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Politique

Le port du masque est obligatoire: Peut-on réellement assurer sa disponibilité à 40 dinars ?

Bouzid ICHALALENE

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© DR | Port du masque obligatoire
© DR | Port du masque obligatoire

Le décret exécutif rendant obligatoire le port du masque de protection comme mesure de prévention dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus (COVID-19) a été publié dans le dernier numéro du Journal officiel (numéro 30). Mais le flou plane sur le mécanisme et le plafonnement du prix à 40 dinars comme annoncé par le gouvernement.

Ce décret a pour objet de modifier et de compléter certaines dispositions du décret exécutif n 20-70 du 24 mars 2020 fixant les mesures complémentaires de prévention et de lutte contre la propagation du Coronavirus (COVID-19).

Ainsi, l’article 13 bis du décret précise : “Est considéré également comme mesure de prévention obligatoire, le port d’un masque de protection (…) lequel doit être porté par toutes personnes et en toutes circonstances, sur la voie et les lieux publics, sur les lieux de travail ainsi que dans tous les espaces ouverts ou fermés recevant le public, notamment les institutions et administrations publiques, les services publics, les établissements de prestations de services et les lieux de commerce”.

Mais la question de la disponibilité des masques reste la plus grande interrogations, car dans certaines régions, il est très compliqué de trouver des masques, et si on les trouve, parfois ils ne sont pas conformes ou bien, il sont mis en vente avec des prix excessifs.

Les autorités ont annoncé que le prix du masque sera plafonné à 40 dinars, mais sur le marché, la situations est tout autre. Les prix des masques dépassent parfois les 200 dinars pour les masque en tissu “réutilisables”. C’est devenu un commerce pour certains vendeurs à la sauvette qui profitent de cette crise pour s’enrichir en ignorant la situation sanitaire.

Selon certains grossistes que nous avons contacté, le prix de revient des masques chirurgicaux qu’ils soient importés ou fabriqués se rapproche des 40 DA dans le meilleur des cas (sans marge)”.

Selon la même source “il est impossible de le toucher un masque en tissu conformee aux normes AFNOR à 40 dinars ou moins”, tout en précisant qu’à ce prix, et sans subvention, ça ne peut être “qu’un masque en tissu non conforme AFNOR”.

Donc, comment est-il possible de le plafonner à ce prix ? Selon plusieurs sources que nous avons contacté, la seule possibilité d’avoir des masques à ce prix “est d’exonérer ce produit de toutes les taxes, et de mettre en place un mécanisme très strict pour sa distribution et vente”.

Nous avons essayé de contacté le ministère de la santé pour avoir plus d’informations à ce sujet, mais toutes nos tentatives sont restées sans suite.

L’article 13 ter du même décret publié stipule aussi que “Tout administration, établissement recevant le public, ainsi que toute personne assurant une activité de commerce ou de prestation de services, sous quelque forme que ce soit, sont tenus d’observer et de faire respecter l’obligation du port de masque de protection, par tous moyens, y compris en faisant appel à la force publique”.

Le même article précise en outre que “tous les agents publics habilités sont tenus de veiller au strict respect de l’obligation du port de masque de protection”.

Enfin, le décret énonce dans son article 3 que “les personnes enfreignant les mesures de confinement, de port du masque de protection, des règles de distanciation et de prévention et les dispositions du présent décret, sont passibles de peines prévues par le code pénal”.

Politique

Décès de l’ancien Premier ministre marocain, Abderrahmane El Youssoufi

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L’ancien Premier ministre marocain, Abderrahmane El Youssoufi, bien connu pour sa vigueur à défendre le Grand Maghreb est décédé vendredi à Casablanca des suites d’une maladie, ont rapporté des médias marocains.

Natif de Tanger le 8 mars 1924, feu Abderrahmane El Youssoufi était l’un des artisans de la Conférence de Tanger (Maroc) ayant jeté les bases du projet du Grand Maghreb et ayant réuni, en 1958, les partis maghrébins nationalistes de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie à laquelle avait pris part une personnalité phare du Front de libération nationale (FLN), le moudjahid Abdelhamid Mehri.

L’homme qui a passé la plus grande partie de sa vie dans l’opposition, avait rejoint le parti de l’Istiqlal, alors lycéen. Dirigeant de l’aile gauche du parti, il sera parmi les fondateurs en 1959 de l’Union nationale des forces populaires (UNFP), qui va devenir en 1975 l’Union socialiste des forces populaires (USFP), et rédacteur en chef de son organe “Attahrir” entre 1959 et 1965.

Compagnon de route de Mehdi Ben Barka (l’un des principaux opposants socialistes au roi Hassan II), il accepte après un long exil à Cannes (France), de mener un gouvernement en 1998 sous feu le roi Hassan II. Son gouvernement “d’alternance” constitué pour moitié (22 sur 41) par des ministres de la “Koutla”, regroupement de partis de l’opposition. Il restera en poste jusqu’aux législatives de septembre 2002. En 2003, il démissionne de son poste de Premier Secrétaire de l’USFP et quitte la scène politique.

