Politique

Les magistrats annoncent la fin de leur grève

Après une dizaine de jours de grève, les magistrats ont décidé d’y mettre fin et de rejoindre leurs postes. Le Syndicat national des magistrats (SNM) a annoncé, ce mardi 5 novembre, la suspension de leur grève à partir de demain mercredi 6 novembre après la conclusion d’un accord initial avec le ministère de la Justice. 

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Le syndicat national des magistrats a déclaré dans un communiqué rendu public ce mardi que les magistrats qui n’avaient pas été concernés par le mouvement et qui ont tout de même boycotté l’action judiciaire en guise de solidarité avec leurs collègues, sont invités à rejoindre leurs postes soulignant que cette décision expliquant que “la décision de reprise du travail est venue après des efforts soutenus et des médiations multiples auxquelles sont associées des personnalités nationales et des instances souveraines de l’Etat en vue d’une issue juste et honorable de l’impasse dans laquelle se trouve depuis plus d’une semaine l’appareil judiciaire”.

En ce qui concerne les revendications qui ont été portées par les magistrats depuis le début de la grève, le SNM précise que celle relative à l’indépendance de la Justice, “il a été convenu d’ouvrir un atelier réunissant toutes les parties concernées afin d’enrichir tous les textes liés à cette demande et de préparer des projets dans ce sens, à condition que la contribution des juges l’enrichisse directement”, précise les rédacteurs du communiqué.

En ce qui concerne le récent mouvement annuel dans le corps des magistrats, le SNM explique “qu’il a été convenu, le cas échéant, que les juges qui ont bénéficié du mouvement et qui sont satisfaits des résultats obtenus se joignent à leurs nouveaux postes. Ceux qui n’ont pas été touchés par le mouvement annuel et qui ont rejoint la grève en solidarité avec leurs collègues sont invités à reprendre leurs activités”, précise-t-on dans le communiqué.

Ceux qui contestent la décision sont aussi tenus de rejoindre leur lieu d’affectation mais uniquement pour les besoins de l’installation, sans entamer le travail. Ils pourront ensuite introduire un recours auprès du bureau permanent du Conseil supérieur de la magistrature et attendre la décision de cette instance lors de sa deuxième session prévue dans la troisième semaine de ce mois de novembre, est-il aussi expliqué, avec la précision que les recours seront étudiés exclusivement par le bureau permanent du CSM.

S’agissant des revendications matérielles, il a été convenu de les satisfaire entièrement en décembre prochain, avec effet financier rétroactif à partir du 1er janvier 2019.

par ailleurs le syndicat a précisé que le ministère de la Justice se serait engagé à ne poursuivre aucun magistrat ayant participé à la grève.

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