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Politique

Le CNLD et la LADDH tirent la sonnette d’alarme sur le « kidnapping » du militant Brahim Daouadji

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Ibrahim Daouadji

Sans nouvelles de lui depuis son arrestation par des services de sécurité en civil lundi dernier, la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) et le comité national pour la libération des détenus (CNLD) dénoncent le “kidnapping” d’Ibrahim Daouadji, interpellent les autorités judiciaires et réclament l’ouverture d’une enquête.

“Les premières informations obtenues par sa famille indiquent qu’Ibrahim a été arrêté par les services de sécurité relevant de la capitale et que ce dernier serait présenté ce mercredi devant la justice” , indique un communiqué de la LADDH.

«Plusieurs avocats se sont rapprochés des Procureurs de la République dans les tribunaux de la capitale, y compris celui de Sidi Mohamed, pour s’enquérir du dossier et soutenir Daouadji en cas de présentation. Il n’y a aucune trace de lui et les autorités judiciaires n’ont pas connaissance de son arrestation”, poursuit la même source en précisant que la même réponse a été donné à la brigade de gendarmerie de Bab Jdid.
Une réponse que la LADDH a remis en question, puisque le militant lui-même avait informé sa famille de sa présence à la dite brigade, et ce après un entretien téléphonique effectué mardi, soit le lendemain de son arrestation.

Le comité national pour la libération des détenus d’opinion (CNLD) est aussi intervenu dans l’affaire du militant. Un communiqué appelant les autorités concernées à dévoiler le lieu de détention de Ibrahim Daouadji a été diffusé.

“Le militant Ibrahim Daouadji, kidnappé par des éléments de services de sécurité en civil, lundi matin à Mostaganem, est sans nouvelles du lieu de sa détention à ce jour”, dénonce le communiqué du CNLD.

“Une fois alertés par la vidéo directe de la scène de poursuite postée par ibrahim, la famille de Daouadji et ses amis se sont déplacés sur les lieux où ils ont retrouvé la voiture de Ibrahim Daouadji stationnée devant l’entrée du commissariat de police 4ème. Les traces de l’agression sont visibles sur la voiture, la police nie toute information sur le sujet”, ajoute le communiqué.

En dénonçant ce “kidnapping” la LADDH et le CNLD ont exigé la révélation de son lieu de détention et interpellé les autorités judiciaires en réclamant l’ouverture d’une enquête.


Politique

Le chef d’Al Qaïda au Maghreb Droukdel “tué au Mali” annonce l’armée française

Bouzid ICHALALENE

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© DR | Le leader d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdal

Le leader d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdal, a été “neutralisé” par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, a affirmé vendredi sur Twitter la ministre des Armées Florence Parly, confirmant des informations obtenues par l’AFP.

Ce chef historique du jihad au Maghreb, commandant de plusieurs groupes jihadistes sahéliens, a été tué jeudi au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit, a appris l’AFP. “Plusieurs de ses proches collaborateurs” ont également été “neutralisés”, selon Mme Parly.

La ministre de la défense française rappelle que “les opérations contre l’État islamique au Grand Sahara, l’autre grande menace terroriste dans la région, se poursuivent également” tout en soulignant que “le 19 mai dernier, les forces armées françaises ont capturé Mohamed el Mrabat, vétéran du djihad au Sahel et cadre important de l’EIGS”.

Avec AFP

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Politique

Des ONG appellent les autorités algériennes à libérer « immédiatement et sans conditions » le journaliste Khaled Drareni

Farid BOUHATTA

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© DR | Khaled Drareni placé sous mandat de dépôt

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), Reporters Sans Frontières (RSF) et l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF) ont appelé, ce vendredi 5 juin, les autorités algériennes à libérer « immédiatement et sans conditions » le journaliste Khaled Drareni.

Privé de liberté depuis le 29 mars 2020, le journaliste indépendant Khalid Drareni, correspondant de TV5 Monde, de RSF et représentant de l’UPF en Algérie, s’est vu refuser, le 27 mai dernier, sa demande de mise en liberté par la justice algérienne.

« Pour avoir revendiqué courageusement son droit d’exercer librement son métier de journaliste, pour avoir osé poursuivre, malgré les intimidations multiples des autorités algériennes, la couverture, en toute transparence, du Hirak qui secoue le pays depuis plus d’un an, Khaled Drareni a été jeté en prison le 29 mars 2020, au plus fort de la pandémie du Covid-19 », ont écrit les trois ONG dans un appel solennel, rendu public.

Pour les signataires de cet appel, « le sort du journaliste Khaled Drareni, jeté injustement en prison, ne doit laisser personne indifférent. Son incarcération scandaleuse est un coup porté à la liberté de la presse ».

Elles joignent « leurs efforts et sonnent la mobilisation de leurs membres jusqu’à ce que la justice soit rendue et que notre confrère puisse retrouver sa liberté et son droit à exercer en toute indépendance son métier de journaliste ».

Par ailleurs, mis en détention provisoire depuis 68 jours, Khaled Drareni est accusé d’incitation à « attroupement non-armé » et d’« atteinte à l’unité nationale ». Des charges très lourdes pour le journaliste dont le seul crime est de faire honnêtement son métier.

« Ni l’appel du père de Khaled, grand combattant pour la libération de l’Algérie, qui vit très mal l’accusation de son propre fils d’atteinte à l’unité de son pays, ni les appels des confrères en Algérie et dans le monde n’ont eu raison de la détermination et l’acharnement des autorités judiciaires à l’encontre du journaliste », s’indignent la FIJ, RSF et l’UPF.

« L’injustice que subit mon fils est d’autant plus insupportable qu’elle s’accompagne d’une campagne odieuse qui est orchestrée contre lui pour mettre en doute son patriotisme. C’est indigne, c’est ignoble », avait écrit, le 31 mars dernier, le père de Khaled Drareni, dans une lettre adressée au Président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

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Politique

Détournement de foncier agricole : Abdelghani Hamel condamné à 12 ans de prison ferme

Achour Nait Tahar

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© DR |
© DR | Abdelghani Hamel, ancien patron de la DGSN, condamné à 12 ans de prison

Le juge près le tribunal de Boumerdes a condamné, ce jeudi 4 juin, l’ancien directeur général de la sûreté nationale (DGSN) Abdelghani Hamel et l’ancien wali de Tipaza, Moussa Ghelai à 12 années de prison pour chacun pour détournement de foncier agricole et trafic d’influence.

Au cour du même procès, la présidente du tribunal a également condamné les deux anciens de Tipaza, Abdelkader Kadi et Layadi Mustapha à 10 ans de prison pou chacun.

Par ailleurs, le tribunal a rendu son verdict à l’encontre de Chafik Hamel, fils de l’ex. DG du DGSN, qui a écopé de 3 ans de prison ferme, ainsi que l’ancien ministre des finances Hadji Baba Ammi à 4 ans de prison et l’ancien chef de sûreté de wilaya de Tipaza, Djaydjay Salim à trois ans de prison ferme.

Toujours au même procès, une peine de 5 ans de prison ferme a été prononcé à l’encontre de l’ancien directeur des domaines de la la wilaya de Tipaza, Bouamrane Ali. D’autres part, deux autres cadre la même wilaya ont écopé d’une peine de deux ans de prison ferme, il s’agit, en effet, de l’ancien directeur de l’industrie et des mines, Hadoud Abderrazak , ainsi que l’ancien conservateur foncier de Koléa, Bouamama Mohamed. Pour sa part Zerad Abdelhakim, un investisseur privé a écopé d’une année de prison ferme.

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