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Politique

Le président de l’association SOS Bab el Oued condamné à 8 mois de prison ferme

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© DR | Nacer Maghnine, président de l'association SOS Bab El Oued

Le président de l’association SOS Bab el Oued, Nacer Meghnine a été condamné ce dimanche à 8 mois de prison ferme par le tribunal de Bainem (Babe el Oued), avons-nous appris auprès de l’avocate Zoubida Assoul, membre du collectif de la défense.

Selon l’avocate, Nacer Meghnine est poursuivi pour « participation à des délits qui portent atteinte à l’interêt national et l’unité nationale », « percevoir de l’argent d’une instance étrangère dans le but de commettre des faits qui touchent à l’unité nationale et à l’ordre public », « possession et distribution de tracts qui portent atteinte à l’intérêt national » et « incitation à regroupement non armée ».

Lors de l’audience du procès qui s’est déroulée le 15 septembre, le procureur de la République près le tribunal de Bainem avait requis 2 ans de prison ferme assorti d’une amende de 100 000 DA à l’encontre de Nacer Maghnine.

Nacer Meghnine a été arrêté en avril dernier et une perquisition a été opérée à son domicile. Il a ensuite été placé sous mandat de dépôt le mardi 20 avril après avoir été présenté devant le procureur de la République puis le juge d’instruction près le tribunal de Bainem.

La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) avait alors émis un communiqué sur son arrestation.

Le communiqué de la DGSN avait fait état de l’arrestation d’une “association criminelle composée de huit personnes âgées de 26 à 60 ans actives sous couvert d’une association culturelle, non agréée, à Bab El-Oued”. “Cette association a acquis du matériel technologique moderne grâce au financement d’une représentation diplomatique à Alger d’un grand pays étranger”, avait indiqué la DSGN sans préciser le nom de l’association.

Le financement a permis, selon la DGSN, à  l’association « de produire films, documents provocateurs” et “tracts appelant à la violence durant les manifestations du Hirak”.

Ce communiqué avait suscité la colère du collectif de la défense qui a renié son contenu et dénoncé « une violation du secret d’instruction et de la présomption d’innocence ».




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