Connect with us

Monde

Libye : Les rivaux Haftar et al-Sarraj réunis à Moscou pour signer le cessez-le-feu

Bouzid ICHALALENE

Published

on

© DR | (De gauche à droite) Le chef du gouvernement reconnu par l’ONU (GNA), Fayez al-Sarraj, et l’homme fort de l’Est, le maréchal Khalifa Haftar
© DR | (De gauche à droite) Le chef du gouvernement reconnu par l’ONU (GNA), Fayez al-Sarraj, et l’homme fort de l’Est, le maréchal Khalifa Haftar

Les deux rivaux libyens, le maréchal Khalifa Haftar et le chef du GNA Fayez al-Sarraj, sont attendus aujourd’hui 13 janvier à Moscou pour signer un accord sur les modalités du cessez-le-feu entre leurs troupes, entré en vigueur dimanche. L’Algérie a salué le cessez-le-feu et rappelle « sa position constante en faveur d’un règlement politique pacifique via un dialogue libo-libyen ».

Après plus de neuf mois de combats meurtriers aux portes de la capitale libyenne Tripoli, la signature de cet accord doit devenir un pas supplémentaire dans la désescalade voulue par Moscou et Ankara, sur fond de craintes d’une internationalisation accrue du conflit.

Le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU, Fayez al-Sarraj, a ainsi appelé lundi à la télévision les Libyens à “tourner la page du passé”, à “rejeter la discorde et (à) resserrer les rangs pour se lancer vers la stabilité et la paix”.

Selon Khaled al-Mechri, le président du Conseil d’Etat (l’équivalent d’un Sénat) basé à Tripoli et proche de M. Sarraj, la signature de l’accord à Moscou ouvrira la voie à la relance du processus politique.

Déterminer les modalités

Le chef du groupe de contact russe sur la Libye, Lev Dengov, a indiqué que les deux rivaux devront déterminer à Moscou “les modalités du règlement futur en Libye, y compris la possibilité de signer un accord sur le cessez-le-feu et ses détails”. M. Dengov a toutefois dit ne pas savoir si les deux hommes accepteront de se rencontrer directement.

L’homme fort de l’est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, qui tente depuis avril 2019 sans succès de s’emparer de Tripoli, sera accompagné de son allié Aguila Salah, président du Parlement libyen basé dans l’Est. Son rival Fayez al-Sarraj du GNA est pour sa part attendu aux côtés de Khaled al-Mechri, le président du Conseil d’Etat.

Selon une source libyenne citée par l’agence publique russe Ria Novosti, Khalifa Haftar est déjà arrivé à Moscou.

“Ils auront des rencontres séparées avec les responsables russes et les émissaires de la délégation turque qui coopère avec la Russie sur ce dossier. Des représentants des Emirats Arabes Unis et de l’Egypte seront probablement présents en tant qu’observateurs aux pourparlers”, a précisé M. Dengov, cité par les agences de presse russes.

Ministres également attendus

Les ministres turcs des Affaires étrangères et de la Défense, Mevlut Cavusoglu et Hulusi Akar, sont également attendus à Moscou lundi.

Ankara a déployé des militaires en janvier pour soutenir le gouvernement reconnu (GNA) de Fayez al-Sarraj, tandis que la Russie, malgré ses dénégations, est fortement soupçonnée de soutenir les troupes rivales du maréchal Haftar via des livraisons d’armes et des arrivées de mercenaires.

Le cessez-le-feu en Libye, réclamé par la Russie et la Turquie, est entré en vigueur dimanche à minuit heure locale. Il a été salué par l’Union européenne, les Etats-Unis, l’ONU et la Ligue arabe.

La Libye, pays pétrolier, est plongé dans le chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi après une révolte populaire et une intervention militaire menée par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Avec AFP

Directeur de publication. Passionné par l'enquête et le reportage. Je m'intéresse à tout ce qui se passe autours de moi.

Monde

Manifestation contre les violences policières en France : 18 interpellations à Paris

Avatar

Published

on

© DR |

Dix-huit personnes ont été interpellées à Paris lors d’incidents en marge “d’un rassemblement interdit” organisé mardi soir à l’appel du comité de soutien à la famille d’un jeune homme noir mort en 2016 après son interpellation, Adama Traoré, a annoncé à l’AFP la préfecture de police mercredi.

La manifestation a réuni environ 20.000 personnes dans la capitale française, selon la préfecture de police, précisant que 17 des 18 personnes interpellées ont été placées en garde à vue.

