Les appelés du service national (18+6) marchent sur Alger

Plusieurs centaines d'anciens appelés du service national (18+6) durant la période 1992-1996 et dont la durée de conscription a été prolongée de 6 mois pour lutter contre le terrorisme durant la décennie noire ont entamé une marche ce matin, 4 février, depuis la wilaya de Tizi Ouzou vers la capitale, pour "protester contre la marginalisait de cette catégorie par les autorités".

Crédit photo: DR | Photo archives manifestation des appelés du service national

Plusieurs centaines d’anciens appelés du service national (18+6) durant la période 1992-1996 et dont la durée de conscription a été prolongée de 6 mois pour lutter contre le terrorisme durant la décennie noire ont entamé une marche ce matin, 4 février, depuis la wilaya de Tizi Ouzou vers la capitale, pour « protester contre la marginalisation de cette catégorie par les autorités ».

« Nous avons interpellé le président de la république par correspondance à travers 32 wilayas pour satisfaire nos revendications comme les autres catégories de l’armée, mais malheureusement, jusqu’à maintenant, silence radio » explique l’un des manifestants.

Ces derniers qui devaient rejoindre la capitale ce matin par bus, ont été interceptés au barrage de gendarmerie à Tadmait (sortie Tizi Ouzou vers Boumerdes Ndlr). « Ils ont interdit aux bus de continuer vers Alger, c’est pour ça que nous avons décidé de continuer à pied malgré le risque sur l’autoroute et la chute de pluie » nous explique un des manifestants qui regrette l’attitude des autorités: « Même nos demandes d’audiences aux ministères restent lettres mortes, on a marre d’el Hogra, on a marre ».

Les anciens appelés du service national demandent la satisfaction de leurs revendications portées dans une plateforme de douze points, relative à la reconnaissance d’un statut particulier avec tous les avantages qui vont avec et, notamment le droit à des indemnités et pension.

Les manifestants regrettent la perturbation de la circulation occasionnée par leur manifestation, et ne veulent pas « paralyser les citoyens qui fréquentent cette route ».