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Politique

Les journalistes algériens se mobilisent contre « la répression et les atteintes à la liberté de la presse »

Les journalistes algériens se mobilisent contre la répression et les atteintes à la liberté de la presse. Réunis samedi 9 novembre à Alger, des journalistes issus de différents médias publics et privés ont fait part de leur grande inquiétude quant à l’escalade « des atteintes graves aux femmes et aux hommes de la profession et du harcèlement systématique des médias dans les secteurs public et privé et contre la presse électronique ».

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La police a procédé, aujourd'hui, 28 février, à l'interpellation de plusieurs journalistes venus manifester à la place de la Liberté de la Presse, à Alger, pour réclamer la liberté de l'information et exprimer leur rejet du système mis en place.
© INTERLIGNES | Des journalistes interpellés lors d'une manifestation à la place de la liberté à Alger

Dans un communiqué intitulé « le cri des journalistes contre la répression et l’arbitraire », les journalistes ont dénoncé les pressions et contraintes imposées aux institutions médiatiques « qui empêchent les journalistes d’accomplir leur devoir professionnel et d’assurer le service public conformément aux usages et aux critères professionnels consacrés par la déontologie de la presse ».

« Nous considérons que l’arrestation de certains journalistes, leur emprisonnement, les placements sous contrôle judiciaire et les interdictions de sortie du territoire national imposés à d’autres, sont liés à leur engagement professionnel en relation avec la chose publique et que cela constitue une forme d’assujettissement et d’intimidation », dénoncent les signataires du communiqué.

Le Collectif de journalistes annonce son intention d’initier « des démarches collectives avec la participation de tous les journalistes engagés en termes professionnels et sur les questions essentielles en relation avec les libertés fondamentales et les droits constitutionnels et démocratiques en défense de la profession contre les pressions exercées contre les journalistes ».

« Nous appelons tous les journalistes engagés à participer à cet effort collectif en fidélité à la mémoire des journalistes qui se sont battus et qui ont donné leurs vies pour la liberté de la presse », écrivent les journalistes dans le communiqué appelant également « les institutions de la société civile et tous les Algériens engagés pour le respect des droits fondamentaux, des libertés et de la démocratie à soutenir les journalistes et à les aider à atteindre cet objectif national et démocratique ».

« Nous condamnons également avec force les pratiques répressives subies par les journalistes dans les médias publics et privés, comme l’interdiction qui leur est faite de couvrir les évènements importants qui se déroulent dans le pays, ce qui constitue une atteinte flagrante à la liberté d’expression en Algérie », ajoute le communiqué.

Les journalistes prennent à témoin l’opinion qu’ils sont engagés à accomplir leur mission « de manière professionnelle et équilibrée » regrettant par la même, que beaucoup d’entre eux « sont empêchés, dans divers médias, de faire leur travail dans le respect des exigences de la déontologie de la profession ».

« Nous exigeons du pouvoir de cesser d’imposer la censure aux médias publics et privés et de porter atteinte aux libertés médiatiques afin de garantir le droit du citoyen à une information objective et neutre », estiment les rédacteurs du communiqué tout en appelant « les professionnels des secteurs public et privé à être solidaires pour défendre leur liberté et leur noble profession, objet, une fois de plus, de violations flagrantes ».

Pour ce collectif, la pratique du journalisme dans la liberté et l’objectivité « est l’un des fondements des sociétés modernes équilibrées, elle est une impérieuse nécessité pour le pays et pour les citoyens ».

Alors que l’Algérie traverse une « séquence historique, les médias et les journalistes doivent l’accompagner par un plus grand professionnalisme et la liberté en est l’une des conditions fondamentales », notent les signataires de l’appel dont le mot d’ordre est « le journalisme n’est pas un crime, mais un service national garantissant le droit du citoyen à une information objective« .

Politique

À Tizi Ouzou, les citoyens votent sur les détenus d’opinion !

Alors que tous les bureaux de vote sont fermés à Tizi Ouzou, les citoyens de la commune de Bouzeguène ont improvisé un vote populaire d’un autre genre. Les citoyens votent sur les détenus d’opinion.