Ses démêlés avec la justice marocaine

En 1959, il est arrêté pour offense au roi avant d’être relâché quelques jours plus tard. Ses années d’opposition seront marqués par plusieurs procès.

En 1963, il est condamné par contumace à 2 ans de prison. En 1965, après l’assassinat de Mehdi Ben Barka, il vient en France où il vivra en exil durant 15 ans. Nouvelle condamnation lors du grand procès de Marrakech où le procureur requiert la peine de mort.

Gracié en 1980, il rentre au Maroc. En 1992, après la mort d’Abderrahim Bouabid, il devient premier secrétaire de l’USFP.  Condamné à deux ans de prison par contumace en 1963, il quitte le Maroc en 1965 à la suite de la disparition de Ben Barka à Paris. Il restera en exil en France durant une quinzaine d’années. Entre temps, il sera condamné à la peine capitale en 1975.

Début des années 90, Abderrahmane Youssoufi rentre presque définitivement au Maroc. Il prend la direction de l’USFP en 1992 suite au décès de son Premier secrétaire de l’époque, Abderrahim Bouabid.

Auteur de “récits du Passé”, dernière étape de sa carrière

La présentation en mars 2018 à Rabat de ses mémoires aura été sa dernière sortie médiatique. Dans son ouvrage intitulé “Récits du passé”, il atteste l’implication des services secrets marocains, français et israéliens dans l’affaire liée à l’assassinat, en France, de l’opposant marocain, Mehdi Benbarka.

L’ancien Premier ministre a décidé, au crépuscule de sa vie (94 ans), de dire sa version des événements vécus par le Maroc le long de la deuxième moitié du siècle passé.

Dans son ouvrage: ”Alhadith fi ma jara” (Récits du passé, en français), l’auteur a regretté que son pays “n’ait pas pu amorcer un virage démocratique pour plusieurs raisons”. Parmi ces causes, l’”incapacité” de l’élite politique marocaine elle-même à opérer cette transformation. A cela s’ajoutent une “mauvaise gouvernance” et “une administration archaïque”.

Ont été évoquées notamment, outre son enfance, les dessous de son retrait de la vie politique en 2003, des épisodes du mouvement national marocain, des premières heures de l’aube de l’indépendance, ses liens avec feu Mehdi Benbarka, son opposition au régime, sa prise de commandes de l’USFP et à sa pratique politique au sein du gouvernement de l’Alternance marocain.

Divisés en trois parties, les mémoires, rédigés par son compagnon de route Mbark Boudarqa, est une compilation en trois tomes d’éléments biographiques, d’entretiens et de discours de l’ancien opposant et chef du gouvernement.

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Politique

Affaire d’Abdelmalek Sahraoui : la mise au point de la gendarmerie de Bab Jdid

Yasmine Marouf-Araibi

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La gendarmerie nationale de Bab Jdid à Alger a démenti jeudi les “fausses” informations relayées sur les procédures de l’enquête préliminaire relative au dossier de l’homme d’affaires Abdelmalek Sahraoui.

Selon la cellule de communication de ladite institution, la police judiciaire qui a enquêté sur l’affaire sous la supervision directe de l’autorité judiciaire compétente confirme que le dossier d’enquête a été préparé et présenté au niveau de l’autorité judiciaire habilitée à statuer dans l’affaire.

Pour rappel, l’homme d’affaires et député du FLN de la wilaya de Mascara fait l’objet de plusieurs enquêtes anti-corruption depuis juillet 2019.

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Monde

Décès de George Floyd : Une équipe de CNN arrêtée en direct pendant les violences à Minneapolis

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Une équipe de la chaîne américaine d’informations en continu CNN a été arrêtée par la police vendredi matin alors qu’elle couvrait en direct à Minneapolis la troisième nuit de violences consécutives à la mort d’un Noir lors d’une interpellation musclée.

La scène a été retransmise en direct, peu après 05H00 heure locale (10H00 GMT), selon le bandeau de la chaîne.

On y voit le journaliste, Omar Jimenez, faire face à des policiers en tenue anti-émeutes.

“Nous pouvons reculer où vous voulez. Nous sommes en direct. Remettez-nous où vous le souhaitez”, dit-il calmement derrière son masque.

La caméra continue à tourner lorsque deux policiers se saisissent de son micro pour lui passer des menottes.

“Pourquoi suis-je en état d’arrestation?”, demande le journaliste noir avant que ses collègues soient à leur tour appréhendés et la caméra saisie.


“Un journaliste de CNN et son équipe de production ont été arrêtés ce matin à Minneapolis en faisant leur travail, malgré s’être identifiés – une violation manifeste du premier amendement” de la Constitution américaine garantissant la liberté de la presse, a dénoncé CNN dans un communiqué, appelant les autorités à la libération immédiate de ses employés.

La chaîne a fait savoir peu après 11H30 GMT que son équipe avait finalement été relâchée.

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