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Opinion

Le Premier ministre russe annonce avoir le coronavirus

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© DR | Le Premier ministre russe Mikhail Michoustine

Le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a annoncé jeudi avoir été testé positif au nouveau coronavirus et se placer en isolement, lors d’une vidéo-conférence diffusée à la télévision.

“Je viens d’apprendre que les tests du coronavirus que j’ai réalisés sont positifs”, a-t-il déclaré lors d’une vidéo-conférence avec le président russe Vladimir Poutine diffusée à la télévision, ajoutant qu’il se plaçait en isolement et suggérant que son adjoint, le vice-Premier ministre Andreï Belooussov, le remplace durant cette période.

“Le gouvernement continuera à travailler de façon habituelle. Je prévois d’être en contact au téléphone avec mes collègues et par vidéo-conférence avec vous”, a ajouté Mikhaïl Michoustine.

En réponse, Vladimir Poutine a souhaité un bon rétablissement à son Premier ministre, ajoutant qu’il tenait à le “remercier pour le travail accompli jusqu’à présent” et que “ce qui vous arrive peut arriver à n’importe qui”.

“J’espère que vous restez capable de travailler et que vous participerez activement” aux décisions du gouvernement, a ajouté le président russe assurant que “sans votre opinion et votre participation, les décisions ne seront pas prises”.

Dans la foulée de cette conversation, un décret officialisant la nomination au poste de Premier ministre par intérim d’Andreï Belooussov a été publié sur le site du Kremlin.

Opinion

Journée internationale des travailleurs : l’opposition dénonce une volonté de détourner le fleuve du 22 février 2019

Melissa NAIT ALI

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© DR | les partis de l'opposition dénoncent la répression qui vise les activistes du hirak


Des partis d’opposition montent au créneau pour dénoncer une entreprise de « détournement du fleuve de la révolution du 22 février 2019 », par le pouvoir en place. Dans des communiqués rendu public, aujourd’hui, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs, le RCD, le FFS et le PST condamne, notamment, cette volonté du pouvoir en place de profiter de la crise sanitaire actuelle pour anéantir le reste des acquis démocratiques.

«Chez nous, l’absolutisme de la 3issaba qui régente le pays depuis plus de 20 ans a détruit les organisations traditionnelles par la caporalisation et a empêché l’émergence de syndicats authentiques par la répression et la corruption », souligne le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) dans un communiqué.


Rendant hommage aux nombreux militants syndicaux et aux travailleurs qui luttent pour leurs droits à se constituer librement en syndicats pour défendre leurs intérêts matériels et moraux, le RCD précise que « la révolution du 22 février n’est pas une simple demande de démocratisation formelle ». « Elle est une exigence de liberté et de démocratie avec son contenu économique et social. Seul un pouvoir issu d’élections démocratiques peut satisfaire les revendications socio-politiques du peuple algérien », estime le RCD.

« Le système veut se pérenniser »

De son côté le FFS déplore le fait que « dans ce contexte sanitaire marqué par le confinement des Algériens, le système, dans l’objectif de se pérenniser, profite pour renforcer son autoritarisme et faire taire toute voix discordante ».« Et cela au moment où la révolution d’un peuple qui aspire à la liberté, la souveraineté, la démocratie et la construction de l’Etat de droit, est en marche », lit-on dans le communiqué de ce parti.

Le FFS rappelle, dans ce sens, l’adoption du projet de loi modifiant et complétant le code pénal de par un parlement illégitime et impopulaire, la censure et les tentatives de musellements de plusieurs médias, le harcèlement policier et judiciaire par la convocation et l’arrestation de militants politiques, d’activistes de la révolution populaire et de journalistes indépendants.


« Il s’agit là d’une preuve que la propagande du régime sur un éventuel changement et une ‘’Algérie nouvelle’’ n’est qu’une chimère », explique le FFS. Sur le même ton, le parti socialiste des travailleurs (PST) dit tout simplement « non au confinement de nos libertés démocratiques et de nos acquis sociaux ! ».