Achour Nait Tahar

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© FB. INTERLIGNES | vote populaire à Bouzeguène
© FB. INTERLIGNES | vote populaire à Bouzeguène

« Nous n’avons rien à voir avec la mascarade électoral » nous confie Ferhat, un des participants. « Nos héros et nos représentants sont les détenus d’opinion incarcérés injustement depuis des mois ». Les citoyens de la commune de Bouzeguene dans la wilaya de Tizi Ouzou ont organisé ce matin 12 décembre un vote populaire devant le siège de l’Assemblée Populaire Communal (APC).


Après s’être débarrassés des boites de vote officielles, une boite de vote d’un autre genre est plantée devant le siège de l’APC.
« Les citoyens doivent choisir le nom d’un détenus d’opinion à mettre dans l’urne » nous raconte Ferhat qui précise que « c’est une manière symbolique de rendre hommage aux détenus qui croupissent dans les geôles du pouvoir ».

Pour rappel, aucun candidat n’a organisé un meeting en Kabylie, après avoir chassé Ali Benflis de Bouira.

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Politique

Direct | Journée de vote très tendue

Aujourd’hui 12 décembre, c’est le jour J de l’élection présidentielle imposée par le gouvernement et le commandement militaire malgré le rejet de la rue. Hier 11 décembre, les Algériens sont sortis dans plusieurs wilayas pour rejeter ce scrutin qualifié de « honte ». Entre les pro élections et les opposants au vote, la journée s’annonce très tendue.

Bouzid ICHALALENE

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© INTERLIGNES | Manifestation du 11 décembre 2019 à Alger contre l'élection présidentielle
© INTERLIGNES | Manifestation du 11 décembre 2019 à Alger contre l'élection présidentielle

12H36

Alger : les rues de la Capitale sont envahis par des dizaines de milliers de manifestants qui ont manifester leur rejet catégorique de cette élection.

12H25

A Bordj Bou Arreridj, la mobilisation populaire est de plus en plus importante. Des milliers de personnes ont investis la rue pour dire non à la présidentielle .

12H20

Grande mobilisation à Tizi Ouzou contre les élections présidentielles. Des milliers de citoyens envahissent les rues de la ville exprimant leur rejet sans condition de ce scrutin « de la honte ». « Gaid Salah dégage! imazighene », scandent les protestataires.

12H10

Imposante manifestation à Jijel contre les élections.

12H00

Alger : La manifestation contre les élections prend de l’ampleur. Les manifestants rejettent en bloc le scrutin. Les forces anti émeute se retrouvent acculés par le nombre croissant des protestataires.

11H57

Les arrestations de manifestants se poursuivent à Alger-centre. « Plusieurs arrestations sans précédent actuellement à Alger. Les personnes arrêtées hier à Alger sont transférées vers les commissariats de Ben Aknoun, Draria et autres », aler le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

11H54

Tsunami humain à Alger contre l’élection présidentielle. « Il n’y aura pas de vote avec la bande, et on ne fera pas marche arrière », scandent les dizaines de milliers de manifestants à Alger.

11H52

Manifestation grandiose à Skikda contre l’élection présidentielle. « makanch intikhabat m3a l’issabat », scandent à gorges déployées les protestataires.

11H50

Des dizaines de milliers de manifestants dans le centre de la Capitale pour protester contre l’élection présidentielle. « ô bande on a dit u’il n’y aura pas de vote », scandent comme un seul homme les protestataires.

11H45

ANIE: le taux de participation a atteint ce jeudi matin 11,63% à Lyon, Emirat (14%) et Tunis (15,81%).

11H44

90% des bureaux de vote sont ouverts, selon l’ANIE. 5% d bureaux ont connu des perturbations. Mohamed Charfi président de l’ANIE parle d’une « participation respectable » dans la plupart des villes. Dans certains bureaux, « l’affluence nous rappelle celles de la présidentielle 1995 », a-t-il indiqué.

11H40

Les membres de l’ANIE chassés par des citoyens à Tizi Ouzou.

11H25

Les manifestations anti-élection de plus en plus importantes dans plusieurs wilayas.

11H13

Un climat très tendu à Alger. Plusieurs interpellations ont été opérées dans le centre de la Capitale. Les CRS n’épargnent désormais personne. Selon notre journaliste sur place, un policier en civil a également été agressé par les forces de l’ordre.

