception des vols d’urgence, des évacuations médicales et des vols de fret, ainsi que des avions qui ne font que traverser l’espace aérien irakien, selon un communiqué de l’Autorité.

Plus de 100.000 cas en Colombie

La Colombie, 4e économie d’Amérique latine, a quant à elle dépassé la barre des 100.000 cas, avec 4.163 nouvelles contaminations en un jour. Le bilan sur cette partie du continent pourrait dépasser 400.000 morts dans les trois mois si des mesures sanitaires plus strictes ne sont pas prises, selon l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Avec AFP



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Amnesty International : Israël doit abandonner immédiatement son projet d’« annexion » de la Cisjordanie

Yasmine Marouf-Araibi

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Alors qu’elles commenceront ce mercredi 1er juillet les délibérations sur le projet d’annexion de nouvelles zones en Cisjordanie occupée, Amnesty International appelle les autorités israéliennes à abandonner ce projet “qui viole les lois internationales et prolonge des décennies de violations systématiques des droits humains des Palestinien·ne·s”.

“les mesures prises pour « annexer » de nouveaux territoires palestiniens signifieraient la poursuite de la politique d’expansion des colonies israéliennes. Elles renforceraient la politique de discrimination institutionnalisée et de violations massives des droits humains à laquelle les Palestinien·ne·s sont en butte dans les territoires occupés du fait de l’occupation”, a dénoncé l’organisation.

De ce fait, “Amnesty International demande à la communauté internationale de prendre des mesures fermes contre les projets d’annexion et les colonies israéliennes illégales dans les territoires occupés”.

De son coté, le directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International,Aleh Higazi souligne que “le droit international ne laisse aucune place au doute à ce sujet : l’annexion est illégale“.

“Le fait qu’Israël poursuive sur cette voie illustre son mépris cynique à l’égard du droit international. Cette politique ne modifie pas le statut juridique du territoire au regard du droit international ou des habitant·e·s qui vivent dans un territoire occupé et ne décharge pas Israël de ses responsabilités en tant que puissance occupante – elle privilégie une loi de la jungle qui n’a pas sa place dans le monde actuel”, poursuit-il.

Partant de cette logique, l’organisation appelle les membres de la communauté internationale à “faire appliquer le droit international et réaffirmer que l’annexion d’une partie de la Cisjordanie occupée est nulle et non avenue”.

Elle les exhorte également à “s’efforcer de stopper sur-le-champ la construction ou l’expansion des colonies israéliennes illégales et des infrastructures liées dans les territoires palestiniens occupés. Cette mesure constituerait la première étape du retrait des civils israéliens qui vivent dans ces colonies».

“Le 20 avril, au lendemain des troisièmes élections en 10 mois qu’a connues Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahou et son rival politique Benny Gantz ont formé un gouvernement de coalition dans le cadre d’un accord d’unité”, rappelle Amnesty International.

“Cet accord”, poursuit-elle, “incluait une disposition permettant au gouvernement israélien de lancer le processus national d’annexion de certaines zones de Cisjordanie occupée, incluant des colonies israéliennes et la vallée du Jourdain. Ces projets font suite à l’annonce par le président américain Donald Trump de « l’accord du siècle » en janvier 2020, qui proposait l’annexion par Israël de certaines zones de la Cisjordanie occupée”.

Notons, par ailleurs, que des manifestations pro-palestiniennes et contre le plan d’annexion ont éclaté un peu partout dans le monde partant de Tel Aviv jusqu’à Paris et Bruxelles.

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Le point sur la pandémie de coronavirus dans le monde

Yasmine Marouf-Araibi

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Derniers bilans, dernières décisions et mesures… le point sur la pandémie de coronavirus qui a fait au moins 506.818 morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mardi à 19H00 GMT.

Le Gabon rouvre ses frontières

Le Premier ministre gabonais Julien Nkoghe Bekale a annoncé mardi la réouverture des frontières aériennes du pays aux vols internationaux dès le mercredi 1er juillet après plus de 3 mois de fermeture pour freiner la propagation de la pandémie de COVID-19. Le Premier ministre gabonais a prévenu que toutes les compagnies aériennes internationales ont le droit de desservir le Gabon à raison de deux vols par compagnie et par semaine.

Plus de 150.000 cas en Afrique du Sud

Le nombre total de cas confirmés de COVID-19 en Afrique du Sud a atteint 151.209, avec 6.945 nouveaux cas signalés au cours des dernières 24 heures, a déclaré mardi le ministre sud-africain de la Santé Zweli Mkhize. Depuis lundi, 128 décès supplémentaires dus à la pandémie de COVID-19 ont été enregistrés, portant le nombre de décès à 2.657, a indiqué le ministre dans son rapport quotidien.

Le Canada prolonge ses mesures restrictives à l’entrée au pays

Le Canada a indiqué mardi avoir prolongé, jusqu’au 31 juillet, les mesures de fermeture de ses frontières aux étrangers, sauf aux Américains, et de quarantaine obligatoire à l’arrivée dans le pays, afin d’éviter la propagation de la pandémie de coronavirus.

Des détenus infectés aux Etats-Unis

Les cas de Covid-19 ont explosé récemment dans la plus vieille prison de Californie, San Quentin, où plus d’un millier de détenus ont été testés positifs au coronavirus, ont annoncé les autorités locales. “C’est l’un de nos profonds sujets d’inquiétude en ce moment”, a affirmé le gouverneur Gavin Newsom, soulignant que 42% des quelque 3.500 détenus de la prison de San Quentin, près de San Francisco, est considérée comme “médicalement fragile”.

l’UE rouvre ses frontières pour 15 pays dont l’Algérie

Feu vert pour le Canada et trois pays du Maghreb, sous condition pour la Chine mais feu rouge pour les Etats-Unis, la Russie ou la Turquie: les Européens rouvrent mercredi leurs frontières aux voyageurs de quinze pays dont la situation épidémiologique liée à la maladie Covid-19 est jugée suffisamment sûre pour la reprise des voyages. Seront admis dans l’UE et l’espace Schengen les voyageurs venant d’Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie et Uruguay.

Vaccin: essai prometteur

La société de biotech américaine Inovio a annoncé mardi des résultats préliminaires encourageants pour son projet de vaccin contre le nouveau coronavirus, administré sur quarante volontaires aux Etats-Unis. Selon un communiqué de l’entreprise, le vaccin a provoqué une réponse du système immunitaire chez 94% des participants qui ont suivi l’essai clinique, dit de phase 1, jusqu’au bout, c’est-à-dire avec deux injections à quatre semaines d’écart.

Avec APS et AFP

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