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Le RCD met en garde contre la répression : « la candidature de Bouteflika est vécue comme un affront »

Le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) met en garde contre toute volonté des tenants du pouvoir de recourir à la violence contre les opposants au cinquième mandat du président Bouteflika. Dans un communiqué rendu public, aujourd’hui, la formation que préside Mohcine Belabbas revient sur les manifestations enregistrées, ce week-end, dans plusieurs localités du pays.

Melissa NAIT ALI

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Il appelle ainsi à l’ouverture des espaces publics et à la solidarité pour l’avènement d’une nouvelle issue de sauvegarde de la Nation. « Plusieurs localités du pays sont le théâtre de manifestations contre un nouveau viol de la souveraineté populaire pour maintenir un système politique finissant, au moyen de l’intronisation pour un cinquième mandat d’un chef de l’Etat impotent », lit-on dans le communiqué du RCD.

Selon la même source, l’annonce de la candidature de Bouteflika, précédée et suivie par les menaces des officiels contre toute velléité de résistance, « est vécue comme l’affront de plus par des populations qui assistent depuis près de vingt ans au pillage des richesses du pays par des familles-oligarques sans foi ni loi ».

Rappelant les appels à manifester lancés sur les réseaux sociaux, le RCD note que jusque-là, les responsables locaux des forces de sécurité n’ont pas relayé les avertissements publics du premier ministre, Ahmed Ouyahia, pour user de violence contre les citoyens qui expriment pacifiquement leur désapprobation dans la rue.

«Face à l’aveuglement et aux provocations orchestrées par les sponsors d’un statu quo mortifère pour le pays et à l’embrigadement ou le musellement des partis politiques et des organisations, les populations n’ont d’autres choix pour s’opposer à un système de soumission et d’humiliations que la rue. On en est arrivé là et, ce n’est pas faute de nombreux signaux d’alarme de partis politiques et de personnalités quant aux périls du maintien d’une gouvernance absolutiste et hors d’époque », souligne le parti.

Insistant sur son militantisme pour l’avènement de l’alternative démocratique et pacifique, le RCD, selon le même communiqué, « met en garde contre les provocations et la répression contre des citoyens qui manifestent les mains nues ». « Il exprime ses vives inquiétudes, d’autant que la remise en selle récurrente et grossière de la formule éculée “des ennemis de l’intérieur” a servi, en son temps, l’instrumentalisation de la violence », ajoute-t-on dans le même communiqué.

Précisant que la fin du système politique, symbolisé par la « fraude à la Naegelen depuis l’indépendance », est la condition pour un renouveau national, le RCD appelle à l’ouverture des espaces publics, à la vigilance et à la solidarité pour que s’ouvre une issue positive qui sauvegarde l’unité de la nation et de notre peuple.

 

 

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: “Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir”

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer “une fin de non-recevoir”. “Dawla madania, machi askaria”, “Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance !”, a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse “makanch intikhabat m3a l’issabat” (pas d’élections avec la bande),  “les généraux lazam ytirou”, crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. “Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance”, témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. “Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat”. “Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter”, scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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