«C’est dans un contexte de crise sanitaire mondiale aiguë que les millions de travailleuses et de travailleurs s’apprêtent à commémorer la journée mondiale de la lutte des travailleurs. C’est pour la première fois dans l’histoire moderne que nous n’allons pas exprimer massivement, notre colère dans la rue, contre le système capitaliste qui continue à nous exploiter, à provoquer des guerres interminables et à polluer notre écosystème », lit-on dans le communiqué

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Monde

L’escalade de tensions entre Washington et Téhéran fait rebondir les prix du pétrole : Une “stratégie” de Trump?

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Les cours du pétrole grimpaient très fortement jeudi, l’escalade des tensions entre l’Iran et les Etats-Unis éclipsant l’assèchement de la demande lié au coronavirus et la saturation des installations de stockage.

Vers 14H45 GMT (16H45 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin gagnait 12,91% par rapport à la clôture de la veille, à 23,00 dollars, au lendemain d’un plus bas en plus de 20 ans sous les 16 dollars.

Le baril de WTI coté à New York pour la même échéance grimpait dans le même temps de 30,48%, à 17,98 dollars, peu après être monté jusqu’à 18,15 dollars.

Il avait déjà bondi de 19% mercredi après que le président américain Donald Trump a prévenu dans un tweet avoir donné ordre de “détruire” toute embarcation iranienne qui s’approcherait de façon dangereuse de navires américains dans le Golfe.

Les cours ont poursuivi sur leur lancée jeudi alors que le chef des Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, alimentait cette guerre des mots en promettant une “réponse décisive” aux Etats-Unis si les menaces du locataire de la Maison Blanche étaient mises à exécution.

L’Iran avait par ailleurs annoncé mercredi le lancement d’un premier satellite militaire, aussitôt dénoncé par les Etats-Unis qui accusent Téhéran de développer des programmes de tirs de “missiles” masqués.

Mais à ces niveaux de prix très faibles, “la variation en pourcentage peut être trompeuse”, nuance Craig Erlam, analyste de Oanda.

Une “stratégie” de Trump?

Le Golfe est une artère majeure pour l’exportation du brut vers les marchés mondiaux, et tout regain de tension a immanquablement un impact haussier.

Pour soutenir les cours, une des options consiste par conséquent “à alimenter les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ce qui fait craindre pour l’approvisionnement en brut”, a estimé Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

“C’est ce que fait Donald Trump en ce moment”, a-t-elle ajouté. Les investisseurs analysent ce tweet “comme une menace sur la production et les exportations” de cette région du globe riche en pétrole, confirme Bjornar Tonhaugen, de Rystad Energy.

“Il est très probable que le tweet s’inscrive dans la stratégie” de l’administration américaine “pour influencer les prix du pétrole”, avait indiqué plus tôt dans la journée une note de Phillip Futures, rappelant que les producteurs américains de schiste de pétrole sont durement impactés par la chute des cours.

Perspectives moroses

Malgré ces poussées de fièvre, les cours de l’or noir n’en demeurent pas moins à leurs niveaux les plus bas depuis des années, la demande de pétrole ayant été décimée par le plongeon de l’activité économique dû au confinement et restrictions de déplacements pour combattre la pandémie de Covid-19.

Les analystes de Rystad Energy ont d’ailleurs actualisé jeudi leurs prévisions de la demande annuelle en pétrole et prévoient dorénavant une baisse de 10,4% pour 2020.

Ils ajoutent que les mois d’avril et mai seront les plus touchés, avec des baisses respectives de 26,7% et 19,5%, des creux largement supérieurs aux coupes actées pour le moment par les principaux pays producteurs de brut.

Un autre problème de taille inquiète le marché, celui de la constitution de stocks très importants de pétrole brut.

A titre d’illustration, le rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) a fait état mercredi d’une hausse de 15 millions de barils des réserves américaines de brut.

A Cushing dans l’Oklahoma en particulier, où sont stockés les barils servant de référence au WTI, les réserves approchent de leur maximum.

Les réserves américaines d’essence et de produits raffinés ont aussi augmenté, tandis que la consommation hebdomadaire a dégringolé de plus de 25% sur un an au moment où la population est confinée.

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Monde

RSF : Le monde à l’aube d’une “décennie décisive” pour la liberté de la presse

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Les dix prochaines années seront sans doute “une décennie décisive” pour la liberté de la presse, alerte RSF, la crise sanitaire actuelle amplifiant les nombreuses difficultés économiques, politiques ainsi que le défaut de confiance dont souffre le secteur.

