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Politique

Le Général-Major Meftah Souab “poursuivi par la Justice”: le démenti du MDN

Yasmine Marouf-Araibi

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Le ministère de la Défense nationale a démenti, mercredi, les “informations mensongères” selon lesquelles le Général-Major Meftah Souab était en fuite dans un pays européen et qu’il fait l’objet de poursuite judiciaire en Algérie. En pointant des méthodes de “chantage” et de “désinformation” le ministère a annoncé des mesures judiciaires contre les personnes derrières ces rumeurs.

“Certains individus en fuite à l’étranger qui s’adonnent à la désinformation et à la diffamation, ont diffusé des informations mensongères conçues dans leur imaginaire prétendant que le Général-Major Meftah Souab, ancien Commandant de la 2e Région Militaire était en fuite dans l’un des pays européens et qu’il fait l’objet de poursuite judiciaire en Algérie”, indique le communiqué diffusé sur le site-web du MDN.

“Le Ministère de la Défense Nationale dément catégoriquement ces allégations véhiculées par ces pseudo-journalistes, eux-mêmes poursuivis par la justice algérienne et en état de fuite à l’étranger, qui s’adonnent aux pratiques du chantage et de la désinformation pour induire en erreur et orienter l’opinion publique servant leurs objectifs malsains”, poursuit le communiqué.

De ce fait, le Ministère de la Défense Nationale “tient” à souligner “que le Général-Major Meftah Souab a bénéficié d’une prise en charge par les services de la santé et du social du Ministère de la Défense Nationale, pour des soins médicaux au niveau de l’un des hôpitaux d’un pays européen depuis février 2020, et qu’il n’a jamais quitté cet hôpital pour des soins dans un autre pays jusqu’à son retour en Algérie, hier 04 août 2020, après que ses médecins traitants lui ont préconisé de poursuivre son traitement à l’Hôpital Central de l’Armée “Mohamed Seghir Nekkache” à Aïn Naâdja”.

“Le Ministère de la Défense Nationale qui condamne fermement ces pratiques pernicieuses, prendra les mesures juridiques adéquates pour poursuivre ces individus en justice”, conclut le communiqué.



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Politique

L’Algérie condamne avec “fermeté” l’attaque terroriste au Nigeria

Yasmine Marouf-Araibi

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L’Algérie a condamné, samedi, “avec la plus grande fermeté”, l’attaque terroriste qui eu lieu vendredi au Nigeria et qui a fait plusieurs morts et blessés, indique un communiqué du ministère des Affaires Etrangères.

“L’Algérie condamne avec la plus grande fermeté l’attaque terroriste perpétrée hier vendredi par le groupe terroriste Boko Haram contre le convoi transportant le gouverneur de l’Etat de Borno au nord du Nigeria, ayant fait des dizaines de morts et de blessés parmi les civils et les forces de sécurité nigérianes”, a indiqué  le ministère des Affaires étrangères.

“L’Algérie présente ses sincères condoléances et sa sympathie au gouvernement nigérian, au peuple nigérian frère et aux familles des victimes, avec ses vœux pour un prompt rétablissement aux blessés”, ajoute le communiqué.

Renouvelant son entière solidarité et son soutien au gouvernement nigérian, “l’Algérie réitère sa ferme détermination à lutter contre le terrorisme et son engagement permanent à soutenir les efforts de la communauté internationale afin d’éradiquer ce fléau qui menace la paix et la stabilité internationales”, a conclu le communiqué.

Pour rappel, une attaque terroriste a visé vendredi le convoi transportant le gouverneur de l’Etat de Borno au nord du Nigeria. Le premier bilan a indiqué que 15 personnes dont 7 policiers et 3 soldats ont été tués dans l’attaque.

Mais, le bilan s’est alourdit. Selon des sources locales, l’attaque perpétrée, par le groupe terroriste Boko Haram, a fait une trentaine de morts dont 12 policiers, 13 civils et 5 soldats.

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Politique

Conseil national du RCD : « Une stratégie pour semer la peur et la terreur »

Melissa NAIT ALI

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©DR | Siège de l'RCD à Alger centre
© DR | Siège de l'RCD à Alger centre


Le conseil national du rassemblement pour la culture est la démocratie (RCD) réagit aux derniers épisodes des attaques ciblant la formation. L’interdiction de sa réunion prévue dans un hôtel de la capitale et la demande de la levée de l’immunité parlementaire de son président, Mohcine Belabbas, font partie, selon les résolutions de cette instance du RCD, de « la stratégie du pire ».


«Il s’agit dans cette opération de neutraliser le RCD pour ouvrir la voie à une hypothétique reconfiguration autoritaire de la scène nationale », estime cette instance, qui a décidé, selon un communiqué rendu public aujourd’hui, de « laisser ouverte la présente session de sa direction ».

Elle appelle, dans la foulée, « à l’unité et à la mobilisation dans l’action pacifique pour ouvrir la voie à la reprise du Hirak dans la perspective de la construction du rapport de force en faveur de la transition démocratique ».

