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Politique

Les forces du PAD : “le pouvoir exploite la suspension des marches pour instaurer un climat de peur”

Yasmine Marouf-Araibi

Publié

le

Les forces du pacte de l’Alternative démocratique ont réagi ce mardi aux interpellations qui visent les militants du Hirak dans différentes régions du pays avançant que le pouvoir a “exploité” la suspension des marches populaires afin “de créer un climat de peur et de terreur dans l’espoir d’empêcher le retour puissant du mouvement révolutionnaire”.

“Depuis la propagation de la pandémie de la COVID-19 et les dangers qu’elle fait peser sur leurs vies et leurs santés, et pour éviter une propagation fulgurante, les Algériennes et les Algériens ont été contraint de suspendre momentanément les manifestations publiques du mouvement
révolutionnaire populaire du 22 février 2019″
, ont rappelé les forces du PAD dans un communiqué rendu public ce mardi.

Pour eux, le pouvoir a “exploité” cette suspension pour “tenter d’imposer sa feuille de route et son agenda politique avec pour objectif une normalisation autoritaire et brutale”.

“Pendant cette situation de confinement des populations le pouvoir a redoublé de férocité en
multipliant les lois liberticides et les actes répressifs avec leur lot d’interpellations et
d’emprisonnements arbitraires”
, ajoutent-ils en soulignant que “cette cascade la répression et les arrestations massives opérées dans toutes les régions du pays a pour but de créer un climat de peur et de terreur dans l’espoir d’empêcher le retour puissant du mouvement révolutionnaire qui ne cesse de rejeter un système non démocratique corrompu et corrupteur”.

Dans ce sillage, les forces du pacte de l’alternative démocratique “exigent la libération
inconditionnelle de tous les détenus d’opinion, des journalistes et l’arrêt des poursuites contre tous les militants et les activistes”
dont l’un de ses membres actifs, Hakim Addad, arrêté le 14 juin par des agents en civils à Alger centre.

En outre, les forces du PAD exprime leur conviction quant à “l’imminente réémergence” des manifestations pacifiques sur tout le territoire national, l’énergie du peuple étant “intacte” et “renforcée” et les revendications n’étant toujours pas satisfaites.

Dans le même contexte, les forces du PAD appellent les Algériennes et les Algériens “à demeurer mobilisés mais vigilants pour s’engager avec force dans la reprise effective des manifestations pacifiques dès que les conditions sanitaires de l’endiguement de l’épidémie de la COVID 19 le permettent”.

Par ailleurs, en s’exprimant sur loi de finance complémentaire et en la qualifiant de loi “anti-sociale” et “anti-nationale”, les forces du PAD estiment que les amendements apportés dans ladite loi, telle que l’augmentation des prix des carburants, “auront des implications insoutenables sur le pouvoir d’achat et le niveau de vie de la population”.

Pour eux, “les tensions sociales vont encore s’exacerber pouvant aboutir à une explosion sociale violente aux conséquences dramatiques”.

Enfin, et afin de “consacrer la rupture avec un système qui menace l’avenir du pays”, les forces du Pacte de l’Alternative démocratique affirment qu’ils “continueront d’œuvrer avec détermination pour la tenue d’une conférence nationale indépendante du système qui rassemblera toutes les forces agissantes de la société qui s’engagent à concrétiser les exigences démocratiques exprimées pacifiquement par le peuple depuis le 22 février 2019”.

“Celle-ci ouvrira la voie à une transition démocratique vouée à la mise en place d’un processus constituant souverain destiné à déconstruire les fondements de l’autoritarisme politique, et consacrer ainsi les objectifs du mouvement révolutionnaire populaire notamment un Etat civil et de droit, démocratique et sociale, fondée sur la séparation des pouvoirs, l’égalité, les libertés individuelles et collectives et les droits humains”, conclut le communiqué.

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