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Politique

Le FFS dénonce la politique de « tout sécuritaire » au Conseil de la Nation

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© DR. Conseil de la Nation
© DR. Conseil de la Nation

Le sénateur du Front Des Forces Socialistes (FFS), Abdennour Derguini, a interpellé cet après-midi le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, au sujet de «  la criminalisation de l’action  politique » ainsi que « la répression judiciaire que subissent les militants politiques et les journalistes ».

Alors que le Premier ministre présentait le plan d’action du gouvernement devant les membres du Conseil de la Nation, le sénateur du FFS a profité du temps de son intervention pour évoquer la question des restrictions imposées aux libertés ainsi que les détenus d’opinion.

Abdennour Derguini a dénoncé, au nom de son parti, la politique de « tout sécuritaire » adoptée par les autorités ainsi que « le recours systématique aux solutions sécuritaires et administratives pour faire face aux revendications populaires telles que la liberté, la dignité et la justice sociale« . Pour le sénateur, « cette répression alimentera des tendances plus extrémistes et augmentera les tensions ce qui pourra aggraver la situation ».

Le représentant des Forces Socialistes a également dénoncé les arrestations « arbitraires » qui s’abattent sur « des militants politiques, des militants associatifs et même des journalistes ». Abdennour Derguini a affirmé qu’il va adresser une question écrite au Ministre de la Justice, concernant les affaires des prisonniers d’opinion qui « souffrent de cette persécution judiciaire et des abus policiers« .

« Je pense qu’il est possible de construire les bases d’un État de droit et de libertés et un nouveau système de gouvernance avec de tels comportements et une criminalisation de l’action politique », a déclaré le sénateur tout en demandant aux autorités de prendre « des mesures politiques urgentes afin d’établir un atmosphère de calme et de tranquillité en libérant immédiatement les prisonniers d’opinion et en ouvrant l’espace politique et médiatique, d’autant plus que nous sommes à la veille des élections locales ».

Il est à noter que le FFS avait décidé de prendre part à ces élections locales après le boycott du référendum sur la constitution du 1er novembre et sa non participation aux élections législatives du 12 juin dernier. Pour le parti participer à ces élections « est une décision stratégique pour contrer toutes les parties qui veulent frapper la stabilité nationale”.

« Il y a 228 détenus d’opinion en Algérie »

D’après le dernier bilan établi par l’activiste et défenseur des droits humains, Zaki Hannache, en collaboration avec le collectif des avocats des détenus d’opinion, « 228 personnes se trouvent actuellement derrière les barreaux à cause de ses opinions politiques ».

« 228 détenus dont cinq (05) femmes, trois (03) journalistes, et un avocat« , affirme Zaki Hannache sur sa page Facebook.

Et d’ajouter : » Depuis la reprise des marches du mouvement populaire le 22 février 2021, au moins 401 citoyens ont été placés en détention, 6740 manifestants, de toute catégorie sociale, ont été interpellés ».

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