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Politique

Le PAD dénonce la libération “au compte-goutte” des détenus

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Les forces du Pacte de l’Alternative Démocratique (PAD), ont dénoncé, jeudi 15 juillet, la libération “au compte goutte” des détenus d’opinions, bénéficiant des mesures complémentaires de la grâce présidentielle décrété à l’occasion du 59ème anniversaire de la fête de l’Indépendance par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui s’apparente à un “marchandage” et un “chantage inacceptables”.

Par le biais d’un communiqué, rendu public hier, à l’issue de leur réunion tenue le 13 juillet, le PAD a appelé à “libérer le processus démocratique enclenché pacifiquement par le peuple algérien en février 2019 est la voie de sagesse et de responsabilité historique“. Selon le communiqué, cela passe par “l’arrêt immédiat et inconditionnel de la répression ainsi que la libération et la réhabilitation morale, juridique, sociale et matérielle des détenus politiques et d’opinion et le respect des droits de la personne humaine“.

Les rédacteurs du document estiment que le terme “clémence“, employé dans le communiqué de la Présidence de la République, est “impropre” envers des victimes d’arbitraire d’Etat.

Pour le PAD, l’Algérie est “livrée à une conjoncture sanitaire, économique et sociale d’une gravité sans précédent”. En effet, “le peuple algérien ploie sous le poids de la répression policière et de l’arbitraire judiciaire. Les tenants du système autoritaire s’obstinent à lui faire payer son engagement massif en faveur du processus révolutionnaire démocratique de février 2019“, dénoncent-ils.

Aucune catégorie socioprofessionnelle n’est épargné par la répression

La répression policière et judiciaire n’a épargné aucune catégorie de la société, qui visait à la liquidation de la révolution populaire pacifique. En effet, qu’ils soient “professeurs d’université, Avocats, Etudiants, journalistes, Travailleurs, Syndicalistes, Activistes du Hirak et militants politiques”, tous “peuplent les prisons et audiences d’une justice aux ordres”, constate le PAD.

L’arrestation qui repose sur des “accusations politiques fallacieuses” du coordinateur du Mouvement Démocratique et Sociale (MDS), Fethi Gheras, conduit à un seul objectif, qui est “d’interdire toute expression et activité politique qui refuse l’allégeance à l’agenda de restauration autoritaire d’un système condamné par l’Histoire“, estiment-ils.

Par ailleurs, le communiqué a mis l’accent sur “la crise de l’eau et la montée fulgurante du chômage et l’élargissement de la pauvreté“. Selon le PAD, ces derniers “attestent sans rémission de l’échec d’un système obnubilé par le seul souci de maintenir le régime responsable de toutes les régressions,“regrettent ils.

Et d’ajouter que : “les alertes lancées par les grandes grèves des travailleurs et par le retour sur scène du mouvement des chômeurs appellent à un réexamen urgent des politiques publiques sociales contre la précarité et la misère”.

Ainsi, selon l’organisation le “déverrouillage du champ politique et médiatique et la consécration des droits et libertés” passent par“l’abrogation des lois liberticides sur les partis, les associations, la presse”, conclut le communiqué.

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