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Libertés démocratiques : les forces du PAD dénoncent « une détérioration sans précédent »

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À quelques jours seulement de la célébration du 3e anniversaire du Hirak du 22 février 2019, la situation politique dans le pays, en particulier sur le plan des libertés démocratiques, est marquée par « une détérioration sans précédent », constatent les forces du Pacte pour l’alternative démocratique (PAD), ce mercredi 9 février, dans une déclaration.

À l’issue de leur réunion tenue mardi, les membres du PAD (PT, RCD, UCP, MDS, PST ‘’Suspendu provisoirement’’ et la LADDH), ont tracé un tableau des plus sobres. « A quelques jours de la célébration du troisième anniversaire du déclenchement du processus révolutionnaire, Hirak du 22 février 2019, le pouvoir a augmenté la cadence des atteintes au multipartisme, aux libertés de réunion, d’organisation, de presse, d’opinion », écrivent-ils.

Toutes ces « atteintes » interviennent, fera remarquer le PAD, « dans une situation sociale devenue insupportable pour l’immense majorité du peuple qui est accablée par l’érosion du pouvoir d’achat, les pénuries, le chômage, l’augmentation exponentielle des prix des produits alimentaires » conséquemment, di-t-il, « aux choix politiques du gouvernement ».

« Persecutions »

Pour le PAD, « les persécutions » qui touchent les partis MDS, PST, UCP, RCD et les associations RAJ, SOS Bab El Oued ainsi que des collectifs et autres regroupements politiques « visent à empêcher toute forme d’organisation autonome de la société civile ». À celles-ci viennent s’ajouter « des algériens et algériens (qui) sont harcelés par la justice, arrêtés arbitrairement et mis sous mandat de dépôt pour des faits qui n’ont aucun liens ni avec des délits ou des crimes, mais uniquement parce qu’ils ont exprimé une opinion ou ont organisé une activité pacifique ».

Dénonçant l’article 87 bis du Code pénal qui « assimile au terrorisme » des activités et opinions politiques, les forces du PAD dénoncent que « l’application des lois liberticides a ouvert la voie à l’arbitraire et à tous les types de dérapages ».

Abordant la grève de la faim des détenus d’opinion depuis le 28 janvier 2021, les membres du PAD expriment « leurs vives préoccupations » devant la réaction des autorités qu’ils tiennent pour « responsables contre tout développement fâcheux pouvant attenter à leur vie ».  

Enfin, appelant à la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, les signataires de la déclaration mettent en gardecontre « les dangers » de « la politique de la fuite en avant adoptée par le pouvoir », sur « la stabilité, la sécurité nationale et l’intégrité du pays ».

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