Ce rassemblement contre les violences policières avait été organisé à l’initiative des proches d’Adama Traoré, le jour où était dévoilée une expertise réalisée à la demande de la famille mettant en cause les gendarmes français dans la mort du jeune homme de 24 ans.

Cette manifestation a eu lieu dans le contexte de celles organisées aux Etats-Unis et d’autres pays après la mort de George Floyd, un Américain noir de 46 ans asphyxié par un policier blanc aux Etats-Unis le 25 mai.

Selon les autorités, elle avait été interdite en raison de l’état d’urgence sanitaire en France proscrivant tout rassemblement public de plus de dix personnes car elle n’avait “fait l’objet d’aucune déclaration préalable”.

Parallèlement, sept personnes ont été interpellées et dix policiers légèrement blessés lors d’une dizaine de rassemblements contre les violences policières dans d’autres villes françaises, a-t-on appris de source policière.

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré était décédé dans la caserne de gendarmerie de Persan en région parisienne, près de deux heures après son arrestation.

Pour Assa Traoré, soeur d’Adama Traoré, “malheureusement la mort de George Floyd vient imager la mort de mon petit frère”.

“L’indignation qu’on dénonce aux Etats-Unis, il se passe exactement la même chose en France. En France c’est encore pire: aux Etats-Unis les policiers ont été limogés, en France les gendarmes ont été récompensés” a-t-elle poursuivi, sur la chaîne BFMTV.

Pour elle, “la justice française a peur de la vérité dans l’affaire Adama Traoré, une reconstitution qu’on demande depuis plusieurs années n’est pas acceptée donc bien évidemment qu’on ne peut pas parler d’enquête dans cette affaire”.

Continue Reading

Monde

Covid-19 : les dernières évolutions de la pandémie dans le monde

Yasmine Marouf-Araibi

Published

on

© DR |

La pandémie a fait au moins 379.585 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mardi à 00h30 GMT. De son coté, l’université américaine John Hopkins a dénombré plus de 6,31 millions de personnes contaminées par le coronavirus et près de 2,7 millions de personnes guéries. 

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché avec 106.180 décès. Suivent le Royaume-Uni avec 39.369 morts, l’Italie (33.530), le Brésil (31.199) et la France (28.940).

Au Mexique, le coronavirus a fait plus de 10.000 morts et la Russie a passé mardi le cap des 5000 décès.

Pire bilan quotidien au Brésil

Le Brésil, considéré comme le nouvel épicentre d la pandémie, a enregistré  mardi son pire bilan quotidien, avec 1 262 nouveaux décès et 29 000 contaminations supplémentaires ce qui porte le total à 31 199 morts, pour 555 383 cas recensés. Cependant la communauté scientifique estime que le nombre réel est bien supérieur.


La France retrouve ses cafés

En France, les cafés, restaurants, collèges et lycées ont rouvert dans la majeure partie du pays, avec des règles sanitaires strictes. Mais seules les terrasses ont pu rouvrir en zone orange, la plus touchée par le virus: la région parisienne, la Guyane et Mayotte.

l’Allemagne disposée à lever les restrictions

Le gouvernement allemand a laissé la porte ouverte à une levée des restrictions de voyages dans l’espace de l’Union européenne (UE), imposées dans le cadre de la lutte du pays contre le nouveau coronavirus.

“Nous préparons une décision sur les restrictions de voyages pour le conseil des ministres de mercredi, qui doit encore être approuvée au sein du gouvernement”, a indiqué, mardi soir, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

Russie : 8.536 nouveaux cas de Covid-19 signalés ces dernières 24h

La Russie a confirmé 8.536 nouveaux cas de Covid-19 au cours des dernières 24 heures, portant leur total à 432.277 cas, a indiqué mercredi le centre russe d’intervention chargé du nouveau coronavirus dans un communiqué. Le bilan de décès a augmenté de 178 pour atteindre 5.215, tandis que 195.957 personnes se sont rétablies, dont 8.972 au cours des dernières 24 heures, selon le communiqué.

Avec APS et AFP

Continue Reading

Monde

Il a menacé de déployer l’armée : Amnesty International dénonce la volonté de Trump de piétiner le droit de manifester

Yasmine Marouf-Araibi

Published

on

Le président américain Donald Trump a menacé lundi de déployer l’armée pour mettre fin aux manifestations qui ont suivi la mort de George Floyd. En réaction, le responsable de la campagne “Halte à la violence armée” à Amnesty International États-Unis, a déclaré que Donald Trump piétine le droit de manifester soulignant que “la violence commise contre la vie des noirs par la police” ne peut plus être “ignorée”.

