Le militant Messaoud Leftissi écope de six mois de prison avec sursis et gardé en détention

La cour de Skikda vient de prononcer son verdict dans l'affaire du militant Messaoud Leftissi, 34ans,  poursuivi pour «incitation à attroupement armé». Le militants connu pour son engagement est condamné, en son absence,  par six mois de prison avec sursis, et 100 000 DA d'amende.

Crédit photo:DR | Messaoud Leftissi, militant politique.

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La Cour de Skikda vient de prononcer son verdict dans l’affaire du militant Messaoud Leftissi, 34ans, poursuivi pour «incitation à attroupement armé». Le militant, connu pour son engagement, est condamné, en son absence, à six mois de prison avec sursis et 100 000 DA d’amende.

 

Selon sa soeur Souad, le juge a rejeté la demande formulée par ses avocats qui consiste à organiser une  » audience avec vidéo conférence, car Messaoud est toujours en détention à la prison d’El Harrach » nous confie-t-elle. Pour rappel, le procès de Messaoud programmé pour le 23 Juin passé a été reporté. Il convient de rappeler également que le mis en cause a été arrêté à Alger par la police alors qu’il est venu participer à la marche du vendredi 21 Juin.

Dans ce deuxième dossier, le militant est poursuivi pour « atteinte à l’unité nationale » pour avoir, selon les procès verbaux de la justice, « brandi un drapeau amazigh », argument démenti par sa famille.

Pour la soeur du militant, le port du drapeau Amazigh n’était « qu’un prétexte pour l’arrêter et l’emprisonner ». « Avant son arrestation, mon frère était attablé dans un café à Alger. Il n’a brandi aucun drapeau, même s’il avait dans son cartable l’emblème Amazigh. Il avait écrit sur sa page Facebook qu’il était sous surveillance des agents en civil qui s’apprêtaient à l’arrêter. Donc, l’histoire du drapeau Amazigh n’était qu’un prétexte », explique Souad Leftissi.

Pour rappel, l’Organisation non gouvernementale Amnesty international a demandé « la libération immédiate et l’abandon de toutes les poursuites contre les prisonniers d’opinion ».

Les avocats du militant ont 10 jours devant eux pour faire appel contre cette décision de justice. Selon l’un de ses avocats Me Bouzmi Mehdi, « je vais me rendre à la prison d’El Harrach dans la semaine et je vais voir avec Messaoud la démarche à suivre, car la décision lui revient ».

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