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Politique

Le RCD annonce le boycott des élections locales

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©DR | Siège de l'RCD à Alger centre

Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a décidé de boycotter les élections locales du 27 novembre prochain. La décision a été prise après un vote des membres du Conseil national dont la session ordinaire s’est tenue ce vendredi.

« C’est une décision du Conseil national qui a été prise suite à un débat très riche et durant lequel on a enregistré un record du point de vue du nombre d’interventions pas seulement des membres du Conseil national mais aussi des membres du conseil national qui avaient une autre casquette celle de maire ou d’élu à l’Assemblée populaire de wilaya en exercice », a indiqué le Président du RCD à l’issue du vote.

Et d’ajouter: « il y a eu un vote à la fin pour lequel nous avons préféré opter. On a même permis à certains membres du Conseil national qui ne pouvaient pas se déplacer pour une raison ou l’autre d’envoyer des procurations et à la fin il y a eu une décision de ne pas prendre part à ces élections ».

De son côté, l’attaché de presse du parti, Biatour Mourad, a indiqué à l’issue de la session du conseil national que le parti a décidé de boycotter ces éléctions « programmées par le pouvoir en violation de la loi et à la constitution ».

Le président du parti qui a boycotté les deux scrutins précédents à savoir le référendum populaire et les législatives, avait insinué au boycott lors d’un document prononcé plutôt aujourd’hui.

Au-delà de l’absence des conditions d’une compétition électorale libre et transparente, le régime électoral promulgué par ordonnance du chef de l’Etat est devenu caduque en vertu de l’article 142 de la constitution qui stipule que « le Président de la République soumet les ordonnances qu’il a prises à l’approbation de chacune des chambres du Parlement au début de sa prochaine session. Sont caduques les ordonnances non adoptées par le Parlement”, a indiqué Mohcine Belabbas.

Il s’agit là d’un abus de position et d’une atteinte caractérisée à une règle fondamentale édictée par la constitution du pays et qui ainsi détruit le fondement de l’autorité de l’Etat. Ce qui rend l’organisation d’élections locales anticipées et la convocation du corps électoral illégales“, a-t-il ajouté.

Pour le parti, “même illégalité caractérise le mandat de l’assemblée nationale actuelle et risque de s’étendre au mandat des futurs assemblées communales et de wilaya si une décision n’est pas prise pour laisser le mandat en cours aller à son terme d’autant plus qu’aucune urgence déclarée n’est à signaler pour ce scrutin« .

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