10H50

Certains médias poursuivent leur opération de manipulation médiatique. La chaine El Bilad rapporte que le Président déchu, Abdelaziz Bouteflika, a voté par procuration et diffuse une photo de sa carte de vote sur laquelle l’on voit clairement la date d’inscription (12 janvier 2017).

10H47

Imposante marche à la rue Didouche Mourad. Les manifestants réitèrent leur rejet de la « mascarade électorale »

10H45

Des citoyens de la commune de Bouzeguène, à l’est de Tizi Ouzou occupe la mairie sous un rythme musical en signe de rejet de l’élection présidentielle.

10H40

Tout en rejetant l’élection présidentielle, des citoyens dans la ville de Tizi Ouzou ont préféré voter pour les détenus d’opinion.

10H30

A Bordj Bou Arreridj, les bureaux de vote sont fermés.

10H10

La situation est très tendue à Alger centre. Les forces de l’ordre fortement déployés sur les lieux ont réprimé une manifestation anti-élection.

10H00

violents affrontements à Haizer (Béjaia) et aux abords de la route de la RN 5, rapportent des témoins sur place.

09H57

Biskra : une centaine de personnes manifestent contre l’élection présidentielle. Les protestataires scandent des slogans hostiles aux tenants du pouvoir.

09H40

La chaine El Bilad utilise la même séquence vidéo pour illustrer le vote dans deux wilaya. Le vice président de la Ligue Algérienne des Droits de L’homme (LADDH) dénonce « la manipulation médiatique’.

09H35
À Constantine, plusieurs manifestations dans le centre de la ville pour dire Non à la présidentielle.


09H30
À Beb Ezzouar, au centre Jorf 3, une quarantaine de personnes ont déjà voté selon un de nos journalistes.

09H25
À Bouira, aucun centre de vote n’est ouvert au niveau des trois dairas Mchedallah, Haizer et Bechloul. Aucun centre n’est ouvert aussi à la commune d’Ath Laaziz. Urnes saccagées à Thameiur et Ras Bouira. Routes coupées et circulation bloquée par les forces de l’ordre à Haizer.

09H00
En Kabylie, la majorité des bureaux de vote sont fermés et les boites de vote détruites par les manifestants qui ont pris d’assaut les centre de vote. Les dispositifs sécuritaires n’ont pas pu résister longtemps pour empêcher les manifestants. Quelques échauffées dans quelques localités à Bouira et Béjaia.

À Tizi Ouzou, les centres de vote dans plusieurs localités n’ont même pas été ouverts.

À Alger, c’est le calme précaire. Le centre de la capital est envahi par un impressionnant dispositif policier. Les bureaux de vote sont sous très haute surveillance. Quelques citoyens ont voté dans quelques bureaux.

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Politique

Manifestation nocturne à Alger

Achour Nait Tahar

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© INTERLIGNES MEDIA | Manifestation nocturne à Alger (archive)
© INTERLIGNES MEDIA | Manifestation nocturne à Alger (archive)

Des centaines de personnes sont descendues, ce soir, dans les rues à Alger pour exprimer leur rejet de la présidentielle. A la rue Didouche Mourad, une foule importante rassemblée sur la voix au niveau des arrêts de bus de Meissonier scande les slogans du Hirak « Pouvoir Assassin« , « les généraux à la poubelle w el Djazayer tedi l’istiqlal » (les généraux à la poubelle, l’Algérie obtiendra son son indépendance) , « makach lvot ya s’hab el kaskrot » (il ne y’aura pas de vote, vendus) .

La manifestation se déroule sous les regards des services de sécurité qui quadrillent les lieux, sans qu’il n’y ait de violence. Décidés à rester pacifistes, les manifestants évacuent peu à peu les lieux, dans le calme, suite aux renforts de policiers qui continuent d’affluer sur les lieux.services de sécurités qui quadrillent les lieux. Les manifestations ne sont pas prêtes de s’arrêter de sous peu à Alger.

Il convient de rappeler que d’autres manifestations nocturnes se déroulent dans d’autres régions d’Algérie.

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