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Le PT appelle au «retrait» du projet de loi sur l’investissement

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Le Parti des travailleurs (PT), a appelé mardi 28 juin, au retrait du projet de loi relative à l’investissement voté, hier lundi, par les députés lors d’une séance à huis-clos à débat restreint. C’est la deuxième formation politiquer à plaider «le retrait» de ce texte, après l’Union pour le changement et le progrès (UCP), de Zoubida Assoul.

«Ce projet est anti national et doit être retiré», estime le Bureau politique du PT, dans un communiqué à l’issue de la réunion de son secrétariat.  Le parti de Louisa Hanoune qui a débattu ce texte «sur la base d’un rapport détaillé» l’a violement critiqué. «Il s’agit de livrer le pays au pillage étranger au profit des multinationales alors que ces dernières ne cherchent que de nouveaux marchés pour leurs marchandises frappées par l’inflation, la récession et la saturation du marché mondial», analyse-t-il.

Livrer le pays au pillage !

Le PT met en garde contre les conséquences du futur code de l’investissement qualifié de «desertificateur» pour la production nationale. Selon le parti de Mme Hanoune, la production nationale «devra affronter une concurrence insoutenable» car totalement «faussée par les exonérations et autres avantages consentis aux produits étrangers et qui provoquent d’énormes pertes pour le trésor public».

Adopté lundi lors d’une plénière à «débat restreint», le projet de loi relative à l’investissement contient des mesures qui, d’après le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, visent entre autres à «développer les secteurs d’activités prioritaires à forte valeur ajoutée, assurer un développement territorial durable et équilibré, valoriser les ressources naturelles et les matières premières locales, favoriser le transfert technologique et développer l’innovation et l’économie de la connaissance».

«Un coup d’une extrême violence porté contre le pays»

Pourtant, le PT n’y croit pas trop. D’ailleurs, il n’épargne pas les députés qui ont adopté le texte «sans débat», dénonçant «un coup d’une extrême violence porté contre le pays».

«Ce mode de vote sous forme d’ordonnance et à huis clous, à lui seul, confirme la dangerosité du texte pour la production nationale et le pays», insiste le parti pour qui le seule urgence désormais «réside dans la nécessité vitale que s’organise la mobilisation résitancielle pour empêcher ce rouleau compresseur déclenché une semaine avant la célébration du 60eme anniversaire de l’indépendance nationale».

Initiative de «rassemblement»: l’urgence est ailleurs !

Par ailleurs, le Bureau politique du PT s’est exprimé sur plusieurs questions liées à l’actualité nationale. Sur l’initiative de « rassemblement » du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, le parti de Louisa Hanoune qui n’a pas été convié au palais d’El Mouradia, pense que «sans l’implication de la société, aucun projet ne saurait aboutir au sauvetage du pays».

L’urgence, explique le PT, se situe dans «la prise en charge des besoins (des Algériens) sur le plan socio-économique», «le retrait, à travers la LFC 2022, du projet d’abolition des transferts sociaux» et «la consommation par l’augmentation effective du pouvoir d’achat». Aussi, l’urgence est «à la libération de tous les prisonniers politiques et les détenus d’opinion, à l’arrêt des persécutions et toutes formes de répression politique» et dans «le rétablissement des conditions normales d’exercice de la politique, de la profession de journaliste». En gros, le PT plaide en faveur de «l’organisation d’un débat national sans restriction, permettant la participation populaire pour dégager les voies et moyens de sortir le pays de la crise».

Gare au remplacement du français par l’anglais au primaire

Réagissant à la dernière décision prise par le président Tebboune d’adopter l’anglais au primaire, le PT met en garde contre «les conséquences du remplacement à la hussarde» de la langue française par l’anglais. Il rappelle que des décisions similaires «ont entrainé d’énormes dégâts sur plusieurs générations, déstabilisées par l’improvisation de changements dictés par des considérations idéologiques et donc de manière non scientifique».

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