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Politique

Le PAD dénonce la mise en demeure adressée au RCD: « une nouvelle étape dans la remise en cause du pluralisme politique »

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Les forces du Pacte pour l’Alternative Démocratique (PAD) se sont dits « stupéfaits » par la mise en demeure adressée au parti du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD). Pour le PAD, « cette dérive orchestrée » est « une nouvelle étape franchie dans le processus de remise en cause brutale du pluralisme politique ».

« Les forces du pacte pour l’alternative démocratique ont appris avec stupeur que le RCD, un parti agréé activant dans la pleine légalité, a été destinataire, par le biais d’un huissier de justice, d’une mise en demeure lui intimant l’ordre de cesser d’organiser toutes rencontres avec des partis politiques et des représentants de la société civile dans les locaux même de son propre siège national », a indiqué un communiqué du PAD rendu public vendredi.

Le rassemblement de partis politiques considère « ce fait sans précédent depuis l’avènement du multipartisme » comme« une dérive orchestrée » qui traduit « volonté d’encamisoler la société ».

Cette mise en demeure « vient s’ajouter à l’Intenable état des libertés démocratiques et de la situation des droits de l’homme marquées par une fermeture inédite des champs politique et médiatique, l’emprisonnement arbitraire du coordinateur du MDS, les procédures de dissolution engagées à l’encontre de l’UCP,du PST et du RAJ, la poursuite des arrestations quasi-quotidiennes de militants, d’universitaires, d’étudiants…qui s’ajoutent à une liste de plus de 300 détenus politiques et d’opinion et aux milliers de poursuites judiciaires, de contrôles judiciaires, de détentions provisoires abusives enregistrées durant la seule année 2021 », dénonce le communiqué du PAD.

« Il s’agit là d’une nouvelle étape franchie dans le processus de remise en cause brutale du pluralisme politique et d’une descente vers les abîmes du totalitarisme », ajoute-t-il.

Pour rappel, le RCD a été destinataire de cette mise en demeure après la réunion des acteurs politiques et des activistes de la société civile le 24 décembre dernier au siège national du parti pour la création d’un front contre la répression et pour les libertés.

Pour le PAD « les participants à la réunion du vendredi 24 décembre, objet de la mise en demeure et qui vraisemblablement n’avait pas été du goût du pouvoir ne peuvent qu’être confortés dans leur initiative de construction d’un front contre la répression, pour la libération des détenus politiques, l’abrogation des lois liberticides et pour le respect de l’exercice des liberté démocratiques ».

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