Le Conseil national du RCD, lit-on dans le même document, estime que la politique qui « consiste à reclientéliser des acteurs du passé et à recruter de nouveaux clients issus des mêmes matrices et marginalisés à la fin du règne de Bouteflika est vouée à l’échec ».

« Elle porte les germes de l’aggravation de la corruption. La répression et l’instauration d’un état d’urgence contre toutes les libertés sont le signe que cette politique ne peut être menée sans l’instrumentalisation des services de sécurité et de la justice pour faire taire toute voix discordante en semant la peur et la terreur », affirme la même source.

Pour le RCD, « l’impasse politique de la façade civile imposée par les tenants du système peut ouvrir la voie à tous les dérapages graves ». « En effet quand une équipe gouvernementale ne mesure pas la portée d’endosser l’interdiction d’une réunion d’un parti légal dont les militants siègent au parlement et dirigent de nombreuses assemblées élues, les interrogations sont légitimes », indique-t-on.

Et d’ajouter : « Le peuple algérien a un aperçu sur les dégâts occasionnés par une gestion nocturne arrosée, l’histoire nous révélera, bientôt, au miracle de quelle sauce des journalistes deviennent des khbardjia et d’authentiques patriotes sont transformés en parias de la ‘’nouvelle Algérie’’ ».

Selon le parti de Mohcine Belabbas, l’insurrection citoyenne, pacifique de Février 2019 n’est pas une « demande de reformes ». « Elle met au centre l’accomplissement de la révolution démocratique avec une charge sociale et de justice qui font écho au contenu de la révolution libératrice de Novembre et de la Soummam », souligne la même source, rappelant que « seul un processus constituant conduit par le biais d’instances issues d’un large consensus est à même de jeter les bases de la construction de l’Etat démocratique revendiqué et tant espéré ».

L’avènement d’un tel consensus ou compromis démocratique suppose, au préalable, précise le RCD, l’exercice effectif de toutes les libertés individuelles et collectives dont le droit de réunion, de rassemblement et de manifestions.

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Politique

Révision de la Constitution : le FFS refuse de « cautionner une énième violence constitutionnelle »

Melissa NAIT ALI

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© DR | Réunion du conseil national du FFS


Le front des forces socialiste qualifie le référendum du 1er novembre prochain sur la révision constitutionnel « de violence ». Il refuse de cautionner la démarche qui vise, selon un communiqué rendu public à l’issue de la réunion du conseil national du parti, à « sécuriser le pouvoir et assurer sa le renouvellement du système ».

« Le FFS ne cautionnera pas le scrutin du 1er novembre qui constitue une énième violence constitutionnelle et un coup de force de trop contre la volonté populaire », lit-on dans le communiqué du parti.

Selon le conseil national du FFS, « la démarche actuelle du pouvoir ne répond pas aux aspirations légitimes de millions d’Algériennes et d’Algériens, qui depuis plus d’une année expriment pacifiquement et avec détermination leur désir de se réapproprier leur droit à disposer librement et démocratiquement de leur avenir ».

« L’absence d’une réelle volonté politique à opérer les changements nécessaires à l’émergence d’une alternative démocratique dans le pays se manifeste à travers une démarche et un agenda politique unilatéral que le pouvoir veut imposer à la société », dénonce le parti.

Pour le FFS, « le projet de la révision constitutionnelle, qui s’inscrit dans cette logique, a pour finalité de sécuriser le pouvoir et d’assurer le renouvellement et la pérennité du système plutôt que de sanctuariser et sécuriser la Nation en la dotant d’un socle constitutionnel incontesté et incontestable ».

Cette démarche, ajoute la même source, « est appuyée par des institutions aux ordres, des médias comme outil de propagande, une administration centrale et locale renouvelée pour la circonstance, un appareil judiciaire et policier pour briser toute opposition ainsi que des groupuscules politiques et une pseudo société civile préfabriquées pour servir d’outils de propagande ou de relais de soutien ».

Selon le FFS, l’élaboration de la loi fondamentale « est un acte éminemment politique qui doit être l’émanation de la volonté populaire dans le cadre d’un processus politique constituant en mesure de susciter l’adhésion et la participation de toutes les forces vives de la nation ». Et réduire la constitution « à une compilation de règles juridiques c’est faire rater au peuple Algériens, encore une fois, l’opportunité d’instaurer un véritable changement et l’édification d’un Etat de droit ».

Ce faisant, le FFS réitère son attachement « à un processus constituant qui aboutirait à la revendication historique du FFS pour l’élection d’une Assemblée nationale constituante comme préalable au règlement de la crise de légitimité et sortir définitivement des incohérences politiques et juridiques et rendre irréversible la démocratie ». Le conseil national du FFS réagit indirectement à l’interdiction de la réunion du conseil national du RCD et dénonce une atteinte aux acquis des Algériens.

« Sur un autre registre, le Conseil national du FFS s’élève avec force contre les entraves à l’exercice politique et le droit de réunion et d’organisation, des acquis arrachés grâces à de hautes luttes que nul ne peut remettre en cause aujourd’hui », déplorent les auteurs du communiqué.

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