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Politique

Les dernières heures de Zeghmati à la tête de la Justice ?

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Belkacem Zeghmati, ministre de la justice
© DR | Belkacem Zeghmati, ministre de la justice, garde des sceaux

Le ministre de la justice Belkacem Zeghmati devrait quitter dès ce soir son poste de ministre de la justice après une année et demie de service. au moins huit ministères seront touchés par un remaniement qui devrait calmer la flamme du Hirak restée éveillée malgré presque une année de la date de suspension des manifestations à cause de la pandémie.

nommé le 31 juillet 2019 ministre de la Justice et Garde des Sceaux par le chef de l’Etat par intérim de l’époque Abdelkader Bensalah, Belkacem Zeghmati devra, selon nos informations, quitter le gouvernement de Djerad suite à un remaniement dont la liste devait être annoncée hier, puis retardée jusqu’à la soirée d’aujourd’hui 21 février 2021, la veille du deuxième anniversaire du déclenchement du Hirak.

Même si le limogeage de l”l’homme fidèle” à feu Gaid Salah dont la mission était “d’aller jusqu’au bout” est parmi les derniers survivants au mouvement populaire, son limogeage n’a pas fait l’unanimité au palais d’El Mouradia. Mais la succession “des mauvaises décisions” aurait plaidé en faveur de son départ.

justice libre et indépendante

La tête de Zeghmati tant réclamée par le mouvement populaire après la poursuite, puis la condamnation, de plusieurs manifestants par l’article 79 du code des procédures pénales pour “atteinte à l’unité nationale” sera certainement le meilleur cadeau au protestataires qui vont sortir manifester demain 22 février à Alger et dans plusieurs wilayas.

Le ministre de la justice n’est pas non plus l’ami des avocats et des magistrats qui militent pour une justice libre et indépendante. Il y’a quatre jours, les avocats se sont révoltés contre la décision de la chambre d’accusation à la cour de Blida pour avoir laissé un confrère à eux en détention provisoire alors que les faits “ne nécessitent pas une décision sévère comme celle-ci” ont déclaré les femmes et hommes en robes noires.

Ce remaniement qui rentre dans le cadre de plusieurs mesures d’apaisement dont la libération de plusieurs dizaines de détenus d’opinion, permettra à la rue de juger si l’intention de dialogue du président de la république, Abdelmadjid Tebboune, est sincère ou pas. Ce dernier a reconnu lors de son discours à l’occasion de la journée nationale du Chahid qu’il “faut faire un changement à la tête de plusieurs ministères dont le fonctionnement n’est pas à la hauteur des attentes de la population”.

la répression politique et l’instrumentalisation de la justice seront-elles abolies ?

Pour le parti des travailleurs qui a exprimé sa position aujourd’hui 21 février 2021 dans un communiqué rendu public, “le pouvoir persiste et signe dans sa recherche vaine de sauver le système en imposant la poursuite de son processus électoral au mépris des aspirations de la majorité”. “Mais la répression politique et l’instrumentalisation de la justice seront-elles abolies ? Les libertés démocratiques, le libre exercice de la politique et de la presse seront-ils consacrés ?“.

En attendant le remaniement ministériel qui mettra sans doute fin aux fonctions de Ferhat Ait ALi, Kamel Rezig ainsi que Malika Bendouda qui n’ont pas arrêté de provoquer la colère de la population avec des déclarations provocatrices, et un exès de zèle non justifié, la rue devra donner sa réponse dès demain aux mesures prises par Abdelmadjid Tebboune.

C’est Abderrachid Tabi, Premier président de la Cour suprême qui est pressenti successeur de Belkacem Zeghmati au poste du ministre de la justice, garde des sceaux dès ce soir. Agé de 59 ans, M. Abderrachid Tabi est diplômé de l’Ecole national d’Administration (ENA) en 1983 et titulaire du diplôme de l’Ecole nationale d’administration publique de Québec (ENAP) au Canada.

chef de cabinet du gouvernement d’Ahmed Benbitour

Tabi a occupé les postes de Secrétaire général (SG) du Tribunal militaire de Blida (dans le cadre du service national), de procureur de la République près plusieurs tribunaux (Sidi Aissa, Sour El Ghozlane, Boussaâda et Bouhadjar), de Procureur général adjoint près la Cour de Sétif, de Directeur du personnel de rééducation au ministère de la Justice, de chef de cabinet du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de Procureur général près les Cours d’Oum El Bouaghi et de Bouira et Avocat général et Procureur général adjoint près la Cour suprême.

Tabi a occupé également des postes supérieurs en dehors du secteur de la justice, notamment ceux de chef de cabinet du gouvernement d’Ahmed Benbitour, de chef de cabinet du ministre des Moudjahidine, de chef de cabinet du président de l’Assemblée populaire nationale (APN), de Secrétaire général de l’APN et de Directeur général des relations internationales au sein de la même instance législative.

Il a participé, en cette qualité, à plusieurs rencontres internationales et conférences régionales dans la cadre de l’Union interparlementaire arabe (UIPA), de l’Union interparlementaire (UIP), de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM), de la Cour pénale internationale (CPI), du Parlement européen, ainsi qu’aux séances d’Audition parlementaire annuelle des Nations-Unies et de l’Union des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI).

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