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Le FFS craint de voir les algériens «se désengager définitivement, si des révisions déchirantes ne sont pas opérées»

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Le Front des forces socialistes (FFS), a exprimé ses craintes de voir les algériens se désengager définitivement, deux ans après un mouvement  (Hirak), qui a forcé l’admiration du monde entier.

Les Algériennes et les Algériens qui se sont révoltés massivement en février 2019, avaient fini par «perdre confiance», après avoie été «profondément atteints» par les «échecs à répétions» des options politiques, économiques et sociales désastreuses prises par un pouvoir «autoritaire», analyse le FFS dans une déclaration rendue publique, lundi à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance.

Mais, «le risque» désormais, prévient le parti, «est de les voir se désengager définitivement, si des révisions déchirantes ne sont pas opérées». En effet, regrette le FFS dans sa déclaration signée par le Premier secrétaire national, Youcef Aouchiche, «les réponses n’ont jamais été à la hauteur des attentes de nos concitoyens».

Remontant jusqu’aux objectifs de la Révolution de Novembre 54, le FFS affirme amèrement que les rêves et les espoirs qui l’ont portée «ont été mis à mal par les dérives successives de ceux qui ont dirigé le pays».

Rêves et espoirs de Novembre 54

«60 années plus tard, nous arrivons avec plus de déceptions que de promesses réalisées», assène le parti, constatant que nous sommes confrontés aux mêmes problèmes : «instabilité politique, fragilité économique et précarité sociale».

«La crise est toujours là», admet le parti cher à feu Hocine Aït Ahmed, expliquant qu’«elle est le résultat d’une politique de mépris de la liberté, de la volonté et de l’expression populaire, du dialogue, du travail en commun et des règles et des lois».

«La crise est toujours là»

Aujourd’hui, le FFS dont une délégation de la direction nationale (Youcef Aouchiche, Hakim Belahcel et Brahim Meziani), a été reçue par le Président Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre des récentes consultations politiques, aspire à voir le pouvoir faire des pas sur le terrain.

«Au-delà des discours et des expressions de bonne intention, les algériennes et les algériens exigent des actes concrets en mesure de restaurer la confiance», écrit le parti. Ce qui passe, selon lui, «par des mesures urgentes d’ouverture et de détente», dans une allusion, entre autres, à la libération des détenus d’opinion.

Pour des actes concrets

Toutefois, même s’il dénonce «les dérives» du pouvoir, le FFS souligne qu’il y a nécessité de dresser «nos bilans».  A ce sujet, il écrit : «chacune et chacun d’entre nous est appelé à mesurer les exigences du temps politique que seul un consensus national saurait relever, tant les chantiers sont nombreux et les obstacles immenses».

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