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Politique

Libye : Alger et Ankara pour la concrétisation des conclusions de la Conférence de Berlin

Melissa NAIT ALI

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© DR | Abdelmadjid Tebboune et Reccip Tayyip Erdogan
© DR | Abdelmadjid Tebboune et Reccip Tayyip Erdogan

L’Algérie et la Turquie confirment leur engagement commun pour faire aboutir les conclusions de la dernière Conférence de Berlin sur la Libye. C’est ce qu’a affirmé, aujourd’hui à Alger, le président Abdelmadjid Tebboune.

S’exprimant lors d’une conférence de presse animée conjointement avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan qui entame une visite de travail et d’amitié de deux jours en Algérie, le chef de l’Etat estime qu’Alger et Ankara sont d’une « convergence totale » sur la nécessité d’œuvrer ensemble à la concrétisation des conclusions de la Conférence de Berlin sur la Libye.

Concernant la situation dans la région, « une totale convergence existe entre nous et la Turquie, pays frère, sur la nécessité d’œuvrer ensemble, avec l’aide d’Allah, à la concrétisation des conclusions de la Conférence de Berlin ». Selon le président Tebboune, l’Algérie et la Turquie « suivent de près la situation en Libye ».

Confirmation du côté du président Turc. « La crise en Libye ne pouvait être résolue par des moyens militaires. Nous sommes en pourparlers intenses avec les pays de la région et avec les acteurs internationaux pour garantir le cessez-le-feu et permettre le retour du dialogue politique en Libye », affirme Recep Tayyip Erdogan par la même occasion.

Tenue dimanche dernier sous l’égide de l’ONU et avec la participation de 11 pays dont l’Algérie, la Conférence de Berlin sur la crise libyenne a mis en avant les principes fondamentaux pour la préservation de la paix et de la stabilité en Libye, notamment le renforcement de l’entente politique inter-libyenne, en tant que cadre efficace pour le règlement de la crise. A ce propos, l’Algérie a proposé d’abriter le dialogue entre les frères libyens.

Au plan bilatéral, le Président Tebboune a indiqué avoir convenu avec son homologue turc de porter “très bientôt” le volume des échanges commerciaux entre les deux pays à plus de cinq (5) milliards de dollars, saluant la place de la Turquie devenue « aujourd’hui, l’une des grandes puissances économiques hors Union européenne (…) qui a bâti son économie sur les PME ».

Le président de la République a affirmé avoir convenu avec le président Erdogan de consacrer un « échange quotidien » entre les ministres algériens et leurs homologues turcs, notamment les ministres des Affaires étrangères, pour « ne laisser place à aucun malentendu ».

Abdelmadjid Tebboune fait savoir, en outre, qu’il a accepté l’acquisition par la Turquie d’un terrain pour la construction d’un nouveau siège de son ambassade en Algérie, évoquant également l’ouverture d’un Centre culturel turc en Algérie et d’un Centre culturel algérien en Turquie. Le chef de l’Etat précise, par ailleurs, avoir accepté l’invitation du président Erdogan à effectuer une visite en Turquie.

Politique

Activistes du hirak : « nous voulons aller vers une conférence unitaire »

Melissa NAIT ALI

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© DR | Conférence de presse des activistes de la société civile

Plusieurs collectifs de la société civile, regroupant aussi des activistes présents dans le hirak, veulent aller vers une « conférence nationale unitaire », ouverte à tous les acteurs politiques et sociaux engagés avec le mouvement populaire. C’est ce qu’ils ont expliqué les initiateurs de cette nouvelle démarche, lors d’une conférence de presse, tenue finalement au siège de l’association SOS disparus, après avoir été empêchés, dans la matinée, de l’organiser au niveau de l’hôtel d’El Biar.

En effet, des acteurs du “Hirak” d’au moins 21 wilayas ainsi que de la diaspora, devront prendre part, selon eux, « à la conférence prévue jeudi prochain à la salle Harcha d’Alger ». Une conférence qui devra, expliquent-ils, adopter une « Proclamation du 22 février », en référence à la date des premières grandes manifestations contre la candidature à un cinquième mandat du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

« La Proclamation du 22 février est un texte consensuel qui sera présenté lors de cette conférence. Le document s’inspire des revendications du Hirak et de ses slogans », précise Saïd Salhi, membre du collectif de la société civile pour le changement et vice-président de la LADDH. Selon lui, « Yetnahaw Ga3 » (Qu’ils dégagent tous, ndlr), l’une des revendications phares de la contestation, traduit un fort désir de rupture et d’un nouveau système ».

