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Politique

Le détenu Zakaria Boussaha “maltraité” : le ministère de la Justice dément

Yasmine Marouf-Araibi

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Le ministère de la Justice a démenti samedi les informations rapportées par les avocats de Zakaria Boussaha, selon lesquelles le détenu a été maltraité en prison, soulignant que le concerné lui-même “a tout nié”.

« Le 08 juin 2020, certains médias sociaux ont publié un communiqué sur l’exposition du détenu Zakaria Boussaha à ce qu’il a décrit comme des violations commises contre lui à la prison d’El Bouni à Annaba dont son exposition à des pressions psychologiques et des pratiques violentes, comme le fait notamment de le priver de contacter sa famille et ce en violation des procédures en vigueur”, indique le communiqué du ministère.

“Afin de faire la lumière sur ces allégations, le procureur du Conseil judiciaire d’Annaba a enquêté sur l’affaire et a conclu, après coordination avec l’Ordre des avocats d’Annaba, et après avoir entendu le détenu en question sur un rapport du directeur de l’établissement pénitentiaire dans lequel l’intéressé nie absolument avoir été exposé à tout type de mauvais traitements à l’intérieur de la prison”, ajoute le communiqué.

“Concernant les appels téléphoniques à sa famille, le détenu n’a pas déposé de demande à cet égard, ni verbalement ni par écrit, car il ne possède pas de contact de sa famille et a d’ailleurs demandé aux avocats de lui en procurer”, poursuit le communiqué.

“Enfin, les résultats des enquêtes ont conclu que toutes ces allégations sont sans fondement », conclut le communiqué.


Pour rappel, le collectif d’avocats du détenu Zakaria Boussaha a rendu public, le 08 juin, un communiqué à travers lequel il dénonce les “abus” commis à l’encontre de son client.

Via ledit document , le collectif a dit avoir constaté que Zakaria Boussaha a été vêtu de l’uniforme des condamnés définitifs alors que son procès ne s’était pas encore déroulé.

Le collectif cite également “des pressions psychologiques” et des “pratiques arbitraires” ainsi que la privation du détenu de son droit de téléphoner malgré “l’introduction de trois demandes”.

Pour rappel, l’activiste Zakaria Boussaha a été placé sous mandat de dépôt le 14 avril dernier pour « publications ayant pour but de porter atteinte à l’intérêt national”, “incitation directe à attroupement non armé”, entre autres chefs d’inculpation.

Son procès devait se dérouler le 16 juin au tribunal d’El-Hadjar (Annaba) mais il a été renvoyé au 30 juin à la demande de la partie civile, selon ses avocats.

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