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«Le FFS à la dérive»… le fils de Hocine Aït Ahmed charge la direction du parti

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«Le FFS à la dérive» ! C’est le constat que fait le fils de feu Hocine Aït Ahmed, dans une déclaration publiée ce mercredi 23 mars. Jugurtha Aït Ahmed tire à boulets rouges sur l’actuelle direction du Front des forces socialistes (FFS), qu’il accuse d’avoir opéré une «rupture radicale» avec l’héritage politique laissé par son père (1926-2015), fondateur du parti.

Relevant d’emblée le «silence assourdissant» du parti devant la guerre qui se déroule en Ukraine, contrairement au FFS historique qui prenait position en faveur de la paix, Jugurtha Aït Ahmed  déplore que devant la menace d’une conflagration nucléaire (…) la direction du FFS «se terre». «Elle se bunkérise. Elle déserte. Bandung et ses espoirs ? Relégués aux oubliettes de l’histoire», se désole-t-il.

Silence sur la guerre en Ukraine

Sur le plan interne, Jugurtha Aït Ahmed ne va pas par le dos de la cuillère pour pointer du doigt l’Instance présidentielle. «Que fait l’instance présidentielle (IP), in corpore, dans cette période troublée ?», se demande-t-il, avant de répondre : «On l’a vu fouler au pied les mécanismes démocratiques internes du parti».

La règle de collégialité instaurée à la faveur du 5e congrès de 2013, n’est plus respectée, de l’avis du fils d’Aït Ahmed. «On a assisté à une rupture de la collégialité pourtant consubstantielle au fonctionnement de la direction. Rupture de collégialité qui a été la cause de la dislocation des deux précédentes IP et a entrainé le FFS dans un cycle de violence», constate Jugurtha Aït Ahmed qui rappelle qu’il s’agissait pourtant d’un «engagement» que l’actuelle IP avait solennellement pris devant le dernier congrès extraordinaire du parti.

Rupture de la collégialité

Ce qui se passe actuellement au FFS est, de son avis, intimement lié d’ailleurs au prochain congrès ordinaire. L’enjeu est le contrôle de l’appareil du parti. «Pour couronner le tout, voilà que des manœuvres se mettent en place pour que certains puissent faire main basse, bureaucratiquement sur le prochain congrès du FFS», affirme-t-il.

L’IP, incarnée -en pratique- par le trio Hakim Belahcel, Brahim Meziani et et Nora Touahri, a pour rappel mis fin le 26 février dernier au mandat du secrétariat national, renouvelant seulement sa confiance au Premier secrétaire Youcef Aouchiche, élu sénateur. Une décision dont se sont démarqués deux membres de l’Instance, à Savoir Soufiane Chioukh et Mohamed Hadji.

Faire main basse sur le prochain congrès

Même la décision de la participation aux sénatoriales, n’a pas été prise en Conseil national, mais par la direction restreinte dont fait partie le Comité d’éthique. D’où sa complicité.

«Dans ce contexte délétère, le devoir du Comité d’éthique n’était il pas d’alerter, voire de prendre rapidement les mesures adéquates devant le non respect des engagements pris? À moins d’être lui-même l’instigateur occulte de ces dérives», écrit Jugurtha Aït Ahmed.

Appel à un sursaut des militants

«Aujourd’hui, force est de constater la rupture radicale opérée par la direction actuelle de l’appareil avec l’héritage politique laissé par feu Hocine Ait Ahmed», regrette-t-il encore, estimant qu’il n’est pas question de laisser dilapider ce patrimoine politique.

Mais que faire pour que le FFS revienne à la raison? Et pour que les militant-e-s puissent être à nouveau fiers de leur parti? La réponse «ne peut être trouvée que dans un sursaut de conscience au sein de nombreux cadres du parti et dans la combativité politique de la base», suggère le fils d’Aït Ahmed.

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