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Politique

Les anciens ministres de Bouteflika à la rescousse d’une présidentielle “incertaine”

Vingt deux (22) postulants à la présidentielle du 12 décembre prochain ont déposé leurs dossiers de candidature auprès de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Les deux “poids lourds” à ce scrutin contesté par la rue, sont deux anciens premiers ministres sous le règne de Bouteflika. Une question s’impose. Quelle crédibilité jouit cette échéance?

Bouzid ICHALALENE

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Abdelmadjid Teboune, Candidat à la présidentielle du 12 décembre
© DR | Abdelmadjid Teboune, Candidat à la présidentielle du 12 décembre

En effet, sur les 147 postulants à la candidature, 22 ont annoncé avoir constitué des dossiers complets et ont “réussi à collecter plus de 50 000 signatures”. C’est l’ancien ministre de la culture de Bouteflika, Azeddine Mihoubi frappé par un scandale de “falsification” de signatures à la commune de Dràa Ben Khedda à Tizi Ouzou qui a déposé en premier.

Les seuls “poids lourds” qui se sont lancés dans la course, sont Abdelmadjid Tebboune et Ali Benflis, aussi anciens premiers ministres sous l’ère de Bouteflika. pour justifier leurs candidature, Teboune estime que c’est un “nouveau départ” et “l’unique solution à même de consacrer la souveraineté du peuple prévue aux articles 7 et 8 dont le Hirak a revendiqué l’application”.

Pour sa part, Ali Benflis qui a rnoncé de participer à la présidentielle du 18 Avril avortée par le mouvement populaire, a osé, cette fois-ci, annoncer brièvement comme programme se basant sur l’applications de toutes les revendications du Hirak, sans pour autant le dire directement.

Cette élection contestée par la la population qui sort chaque vendredi revendiquant le départ de tout l’ancien système politique et l’enclenchement d’une période de transition, suscite la colère auprès de la société civile et les partis de l’opposition, qui d’ailleurs, ne participent pas à cette “mascarade électorale”.

Comment les candidats vont-ils entamer leur campagne électorale?

Mais la question qui demeure toujours sans réponse, c’est comment les participants ont pu collecter les plus de 50 000 signatures alors que la population les surveille et les chasse, là ou ils sont aperçus? Des videos montrant des “militants” de ces candidats entrain de payer les gens pour remplir les formulaires de signatures ont fait le buzz sur les réseaux sociaux. Huit fonctionnaires de l’antenne administrative de l’APC de Souk Ahras ont été arrêtés la semaine dernière pour trafic dans le remplissage des formulaires individuels de candidature au profit d’un postulant à la candidature pour l’élection présidentielle.

Un autre problème se pose. Comment les candidats vont-ils entamer leur campagne électorale? Il est pratiquement impossible qu’un candidat puisse animer des meetings et des bureaux de campagnes dans les conditions actuelles marquées par une mobilisation populaire qui ne faiblit pas et un rejet massif du scrutin du 12 décembre. Les bureaux de l’Autorité Nationale Indépendante des Elections (ANIE) sont déjà scellés dans plusieurs wilayas du pays, ce qui handicape aussi la tenue de la présidentielle.

Toutes ces contraintes relevées posent un sérieux problème à la tenue de cette élection, sans pour autant évoquer la crédibilité “d’un coup de force” contre la volonté du peuple, qui est, selon la constitution, “la source des tous les pouvoirs”.

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