Le SAEPE dénonce « les attaques sans précédent » contre la presse électronique

Le syndicat algérien des éditeurs de presse électronique (SAEPE) a organisé aujourd'hui 07 novembre un conférence de presse au siège de interface Media à Alger. Les intervenants ont dénoncé durant la conférence " des attaques sans précédent contre les presse électronique dans sa jeune histoire".

Crédit photo : Ahmed Sahara @interface Media | Conférence de presse du SAEPE du 07 Novembre 2018 au siège d'interface Media

Le syndicat algérien des éditeurs de presse électronique (SAEPE) a organisé aujourd'hui 07 novembre une conférence de presse au siège de interface Media à Alger. Les intervenants ont dénoncé durant la conférence " des attaques sans précédent contre la presse électronique dans sa jeune histoire".

Le SAEPE « dénonce le recours abusif et injustifié en début d’instruction à l’emprisonnement de nos collègues journalistes et éditeurs de presse : Abdou Semmar( Algérie part), Merouane Boudiab (Algérie Part), Adlene Mellah (DzairPress), Lies Hadibi (Al Djazair24), Abdelkrim Zeghilache (Sarbacane), Said Chitour (Indépendant).  Nous revendiquons leur remise en liberté dans l’attente de leur jugement si l’instruction sereine du dossier le recommande ».

Selon les conférenciers qui ont répondu aux questions des journalistes présents, le dossier des accusés « est vide. Les accusations sont liées au délit de presse » explique Ihsane El Kadi, directeur du pole publication auprès d’Interface Media qui cite la famille des détenus.

« Une plainte est déposée par le patron d’Ennahar concernant un article publié sur Algérie Part, dans lequel, Abdou Semmar reprend les déclarations de Amira Bouraoui, membre du mouvement Barakat et Mouwatana. Cette dernière (Amira Bouraoui) »menaçait de foudroyer Anis Rahmani ».

La deuxième plainte est celle déposée par le Wali d’Alger, car les journalistes de la même rédaction ont écrit « sur un promoteur immobilier, qui selon eux (les journalistes d’Algérie Part), est le beau frère du Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh » expliquent les conférenciers.

La situation de la presse électronique en Algérie a été évoquée notamment. « Les journalistes de la presse électronique n’ont même pas le droit d’avoir une carte de presse comme tous les autres médias. C’est la moindre des choses. Sans évoquer les difficultés que rencontrent nos journalistes pour accéder aux couvertures officielles » explique Bouzid ICHALALENE, membre du SAEPE et directeur d’ Interlignes Algérie.

A son tour, Said Boudour, éditeur du site électronique JCA, appelle « à la cessation immédiate de la campagne de stigmatisation de la presse électronique. Nous ne sommes pas des  relais de la cyber-dissidence algérienne.  Nous sommes des entreprises et des médias abritant un  important capital d’expérience professionnelle, héritage moderne de la grande aventure de la presse algérienne depuis l’indépendance. Nous revendiquons le respect et la considération ».

Pour conclure, les conférenciers ont rappelé qu’un sit-in sera organisée par un comité de solidarité aux journalistes arrêtés demain 08 novembre devant le tribunal de Said Hamdine à Alger et attendent des pouvoirs publics et notamment du ministre de la communication « des mesures concrètes pour lever l’embargo institutionnel dont est victime la presse électronique en dépit de sa reconnaissance légale dans le texte de loi de 2012. Nous demandons à nouveau l’ouverture d’un dialogue direct avec le ministère autour des propositions constructives contenues dans notre projet de pacte d’avenir pour l’émergence des médias électroniques en Algérie ».