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Politique

Le RCD se dirige vers le boycott des élections locales

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Le Président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) Mohcine Belabbas © INTERLIGNES

Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) devrait boycotter les élections locales du 27 novembre. La décision sera annoncée ce vendredi à l’issue du Conseil national qui se tient au moment où nous mettons ce texte en ligne.

Prononçant un discours avant le début du conseil national, le Président du RCD, Mohcine Belabbas, a sévèrement critiqué la programmation des élections locales anticipées.

« La convocation par le chef de l’Etat du corps électoral pour des élections locales anticipées en plein pandémie du covid-19 et surtout avec une quatrième vague annoncée dans une conjoncture où le taux de vaccination est l’un des plus faible au monde renseigne sur la préoccupation des dirigeants officiels quant à la santé des populations », a fustigé Mohcine Belabbas.

Poursuivant, le parti a estimé qu’avec ce scrutin,« c’est la troisième fois que le pouvoir joue la santé des Algériens à la roulette russe en moins d’une année ».

Pour le RCD qui a déjà boycotté, le référendum sur l’amendement de la Constitution du 1er novembre et les législatives du 12 juin, depuis l’investiture d’Abdelmadjid Tebboune en décembre 2019 « les farces électorales se suivent et se ressemblent ».

Absence des conditions

Laissant insinuer un troisième boycott, le parti a plaidé pour laisser le mandat des futurs assemblées communales et de wilaya en cours « aller à son terme » , avançant que les conditions ne sont pas réunies pour tenir le scrutin à la date programmée.

« Au-delà de l’absence des conditions d’une compétition électorale libre et transparente, le régime électoral promulgué par ordonnance du chef de l’Etat est devenu caduque en vertu de l’article 142 de la constitution qui stipule que « le Président de la République soumet les ordonnances qu’il a prises à l’approbation de chacune des chambres du Parlement au début de sa prochaine session. Sont caduques les ordonnances non adoptées par le Parlement », a indiqué Mohcine Belabbas.

« Il s’agit là d’un abus de position et d’une atteinte caractérisée à une règle fondamentale édictée par la constitution du pays et qui ainsi détruit le fondement de l’autorité de l’Etat. Ce qui rend l’organisation d’élections locales anticipées et la convocation du corps électoral illégales« , a-t-il ajouté.

Pour le parti, « même illégalité caractérise le mandat de l’assemblée nationale actuelle et risque de s’étendre au mandat des futurs assemblées communales et de wilaya si une décision n’est pas prise pour laisser le mandat en cours aller à son terme d’autant plus qu’aucune urgence déclarée n’est à signaler pour ce scrutin ».

Le RCD a également évoqué la situation des libertés en Algérie, dénonçant la dernière campagne d’arrestations qui selon lui, vise à « camoufler » et « justifier » les échecs du pouvoir.

« Depuis quelques semaines, c’est carrément des arrestations massives, notamment dans les localités de Kherrata et d’Ath Ourtilane. Toute critique donne lieu à des menaces et autres représailles attentatoires au droit et aux libertés fondamentales », a indiqué le parti.

Mohcine Belabbas ne le cite pas dans son discours mais le Président du bureau régional du RCD a Batna, Yacine Merchiche, a lui-même été victime d’une arrestation le vendredi 16 septembre après une perquisition à son domicile.

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