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Le tribunal administratif décide de la dissolution du RAJ

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Le tribunal administratif de Bir Mourad Rais a décidé ce mercredi 12 octobre de la dissolution de l’Association Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) dans le cadre du procès qui oppose l’association qui active depuis 28 ans au ministère de l’Intérieur.

« Le verdict du procès opposant le ministère de l’intérieur à l’association RAJ vient de tomber, le juge près le tribunal administratif d’Alger vient de prononcer la dissolution de l’association RAJ malgré le travail des avocats qui ont montré dans les requêtes et dans les plaidoiries que le dossier est vide dans le fond et dans la forme », a indiqué un communiqué de l’association.

Cette décision intervient après la requête de dissolution déposée par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales contre le RAJ.

Cette procédure judiciaire a été engagée en mai dernier « sous prétexte que les activités de l’association sont en violation de la loi 12/06 régissant les associations et en contradiction avec les objectifs énumérés dans les statuts de l’association”, avait indiqué un communiqué de l’association.

Dans son communiqué d’aujourd’hui, le RAJ a dénonce une « requête basée sur des suppositions sans aucune preuves telles que constaté par les juges du tribunal ».

Un appel sera introduit

Un appel de cette décision sera introduit par les avocats de l’association, a fait savoir le communiqué.

« Malgré cette décision injuste et aberrante, le RAJ va se battre et défendre l’association pour qu’elle continue à exister sur le terrain. Les avocats de l’association vont introduire à la fois un appel pour la suspension de l’exécution de la décision du tribunal et un appel auprès du conseil d’état », a-t-on indiqué.

Alors que plusieurs de ses militants ont été ciblés par des poursuites judiciaires, le RAJ avait dénoncé en mai dernier que la requête du ministère est basée “essentiellement sur les activités publiques de l’association durant le Hirak”.

Cette poursuite judiciaire intervient, avait dénoncé le RAJ,“après l’interdiction de ses activités, notamment celles organisées en dehors du siège national, sans oublier l’acharnement judiciaire à l’encontre de ses membres durant les premiers mois du Hirak où onze parmi eux ont été poursuivis en justice pour leurs opinions dont neuf ont été incarcérés et/ou mis sous contrôle judiciaire”.

Plusieurs ONG avaient dénoncé ces poursuites judiciaires contre le RAJ, estimant qu’il s’agit d' »une nouvelle tentative d’écraser le Hirak« .

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