Connect with us

Politique

Le RCD dénonce la dégradation des droits humains: « 300 Algériens arbitrairement mis en prison »

Published

on

Le parti du Rassemblement pour la culture et la Démocratie (RCD) a de nouveau dénoncé la dégradation de la situation des droits de l’Homme en Algérie qui est à l’origine de l’incarcération de 300 détenus d’opinion et politiques. Pour le parti de Mohcine Belabbas, « ces atteintes massives » valent « d’inscrire désormais l’Algérie dans un Guinness des violations flagrantes des conventions internationales des droits ».

« Abordant le volet des libertés, les membres de la direction nationale alertent sur la dégradation inquiétante de la situation où plus de 300 citoyens algériens sont arbitrairement mis en prison pour avoir revendiqué un changement pacifique dans le pays », a indiqué le parti dans un communiqué rendu public à l’issue de sa réunion en session ordinaire mensuelle tenue le jeudi 23 décembre.

Et d’ajouter: « les abus sont au quotidien et les atteintes massives aux droits fondamentaux et aux libertés individuelles et collectives valent d’inscrire désormais l’Algérie dans un Guinness des violations flagrantes des conventions internationales des droits et, de surcroit, de la loi fondamentale du pays ».

Pour le parti dirigé par Mohcine Belabbas, la dégradation de la situation des droits de humains en Algérie est un « constat qui contraste avec les assurances et les dénégations de l’instance Lazhari », Président de Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH).

Par ailleurs, le RCD a dénoncé la situation socio-économique du pays et la dégradation du pouvoir d’achat qui menacent « la cohésion sociale ». Il a aussi critiqué la loi de finances 2022 qu’il qualifie d' »anti-sociale ».

« Au plan socio-économique, la situation n’est pas en reste et l’inquiétude s’installe durablement. La jeunesse est foncièrement livrée au chômage massif et à la Harga. La dégradation du pouvoir d’achat des ménages menace fortement la cohésion sociale et installe l’angoisse dans l’écrasante majorité des foyers algériens », a indiqué le communiqué du parti.

« C’est dans cette extrême détresse et fermeture que le pouvoir, navigant à vue, feigne de miroiter une mythique relance industrielle à travers l’organisation d’une conférence nationale alors qu’aucun cap n’est perceptible sous des indicateurs macro-économiques des plus défavorables. Déficit budgétaire abyssal, balance des paiements chancelante, tarissement des sources de financements et des perspectives économiques incertaines et difficiles qui, de l’avis même du FMI dans ses conclusions des consultations de 2021 avec l’Algérie, ne peuvent qu’augurer de lendemains difficiles pour l’écrasante majorité des Algériens », a-t-il ajouté.

Aux yeux du parti, la loi de finances 2022 récemment adoptée récemment va dégrader davantage le pouvoir d’achat des Algériens.

« A cette situation socio-économique alarmante s’ajouteront les effets dommageables d’une loi de finances 2022 qui assécheront davantage le peu d’économies des familles : une loi de finances antisociale imposée, dans une phase contre révolutionnaire, pour le maintien d’un système rejeté par des millions d’Algériennes et d’Algériens

« , peut-on lire sur le communiqué du parti.

Continue Reading
Advertisement
Comments