Liberté de la presse : Djamel Kaouane esquive les questions qui fâchent  

Le ministre de la communication, Djamel Kaouane, esquive les questions relatives à l’emprisonnement des journalistes. En déplacement, aujourd’hui à Bouira où il a participé aux festivités de Yennayer, organisée par des associations des villages de Merkalla et Thassala, dans la commune de Taghzout.

Crédit photo: DR | Le ministre de la communication Djamel Kaouane

Le ministre de la communication, Djamel Kaouane, esquive les questions relatives à l’emprisonnement des journalistes. En déplacement, aujourd’hui à Bouira où il a participé aux festivités de Yennayer, organisée par des associations des villages de Merkalla et Thassala, dans la commune de Taghzout.

 

 

le premier responsable du secteur de la presse considère que les cas enregistrés jusque-là « ne relèvent pas de la liberté de la presse ».  « La liberté d’expression est garantie par la constitution », affirme-t-il, en réponse à une question des journalistes au sujet l’affaire  du journaliste Adlene mellah, condamné à une année de prison ferme par le tribunal de Bab El Oued, le 25 décembre 2018, dont l’état de santé est « aggravée » selon e Yacine Gazem, l’un de ses avocats.

Profession du journaliste

Selon le ministre, ce cas ne relève pas de délit de presse. Selon Me Mustapha Bouchachi Avocat et membre du collectif de la défense de Adlane Mellah, « Les dossiers des journalistes arrêtées, et que nous avons défendu, sont tous li&s aux délis de presse » explique l’avocat qui précise qu’il « suffit de se référer aux chefs d’inculpations pour s’en rendre compte » conclut l’avocat. Il faut rappeler aussi, que lors du procès du journaliste Adlene Mellah, la majorité des questions du procureur de la république étaient toutes en lien avec la profession du journaliste.

Djamel Kaouane est revenu, en revanche, longuement sur la crise qui secoue la presse et l’évolution du secteur ces derniers mois. S’exprimant lors d’une conférence de presse, le ministre souligne que « la presse électronique bien qu’elle est de création récente n’a pas mis en place, un model économique ». « Les créateurs de ces sites électroniques n’ont pas mis en place et e model économique n’a pas été réfléchi », précise-t-il.

«Accompagner cette presse électronique »

Néanmoins,  le ministre a « rappelé que le soutien des pouvoirs publics en faveur des médias n’a jamais cessé » ce qui qui est en totale contradiction avec les revendications du Syndicat algérien des éditeurs de la presse électronique (SAEPE), qui a interpellé le ministre sur la situation des médias en ligne. Pour rappel, le même syndicat a demandé une audience au ministre de la communication, mais de dernier n’a jamais donné de suite.

Djamel Kaouane a précisé que « les TV et autres médias sont supplanté par les réseaux sociaux. Dans une étude faite récemment, plus de 20 millions algérien ont un compte Facebook. Nous sommes disposé à accompagner cette presse électronique », assure-t-il.