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Société

Les journalistes se mobilisent pour dénoncer l’emprisonnement et les harcèlements judiciaires et policiers

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La police a procédé, aujourd'hui, 28 février, à l'interpellation de plusieurs journalistes venus manifester à la place de la Liberté de la Presse, à Alger, pour réclamer la liberté de l'information et exprimer leur rejet du système mis en place.

“Journalistes placés en détention provisoire”, “harcèlements policiers et judiciaires”, c’est le constat sans appel établi par le Collectif des Journalistes Algériens Unis (JAU), lors d’une réunion tenue le 20 janvier à Alger. Se mobilisant en faveur de Sofiane Merakchi, placé en détention provisoire, le Collectif tire la sonnette d’alarme sur l’état physique et psychologique du journaliste.

“Les nouvelles sont particulièrement alarmantes pour le journaliste Sofiane Merakchi, placé en détention provisoire depuis le 26 septembre 2019 sous l’accusation d’introduction d’équipements sans licence et évasion douanière”, alerte le JAU dans un communiqué rendu public ce lundi soulignant que l’état psychologique et physique du journaliste “s’est gravement détérioré en prison”.

Le cas de Sofiane Merakchi placé en détention provisoire depuis le 26 septembre 2019 pour “introduction d’équipements sans licence et évasion douanière” est édifiant. Pour le collectif, cette détention n’est en réalité qu’une “punition décidée a-posteriori dans le cadre de l’entreprise de muselage des médias publics et privés”, affirme le Collectif qui a décidé de se rassembler chaque vendredi à partir de 14h00 devant le cinéma Algeria et le samedi à 10h00 à la maison de la presse Tahar Djaout d’Alger, pour “alerter l’opinion publique de la situation, insupportable, dans laquelle se trouve notre collège”.

Et la liste des journalistes qui font l’objet d’emprisonnements, de poursuites, de mises sous contrôle judiciaire ne cesse de s’allonger: Abdelkrim Zeghileche, Belkacem Djir, Saïd Boudour, Khelaf Benhadda, Mostapha Bendjama, “subissent les entraves persistantes mises en oeuvre par les services de sécurité dans l’exercice de leur métier”, relève le collectif.

“Le collectif des Journalistes Algériens Unis exprime sa solidarité avec Abdelkrim Zeghileche, condamné à la prison pour “diffusion radiophonique non autorisée” et qui a fait appel contre le jugement. Pour rappel, Radio Sarbacane ne diffuse pas sur le faisceau hertzien et n’est donc pas coupable de violation du “monopole”. Elle diffuse, de fait comme des centaines de milliers d’Algériens qui postent des vidéos, sur Internet”, précise les rédacteurs du communiqué

Pour le Collectif, les poursuites dont fait l’objet Abdelkrim Zeghileche, “relèvent d’un abus et ont pour but de faire taire un média libre“.

Evoquant le cas du journaliste Mustapha Bendjama, le collectif précise que celui-ci subit un “harcèlement judiciaire et policier inadmissible”.

“Notre confrère a affirmé devant le juge, avoir été convoqué par le procureur de la République, qui lui a ordonné de se taire et de ne plus rien écrire jusqu’au déroulement des élections présidentielles. Le juge du tribunal de première instance d’Annaba rendra, ce dimanche 2 février, le verdict concernant cette première affaire de notre confrère Mustapha Bendjama (puisqu’il y a une autre affaire pour laquelle il est interdit de quitter le territoire national)“, indique le Collectif.

Le Collectif n’a pas manqué de citer le cas de Saïd Boudour et Khelaf Benhadda qui font “l’objet de poursuites, de mise sous contrôle judiciaire et d’interdiction de sortie de territoire” dénonçant dans la foulée “les entraves persistantes mises en œuvre par les services de sécurité contre les journalistes dans l’exercice de leur métier”.

“Le collectif des Journalistes Algériens Unis a approuvé l’idée d’organiser les assises de la presse avec pour perspectives de doter les professionnels de la presse dans toutes ses composantes d’une organisation pour défendre le libre exercice du métier de journaliste et pour défendre leurs intérêts”, annonce par ailleurs le JAU.

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