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Politique

Le général Toufik : “mes poursuites sont liés aux événements de 2013”

Ancien patron des services secrets, le général Toufik a finalement rejoint hier le box des accusés du tribunal militaire de Blida, au même titre que Saïd Bouteflika, sauf que le premier a répondu à toutes les questions du juge et durant des heures, alors que le second est resté muet en cette matinée.

Kenza Ait Bachir

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© DR | Le général à la retraite Mohamed Mediene dit Toufik

 

A en croire certains avocats, il n’a laissé “aucun doute” sur la “sincérité” de sa déposition. Il a d’abord contesté le terme de “réunions” auxquelles il dit “préférer parler de rencontre avec le conseiller du président encore en exercice”.

Selon l’accusé, les poursuites dont il fait l’objet ne sont pas le fait de “ces rencontres”, mais des évènements de 2013  marqués particulièrement à l’ouverture des dossiers de la corruption notamment les poursuites engagées dans le cadre de l’affaire Sonatrach. “Le président était contre et j’ai payé de mon poste ces affaires”.

Selon les mêmes sources, l’ancien patron du DRS est revenu sur les détails de sa rencontre avec l’ancien président Liamine Zeroual, en disant qu’il l’avait contacté et lui avait proposé de diriger la période de transition. Selon lui, Zeroual avait « accepté » l’offre et « c’est lui-même » qui avait décidé du rendez-vous de samedi 30 mars chez lui à la Résidence de Moretti.

“Mais lorsqu’il est venu, il est revenu sur ses déclarations et décliné l’offre prétextant son état de santé et la révolution le hirak qui était en marche”. Interrogé sur les détails de la réunion du 27 mars, il a déclaré, affirment des avocats : “qu’il voulait “apporter ma contribution” à la résolution de la crise que traverse le pays.

Les discussions ont tourné autour des solutions possibles. Saïd a proposé un nouveau gouvernement avec un 1er ministre avec de larges prérogatives qui gérera la période de transition. Il a proposé le nom de Liamine Zeroual, et m’a chargé de prendre attache avec lui….. ».

Nos sources affirment par ailleurs que le tribunal a entendu aussi les trois militaires qui étaient en charge de la villa Dar Al Affia, et du service d’écoute, et devrait entamer l’audition de Louisa Hanoune en ce moment.

Politique

Tebboune préside jeudi une séance de travail consacrée à l’examen de l’évolution de la situation sanitaire

Achour Nait Tahar

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© DR | Le président de la République Abdelmadjid Tebboune
© DR | Abdelmadjid Tebboune, président de la république

Le président de la république, Abdelmadjid Tebboune présidera, demain jeudi une séance de travail consacrée à l’étude l’évolution de la situation sanitaire du pays à la lumière de la hausse de nombre d’infections au covid-19, indique un communiqué de la présidence de la république.

“Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, présidera, demain jeudi 9 juillet 2020, une séance de travail consacrée à l’examen de l’évolution de la situation sanitaire dans le pays, à la lumière de l’augmentation du nombre de cas confirmés de la Covid-19 dans certaines wilayas, en raison du non respect des gestes barrières et des pratiques bureaucratiques quant à la gestion de cette pandémie, d’où l’impératif de prendre des mesures pratiques et urgentes face à cette situation”, lit-on dans le communiqué.

Seront présent à cette réunion, le Premier ministre, les chefs des organes de sécurité, les membres du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) et les Walis d’Alger, d’Oran, de Biskra, de Sétif et d’Ouargla, conclut la même source.

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Politique

Il a dénoncé la situation sanitaire à Biskra : Farès Charefeddine Choukri libéré, son procès renvoyé au 12 juillet

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Le sociologue et écrivain, Farès Charefeddine Choukri, ayant dénoncé la situation sanitaire à l’hôpital Hakim Saadane à la wilaya de Biskra, a été libéré ce vendredi avec renvoi de son procès au 12 juillet, annonce le comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Il y a quelques jours, Farès Charefeddine Choukri a dénoncé, à travers une longue vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le manque d’oxygène, le manque d’eau et aussi le traitement réservé au patients atteints du coronavirus à l’hôpital Hakim Saadane à Biskra.

Il a été arrêté lundi et présenté ce mercredi devant le procureur du tribunal de Biskra, selon le comité national pour la libération des détenus (CNLD). Il est poursuivi pour “incitation à attroupement”.

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Politique

Affaire Tahkout : Le procureur requiert 15 ans de prison ferme contre Sellal et Ouyahia et 16 ans contre Tahkout

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | les deux anciens chefs du gouvernement, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal

Le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a requis, ce mercredi, 15 ans de prison ferme à l’encontre des deux anciens Premiers ministres Sellal et Ouyahia et 16 ans contre Mahieddine Tahkout dans le cadre d’une affaire de corruption, rapporte l’agence de presse APS.

Le représentant du ministère public a également requis des amendes de 8 millions de DA pour chacun des accusés avec confiscation de leurs biens, ajoute la même source.

10 ans de prison ferme et 2 millions de DA d’amende ont été requis contre les trois ex-ministres, Abdelghani Zaalane, Youcef Yousfi et Amar Ghoul.

20 ans de prison ferme et 2 millions de DA d’amende ont été requis contre l’ancien ministre de l’Industrie, Abdesslam Bouchouareb avec confiscation des biens. En fuite à l’étranger, un mandat d’arrêt a également été émis à son encontre.

Bilel Tahkout, fils de Mahieddine Thakout, risque, quant à lui, jusqu’à 10 ans de prison ferme et 8 millions de DA d’amende avec confiscation des produits du crime.

Le frère de Mahieddine Tahkout, Hamid risque 8 ans de prison ferme et une amende de 5 millions de DA, tandis que son autre frère, Nacer, risque et trois ans de prison ferme.

Rachid Tahkout rsique, quant à lui, jusqu’à 12 ans de prison ferme assortis d’une amende de 8 millions de DA avec confiscation des produits du crime.

En détention depuis juin 2019, Mahieddine Tahkout est poursuivi, dans cette affaire, pour obtention de privilèges de la part de cadres de l’Office national des œuvres universitaires (ONOU) et du ministère des Transports dans l’affaire des œuvres universitaires, selon l’agence de presse officielle.

Il aussi accusé d’avoir obtenu des privilèges de la part des cadres du ministère de l’Industrie et de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) dans l’affaire de la société CIMA-MOTORS, selon la même source.

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