En réaction à l’allocution du président Donald Trump le 1er juin 2020 depuis le Rose Garden, à la Maison-Blanche, Ernest Coverson, responsable de la campagne Halte à la violence armée à Amnesty International États-Unis, a déclaré : “La violence que nul ne peut plus ignorer est la violence commise contre la vie des Noirs par la police”.

“La véritable honte, c’est le racisme anti-Noirs du gouvernement de Donald Trump. Le président a prêté serment à la nation et s’est engagé à protéger tous ses citoyen·nes – et pas seulement ceux qu’il juge dignes”, a reproché Ernest Coverson dans un communiqué diffusé sur le site-web d’Amnesty International.

Pour lui, « Il est trop tard pour la justice en ce qui concerne George Floyd, ses enfants et ses proches. Cette possibilité s’est envolée le jour où il a été tué. Aujourd’hui, il ne reste plus que l’obligation de rendre des comptes – et cette obligation n’est pas prise en charge par un gouvernement qui continue d’attiser les flammes de la haine”.

Concernant les manifestants qui envahissent les rues américaines depuis maintenant une semaine, le responsable chez Amnesty International souligne que ces gens qui sont “en colère” et “épuisés” ont le droit “de descendre dans les rues et de manifester pacifiquement”, tout le monde en a le droit”.

“Aucune raison ne saurait justifier de piétiner le droit de descendre dans les rues et de réclamer justice et une réforme globale de la police. On ne peut plus laisser la police sévir et terroriser nos communautés” a-t-il dénoncé

Et d’ajouter : “L’application des lois existe pour être au service de la population, et non au service d’une partie seulement. La vie des Noir·e·s compte. La vie des transgenres noirs compte. La vie des immigrants noirs compte. La vie des demandeurs d’asile noirs compte”.

“Déployer l’armée pour répondre à une révolution pacifique est la seule mesure prise par ce gouvernement. Or, il faudrait une impulsion légitime en vue de changer un système qui ne fonctionne pas pour les Noirs, mais les réprime de manière directe”, a-t-il regretté.

“Le système du maintien de l’ordre aux États-Unis dysfonctionne et il faut une réforme structurelle pour éradiquer le racisme et modifier en profondeur l’approche vis-à-vis de l’application des lois et des droits humains”, estime Ernest Coverson.

Dans ce sens, Amnesty International États-Unis demande plusieurs changements, notamment l’adoption de la loi PEACE afin “de limiter le recours à la force meurtrière, qui ne doit être employée qu’en dernier ressort”.

Pour l’association, “si de véritables réformes sont mises en œuvre, cela adressera aux Noirs un message clair, à savoir que leur vie compte et que nos communautés peuvent vivre sous la bannière de la sécurité, de la justice et de la liberté”. 

Pour rappel, George Floyd, un afro-américain de 46 ans est décédé le 25 mai lors de son arrestation par la Police. Une vidéo de l’arrestation montre un agent de police (Derek Chauvin) plaquer au sol George Floyd en gardant pendant de longues minutes son genou sur son cou. Ce dernier a répété “Je ne peux pas respirer” plusieurs fois mais en vain.

Depuis, des contestations ont éclaté à Minneapolis où le crime a eu lieu. Elles se sont ensuite propagées à d’autres Etats. Partout, les manifestations ont été violemment réprimées.

Des millions de citoyens en colère investissent les rues américaines depuis maintenant une semaine brandissant le slogan Black Lives Matter (Les vies des Noirs comptent) et “I can’t breathe” ( je ne peux pas respirer).

Ni l’inculpation du policier, Derek Chauvin, pour le meurtre de George Floyd, ni la crise sanitaire liée au coronavirus qui a fait pas moins de 106 550 morts dans le pays, n’ont absorbé la colère des manifestants. Au contraire, celle-ci a été attisée par les menaces de Donlad Trump et la répression policière qu’ils sont, à la base, sortis manifester contre.

Lundi, Donald Trump a menacé de déployer des « milliers de soldats lourdement armés » à Washington pour mettre un terme « aux émeutes » et « aux pillages ». Appelant les gouverneurs à agir vite et fort pour « dominer les rues », il leur a lancé une mise en garde : « Si une ville ou un Etat refuse de prendre les décisions nécessaires pour défendre la vie et les biens de ses résidents, je déploierai l’armée américaine pour régler rapidement le problème à leur place”. 


Continue Reading

Tendances

INTER-LIGNES

GRATUIT
VOIR