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Politique

Le FFS critique “l’obstination” du pouvoir à maintenir les élections législatives du 12 juin

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Le Front des Forces Socialistes (FFS) a critiqué ce samedi 24 avril l’obstination du pouvoir à vouloir aller vers les élections législatives du 12 juin “malgré les risques majeurs qui résulteraient de leur maintien“.

Alors qu’une délégation du parti a rencontré, le 14 février dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre de ses consultations avec les différents partis politiques, le FFS a dit ce samedi, à travers un communiqué parvenu à notre rédaction, avoir “alerté les décideurs sur les risques majeurs qui résulteraient du maintien de ces élections”.

Pour le FFS, qui a annoncé le 03 avril sa non participation au rendez-vous électoral, les conditions pour le maintenir “ne sont pas réunies”. Le parti de dit convaincu que “le peuple algérien dans sa majorité n’ira pas voter lors de ce scrutin”.

Bien au contraire. Le FFS constate que le pays “est paralysé par un statu quo politique insoutenable” et “se trouve confronté à une crise économique et sociale majeure qui touche gravement toutes les catégories de la population”

“En vérité le pays est quasiment en faillite ! Les institutions comme tous les secteurs d’activité fonctionnent au ralenti quand ils ne sont pas à l’arrêt.Les grèves et les mouvements sociaux qui se développement sur tout le territoire national, dans le secteur de l’éducation, de la santé, et des services publics reflètent cette déliquescence à tous les niveaux. Le manque de liquidités au niveau de la poste, les coupures d’eau récurrentes, les pénuries de produits de base, traduisent une mauvaise gestion des autorités concernées”, peut-on lire sur le communiqué du FFS.

En raison de ces facteurs, poursuit le FFS, “l’on est en droit de s’interroger sue la compétence des gouvernants actuels à diriger le pays”. Le parti, critique de ce fait, la gestion du gouvernement, l’accusant de vouloir masquer ses “performances par une propagande mensongère de réalisations virtuelles, des effets d’annonce de projets sans lendemain, des diversions en politique étrangère alors que la voix de l’Algérie a perdu de son influence dans la région, et que son classement dans le domaine des libertés est des plus bas dans le monde”.

L’espérance d’en sortir est ancrée dans le peuple algérien”

Mais pour le FFS, l’issue à cette crise multidimensionnelle réside dans “le peuple algérien qui continuer à mener sa révolution pacifique pour le changement, et fait face “à cette situation catastrophique incarnée par le régime actuel”.

“Les manifestations sont de plus en plus imposantes et impliquent toutes les franges de la société à l’échelle nationale”, s’est réjouit le parti.

Et d’ajouter: “le peuple algérien est plus que jamais révolté par l’obstination du pouvoir à vouloir régenter ce soulèvement populaire pour la dignité et la liberté, par la répression, la multiplication des arrestations arbitraires et l’instrumentalisation de la propagande mensongère pour disperser ses forces à défaut de les anéantir, tout en continuant à dérouler sa feuille de route politique qui prévoit comme prochaine étape, l’organisation des élections législatives anticipées, le 12 juin prochain”.

C’est pourquoi, “Le FFS continuera à revendiquer l’arrêt de la gestion autoritaire de cette révolution pacifique, la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, l’ouverture des champs politique et médiatique et la libération de l’appareil judiciaire de l’emprise du pouvoir exécutif”, peut-on encore lire sur le communiqué.

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