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Politique

Le directeur général de SEAAL limogé

Yasmine Marouf-Araibi

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Le ministre des Ressources en Eau, Arezki Berraki, a mis fin aux fonctions du directeur général de la Société des Eaux et de l’Assainissement d’Alger (SEAAL), Brice Cabibel, a-t-il annoncé ce mercredi au site d’information Ennahar.

Les directeurs des agences de la SEAAL d’Aïn Benian, Bordj El Bahri, Zeralda, Chéraga, Ouled Fayet et Draria ont également été limogés. Selon Ennahar, ces décisions sont intervenues suite à des enquêtes qui ont révélé la mauvaise gestion dans la distribution des eaux.

Le ministre a également mis fin aux fonctions d’autres responsables de l’Algérienne des Eaux pour leur “inaction dans le traitement des problèmes de suspension de l’alimentation en eau potable dans plusieurs wilayas”, ajoute la même source.

Pour rappel, diverses régions du pays souffrent depuis plusieurs semaines de coupures d’eau
notamment la wilaya de Tipaza où la station de dessalement de Fouka a été mise à l’arrêt la veille de l’Aid El Adha. Le Premier ministre Abdelaziz Djerad a qualifié, en début août, cette coupure d’”acte prémédité par un certain groupe”, ajoutant qu’”une enquête a été diligentée et une action judiciaire contre X a été intentée par le ministre des Ressources en eau en vue de déterminer les circonstances de cet apparent sabotage”.

Abdelmadjid Tebboune a, quant à lui, accordé, dimanche lors de la réunion du conseil des ministre, un délai d’une semaine au ministre des Ressources en Eau pour trouver une solution “définitive” aux perturbations et suspensions de l’alimentation en eau dans certaines wilayas.

Rappelons, par ailleurs, que Brice Cabibel a été nommé à la tête de la SEAAL en septembre 2017 en remplacement à Jean-Marc.

Politique

Interdiction d’une réunion du RCD: La wilaya d’Alger s’explique

Yasmine Marouf-Araibi

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La wilaya d’Alger a répondu ce vendredi au parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) dont la session ordinaire du conseil national, qui devait se tenir ce vendredi, a été empêchée. La wilaya d’Alger justifie le refus de la demande du RCD par la conjecture sanitaire liée à la pandémie de coronavirus.

“En réponse au communiqué du 23 septembre 2020 diffusé par le parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie à travers lequel il dénonce à l’opinion publique le refus de la wilaya d’Alger quant à sa demande d’organiser une session ordinaire du Conseil nationale le 25 septembre à l’hôtel Erriadh à Staoueli . La wilaya d’Alger informe que les rassemblements publics dans la conjecture actuelle sont soumis à des mesures préventives et un protocole sanitaire spécial qui garantit la protection des participants du risque d’une contamination par le coronavirus”, indique le communiqué diffusé ce matin par la wilaya d’Alger.

« La demande faite par le RCD comprend la participation de près de 250 personnes, sans compter les personnes chargées de la couverture médiatiques, dans une salle dont la capacité ne dépasse les 200 places. Prenant en considération les mesures préventives à prendre pour éviter la propagation de la pandémie de coronavirus, nous n’avons pas délivré l’autorisation pour la tenue de cette réunion publique », explique la wilaya d’Alger.

Pour rappel, le RCD a dénoncé, le 23 septembre, le refus de la wilaya d’Alger de lui accorder l’autorisation pour tenir sa session ordinaire du conseil nationale. Pour le parti, cette décision est « une remise en cause du multipartisme ».

Notons, par ailleurs, que le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, a demandé jeudi la levée de l’immunité parlementaire du président du RCD, Mohcine Belabbas.

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Politique

Des médias francophones publics appellent à la libération du journaliste Khaled Drareni

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Des dirigeants des médias francophones publics ont réitéré jeudi leur appel à la libération du journaliste Khaled Drareni qui a été condamné, en appel, le 15 septembre à deux ans de prison ferme pour “atteinte à l’unité nationale” et “incitation à attroupement non armé”.

“Cette condamnation est une atteinte grave à la liberté de la presse que rien ne saurait justifier. Il est intolérable que des journalistes soient pris pour cible en raison de leur activité professionnelle”, ont dénoncé les signataires de l’appel, dont Sibyle Veil, PDG de Radio France et présidente de l’organisation Les médias publics, et Yves Bigot, le patron de la chaîne TV5 Monde, dont Khaled Drareni est le correspondant en Algérie.

Les signataires incluent également les dirigeants d’Arte France, de France Médias Monde (France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya), France Télévisions, TFO (Télévision française de l’Ontario), Radio-Canada, la RTBF (Belgique), la Radio Télévision Suisse, Télé-Québec et TV5 Québec Canada.

“Quel que soit le lieu d’exercice de leur profession, la sécurité et l’indépendance des journalistes doivent être assurées afin qu’ils puissent exercer librement leur profession. C’est la condition d’une information libre, impartiale et équilibrée”, ont-ils ajouté dans un communiqué publié jeudi et repris par l’AFP.

En août dernier, l’organisation Les Médias Francophones Publics (MFP), qui regroupe plusieurs diffuseurs dont TV5 Monde, ARTE, Radio Canada, Radio Télévision Suisse et Radio France, ont appelé à la libération de Khaled Drareni après sa condamnation à trois ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed.

Arrêté le 07 mars dernier alors qu’il couvrait une manifestation du Hirak à Alger, Khaled Drareni a été condamné en première instance, le 10 août dernier, à trois ans de prison ferme. Le 15 septembre, sa peine a été réduite, par la Cour d’appel d’Alger, à deux ans de prison ferme. Mais cela n’a pas absorbé la colère des partisans de la liberté d’expression qui considèrent que la condamnation du journaliste est “une atteinte flagrante” à la liberté de la presse en Algérie.



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Politique

Les raisons sont inconnues : le ministre de la justice demande la levée de l’immunité parlementaire de Mohcine Belabbas

Achour Nait Tahar

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©DR| Mohcine Belabbas, Président du RCD


Les pressions contre le RCD et son président, Mohcine Belabbas, s’accentuent visiblement. Au lendemain de l’interdiction de la réunion de la 6ème session ordinaire du conseil national du parti (elle se tiendra finalement ce vendredi au siège national de cette formation ndlr), on annonce que le ministère de la justice a demandé, aujourd’hui, la levée de l’immunité parlementaire de Mohcine Belabbas.

L’information est diffusée, en fin d’après-midi, par plusieurs sites qui rappellent que le département de Belkacem Zeghmati a également renouvelé sa demandé de la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien ministre des ressources en Eau et député du FLN, Abdelkader Ouali, impliqué dans des affaires dites de corruption.

Pour l’instant les raisons ayant amené le ministre de la justice à lever l’immunité du président du RCD demeurent inconnues. Mohcine Belabbas, rappelons-le, a été convoqué, il y a quelques semaines, par la gendarmerie nationale pour les besoins de la finalisation de l’enquête sur le décès d’un ressortissant marocain sur son chantier personnel. L’affaire remonte à deux ans.

Mohcine Belabbas, rappelons-le, a répondu à la convocation et il avait accepté, sans faire valoir son immunité, de répondre aux questions des gendarmes. Y-t-il une arrière-pensée derrière cette action du ministre de la justice ? Veut-on lui coller d’autres affaires ? Rien n’est moins sûr.

Mohcine Belabbas, rappelons-le, s’est montré sans concession avec le pouvoir en place. Durant le hirak, il prenait part à toutes les marches, et il chargeait à chaque fois les tenants du pouvoir, notamment l’ancien chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah.

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