Connect with us

Politique

Le RCD « ne dialogue pas autour des mesures de libération des détenus d’opinion »

Published

on

Le président fraichement élu du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), Atmane Mazouz, a indiqué, Samedi 18 juin, lors d’une conférence de presse, tenue au siège du parti, à El Biar, Alger, que le RCD ne dialogue pas autour des mesures comme la libération des prisonniers d’opinion, la fin des arrestations arbitraires, le respect des libertés fondamentales et des libertés démocratiques inscrites dans la constitution du pays.

Le nouveau président du RCD a rendu hommage aux militants du parti qui se sont mobilisés tout au long du processus de préparation du congrès, afin que « la démocratie triomphe dans le choix des instances dirigeantes du Rassemblement dans une situation où la fermeture politique, la répression et les menaces sur tous les activistes et les activités politiques non officielles n’aident pas à instaurer des débats autour des questions politiques de l’heure« .

En dépit du poids des enjeux pour le RCD qui a accompagné l’insurrection populaire et pacifique de Février 2019, tout en contribuant à ouvrir la voie et à regrouper les forces en faveur d’un changement pacifique et négocié, les débats sur l’avenir du pays étaient au centre des interventions des militants, souligne le conférencier qui souligne, par ailleurs, que le rassemblement continuera à œuvrer pour regrouper les forces politiques pour construire le rapport de force en faveur d’une transition démocratique dans un processus constituant, pacifique et de progrès.

Le RCD, rappelle Mazouz, a une « histoire et une mémoire. Les militants du parti, anciens et nouveaux, savent que les postures tactiques ne peuvent jamais faire office de stratégie, car dans ce cas les reniements ne sont pas loin, indépendamment des volontés individuelles qui peuvent procéder de bonnes intentions. Nous l’avons toujours dit : nous n’avons pas choisi le chemin le plus facile mais le plus juste ».

Répondant à une question d’un journaliste au sujet de la réunification des rangs de la famille du RCD, qui a connue plusieurs crises internes ayant conduit à la démission de plusieurs militants, Mazouz a affirmé que les portes du partis sont ouvertes à tous ceux qui ont quittés le parti, sauf ceux qui se sont exclus d’eux même ». « On peut pas prétendre réunir tous les courants politiques autour d’une table, alors qu’on peut pas réunir ses propres militants », a-t-il souligné.

« Rares sont les partis, ici et ailleurs, qui peuvent se targuer d’organiser des scrutins pluriels où toutes les opérations sont retransmises en direct sur les réseaux sociaux devant le contrôle d’un huissier de justice », précise l’intervenant.

Il a par ailleurs, tiré à boulets rouge sur « la politique de fuite en avant dont les promoteurs rêvent de la restauration de l’univers politique des années 1970 et de ses dogmes stérilisants où les libertés fondamentales et d’opinion procédaient de la contre révolution plombe la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. Elle fragilise, de fait, l’Algérie dans une conjoncture de bouleversements mondiaux qui se déroulent sous nos yeux et près de nous ».

Concernant les consultations initiées par la présidence de la République avec les chefs des partis politiques en vue de trouver une issue la crise que traverse le pays, Atmane Mazouz, dit que son parti n’a pas été convié à ce dialogue. « Si le pouvoir attend des consultations ciblées qu’il a entreprises, l’établissement de la confiance entre les citoyens et les institutions du pays squattées par des procédés frauduleux, il se trompe lourdement », soutient le patron du RCD.

Et d’ajouter: « On ne dialogue pas autour des mesures comme la libération des prisonniers d’opinion, la fin des arrestations arbitraires, le respect des libertés fondamentales et des libertés démocratiques inscrites dans la constitution du pays. On décrète leur respect et on peut le faire en cette veille du 60ème anniversaire de l’indépendance« .

A propos du dialogue, le conférencier estime, qu’il doit avoir comme objectif la réunion des conditions pour entamer un processus démocratique et transparent pour donner la parole au peuple algérien, fait savoir le RCD.

Au plan économique, « le blocage et le marasme ambiant ne peuvent pas être réglés simplement par la promulgation d’un nouveau code des investissements. La visibilité et la lisibilité dans ce domaine nécessitent la stabilité dans la législation et les règlements y afférents, leur respect par une justice libérée des contingences politiques. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. Dans la pratique, il n’y a pas que l’immobilisme qui se paie cash, les incohérences économiques et les tâtonnements sont aussi ruineux », explique le RCD.

Abordant la crise algéro-espagnole, Mazouz estime, qu’elle ne peut être détachée du contexte mondial. « Elle survient après la décision américaine de remettre en selle Israël dans la région et les bouleversements annoncés dans le domaine des approvisionnements énergétiques, le gaz en particulier ».

« Dans l’affaire du Sahara occidentale, l’Espagne a une responsabilité historique en tant que puissance occupante jusqu’à 1975. Le revirement du gouvernement espagnol sur cette question provoque d’ailleurs des remous dans la classe politique ibérique dans la conjoncture mondiale que je viens d’évoquer. Sur cette question et sur le devenir des relations avec l’Espagne et l’Union Européenne en générale avec lesquelles nous avons des relations commerciales importantes et parfois des liens historiques et humains denses, la préparation et l’anticipation dans une vision rénovée sont les meilleures armes », souligne le RCD.

A la fin de son intervention Atmane Mazouz a annoncé la composante du secrétariat national du parti. Beaucoup de nouvelles figures ont été promues à l’instance dirigeante du parti.

Continue Reading
Advertisement
Comments
INTER-LIGNES

GRATUIT
VOIR