Refusant de se présenter comme des représentants du Hirak, les initiateurs affirment que leur but est de donner « une alternative politique au mouvement ». « Nous sommes partie prenante du hirak. Nous sommes un prolongement de ce qui s’est passé aujourd’hui à Kherata (marche de célébration du 1er anniversaire du hirak) et on s’inscrit totalement dans le hirak », souligne d’emblée Saïd Salhi. Selon lui, le hirak a sécrété différentes sensibilité et il est temps « d’aller vers une conférence unitaire.

La deuxième année du Hirak doit être celle de l’organisation ». « Le but est de réunir l’ensemble des sensibilités autour d’une charte unique. Un document qui sera rendu public à l’issue de la conférence », indique pour sa part, Abdelhafid Tamert. La conférence de jeudi reste, cependant, tributaire de l’autorisation des services de la DRAG de la wilaya d’Alger.

Durant toute la conférence, les différents intervenants sont restés prudents, en insistant sur leur qualité. Il ne s’agit pas de parler au nom du Hirak ou de se substituer à celui-ci. C’est une initiative parmi d’autres. Aujourd’hui, l’urgence est de permettre des jonctions et des connexions entre tout ce qui se fait comme propositions au sein du Hirak en vue d’aller vers des propositions unitaires et consensuelles.

Cela va permettre au Hirak de construire un rapport de force politique et traduire les revendications exprimées dans la rue de manière consensuelle en une plateforme unitaire », soutiennent-ils. Les initiateurs affichent aussi l’ambition de « rassembler tout le monde quelles que soient leurs différences idéologiques ». « Ce qui doit prévaloir c’est notre amour pour ce pays, l’unité nationale par l’acceptation de l’autre, et enfin notre engagement avec le Hirak et cette volonté populaire qui demande le changement », estime l’avocat Me Hafid Tamert.

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Recensement général de la population au deuxième semestre de 2020

Achour Nait Tahar

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© DR | Recensement général de la population au 2e semestre 2020

Un recensement général de la population sera effectué au deuxième semestre de l’année en 2020, c’est ce qu’a annoncé dimanche 16 février, le ministre des finances, Abderrahmane Raouya.

Intervenant lors de la réunion du gouvernement et les walis, le ministre précise que cette opération aura lieu pour la sixième fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Raouya souligne l’importance que revêt cette opération, considérée comme un outil principal de prise de décisions pour les pouvoir publics que se soit au niveau central où local.

Ce recensement permettra également, ajoute le ministre, de répondre aux impératifs de planification et de conception des programmes de développement et de renforcement des outils d’analyse et de recherche.

S’agissant de la contribution des dépenses publiques au financement des programmes de développement, le ministre a souligné que le mode des dépenses employé auparavant ne peut être conservé compte tenu de la situation économique actuelle, qui “nécessite plusieurs réformes de la fiscalité locale”.

Dans ce contexte, Raouya a révélé que la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) représente environ 48% du total des recettes fiscales des collectivités locales. Le montant de la recette est de l’ordre de 221,5 milliards de dinars, sur un total de 463,3 milliards de dinars obtenus par les collectivités locales en 2019.

Il a ajouté que les collectivités locales “ne font pas d’efforts suffisants pour recouvrir leurs propres ressources financières“, soulignant la préparation de “nouvelles réformes” qui prévoit la suppression de la TAP. Les collectivités locales doivent se baser sur d’autres ressources fiscales.

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Rencontre Gouvernement-walis : Vers la criminalisation de l’évasion fiscale

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Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a annoncé, dimanche à Alger, la préparation d’une loi criminalisant le non-paiement des impôts.

“Une loi criminalisant le non-paiement des impôts est prévue, à l’instar de ce qui est vigueur dans plusieurs pays à travers le monde, dont les Etats-Unis où le non-paiement des impôts est considéré comme étant un crime économique”, a déclaré le Président Tebboune à l’ouverture de la rencontre Gouvernement-walis.

“Certains prétendent être parmi les plus riches de ce pays, alors qu’ils figurent en bas du classement des contribuables, tandis que le fonctionnaire, lui, s’acquitte de ses impôts par retenue sur salaire”, a soutenu le Président. .

Par ailleurs, M. Tebboune a évoqué les créances bancaires de certains investisseurs, ayant dépassé 1.000 milliards DA en janvier 2020.     

“En janvier dernier, certains investisseurs devaient un montant de 1216 milliards DA aux banques”, a-t-il dit.

“Le passé récent tragique a provoqué une hémorragie des fonds de l’Etat, en devise et en dinar, c’est pourquoi les citoyens s’interrogent aujourd’hui sur les méthodes à même de garantir les financements”, a ajouté le Président Tebboune.

“Le financement existe mais les remboursements ne sont pas effectués”, a affirmé le Président de la République

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