   “L’épidémie est l’occasion pour les Etats les plus mal classés d’appliquer la “stratégie du choc”, théorisée par Naomi Kein : ils profitent de la sidération du public et de l’affaiblissement de la mobilisation pour imposer des mesures impossibles à adopter en temps normal”, déplore auprès de l’AFP Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation qui publie mardi l’édition 2020 de son classement mondial de la liberté de la presse.

   C’est le cas de la Chine (177e) et de l’Iran (173e, – 3), “qui ont mis en place des dispositifs de censure massifs” ou de la Hongrie (89e, – 2), où le Premier ministre a fait voter une loi “coronavirus” qui prévoit des peines allant jusqu’à cinq ans de prison pour la diffusion de fausses informations.

   L’infodémie, “pandémie d’infox autour de la maladie”, est prétexte à des lois répressives, relève Christophe Deloire, soulignant que le mélange entre propagande, publicité, rumeurs et journalisme “déséquilibre les garanties démocratiques pour la liberté d’opinion et d’expression”.

   “Des armées de trolls d’État, en Russie, en Chine, en Inde, aux Philippines (136e, -2) et au Vietnam (175e) utilisent l’arme de la désinformation sur les réseaux sociaux”, note RSF.

   Snowden et Stiglitz

   L’épidémie accélère aussi la crise économique de la presse : “au Libéria, les journaux papier ont arrêté de paraître, tandis qu’aux Etats-Unis, plus de 30.000 personnes travaillant dans les médias ont perdu leur emploi depuis le début de la crise”, détaille Christophe Deloire.

“Que seront la liberté, le pluralisme et la fiabilité de l’information d’ici l’année 2030 ? La réponse à cette question se joue aujourd’hui”, estime-t-il.

  Pour éclairer le débat, RSF organise mardi soir une conférence virtuelle avec des personnalités “qui incarnent le journalisme” : la journaliste du Washington Post Rana Ayyub, “objet de campagnes de cyberharcelement très violentes en Inde”, le lanceur d’alerte Edward Snowden “dans un contexte où on est particulièrement préoccupé par la surveillance” et le Nobel d’Economie Joseph Stiglitz, “spécialiste des asymétries d’information”, précise Christophe Deloire.

   Cyberviolences

   Le classement 2020, qui étudie 180 pays et territoires, fait apparaître une légère amélioration de l’index général sur un an, mais ne tient pas compte de l’épidémie.

   Et la proportion des pays en “situation critique” augmente par rapport à 2019 (+2 points à 13%).  

   En bas du classement, on retrouve la Corée du Nord (180e, – 1) qui ravit la toute dernière place au Turkménistan, tandis que l’Érythrée (178e) reste le pire représentant du continent africain.

   Le trio de tête regroupe la Norvège, première pour la quatrième fois d’affilée, suivie de la Finlande et du Danemark (3e, +2).

   Mais la menace guette même ces bons élèves avec la montée des cyberviolences.

   Aux États-Unis (45e, +3) et au Brésil (107e, -2), deux chefs d’État démocratiquement élus, Jair Bolsonaro et Donald Trump, continuent de dénigrer la presse et d’encourager la haine des journalistes, note RSF.

   La France (32e, -2) recule, à cause de faits de cyberharcèlement mais aussi parce que des journalistes ont été clairement visés par la police lors de manifestations, tandis que d’autres couvrant des faits relevant du secret défense ont été convoqués à répétition, développe Christophe Deloire déplorant “une intimidation judiciaire”.

   Les bonnes nouvelles viennent d’Afrique, où la chute de nombreux dictateurs et régimes autoritaires ces dernières années, comme en Éthiopie (99e, + 11), en Gambie (87e + 5) ou au Soudan (159e, + 16), a permis de desserrer un peu l’étau sur les journalistes, même si “les changements profonds, seuls à même de favoriser l’essor d’un journalisme de qualité, libre et indépendant, sont encore trop rares”.

   La Malaisie (101e, +22) et les Maldives (79e, +19), après une alternance politique, affichent les deux plus belles progressions du classement 2020.

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